18 - 05
2010
Pitch.
A Rome, un concours a lieu a Cinecitta pour trouver la fillette qui sera le vedette du prochain film d'un grand réalisateur. Les mères en quête de gloire s'y bousculent, parmi elles, Maddalena Cecconi qui va se ruiner pour pousser Maria, sa fille de 7 ans.
Un des premiers films de Visconti qu'on peut clairement rattacher au néoréalisme italien, filmant en noir et blanc l'effervescence des classes populaires habitant dans des cités de la périphérie de Rome. Un sujet moderne tout à fait plausible aujourd'hui quand on suit les reportages sur l'entourage des candidats de "La Nouvelle star", par exemple... Maddelena, qui aurait voulu être une artiste, a tout misé sur sa petite fille de 7 ans, Maria, pour essayer d'en faire une star à sa place. Quand un casting géant est organisé à Cinecitta par le réalisateur Biasettti afin de choisir la jeune actrice de son prochain film, une foule de mères romaines se précipite avec des fillettes déguisées en poupées sages. Maddalena apprête Maria qui décroche de passer en seconde audition.
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Bellissima; Luchino Visconti
09 - 05
2010

Pitch.
Haïti, années 60. La femme oisive d'un ambassadeur et un patron d'hôtel désenchanté ont une liaison apparemment passionnée sur fond de terreur du régime du dictateur Duvalier et des Tontons Macoutes....
Un quadragénaire anglais, Brown, revient à Haïti après trois mois d'absence à New-York où il a vainement tenté de vendre son hôtel "Le Trianon" que lui a légué sa mère qui vivait sur place en concubinage avec un médecin haïtien. Brown débarque du paquebot avec un couple de riches industriels américains, Monsieur et Madame Smith, idéalistes, fervents défenseurs des droits de l'homme, qui comptent installer un centre végétarien à Haïti. Egalement du voyage, le Major Jones qui est arrêté à sa descente de bâteau et mis en prison sans motif. Brown rejoint la belle Martha Pineda, femme d'un ambassadeur, dans sa voiture, et le couple semble entretenir une liaison passionnée. Pourtant, on s'aperçoit petit à petit que Martha aime son mari et surtout son jeune fils Angelito qu'elle n'a pas l'intention d'abandonner pour Brown malgré ses effusions. Brown, lui, dit qu'il voulait vendre son hôtel pour avoir de l'argent afin de suivre Martha quand son mari sera nommé ailleurs.
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The Comédians,
Les Comédiens,
Peter Glenville
24 - 01
2010
Pitch.
A la veille d'un riche mariage, une comédienne, qui vient de faire ses adieux au théâtre, revoit par hasard son ancien amant lors d'une réception chez elle, une rencontre incandescente qui remet tout en question.
Le souvenir de la passion peut-il la faire revivre, c'est un peu le sujet de ce film nostalgique où deux anciens amants se retrouvent par hasard après des années d'absence. Marianne, comédienne de théâtre en vue, est sur le point de faire un riche mariage avec Antoine de Fontaine, un aristocrate. Abandonnant les planches, Marianne se prépare avec appréhension à recevoir dans son hôtel particulier la famille et les relations de son fiancé, la crème du faubourg Saint Germain à qui elle va être présentée pour la première fois. La cérémonie de mariage prévue pour le lendemain, son fiancé lui remet un collier de grande valeur à porter le jour J qu'elle dépose dans son coffre.
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Impasse des 2 anges,
Maurice Tourneur
25 - 12
2009
Pitch.
George Eastman, jeune homme pauvre et ambitieux, se fait engager dans l'entreprise de son oncle, grand magnat de l'industrie. Il y rencontre Alice Tripp, une ouvrière de l'usine, avec qui il a une liaison. Mais son coup de foudre partagé pour la riche héritière Angela Vickers lui donne des ailes pour gravir les échelons de la promotion sociale...
La période de Noël inspire d'aller piocher dans des classiques... Ainsi, je dégote dans ma vidéothèque cette "Place au soleil" avec Montgomery Clift et Liz Taylor du réalisateur George Stevens plutôt méconnu de nos jours mais très estimé en son temps à Hollywood. L'histoire est un drame, presque un mélo mais pas vraiment, plutôt une histoire impitoyable d'ascension sociale vouée à l'échec, dès le départ, le héros se trouve du mauvais côté du manche et y retournera... Ce film obtint tout de même 6 Oscars en 1952, adapté du roman "Une tragédie américaine" de Theodore Dreiser.
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07 - 12
2009
De Julien Duvivier, on connaît surtout les premiers films mythiques avec Jean Gabin jeune comme "La Bandera" (1935), "Pépé le Moko" (1936), "La Belle équipe" (1937). Mais aussi les films de Duvivier des années 60 "Chair de poule" (1963) avec Robert Hossein ou "Diaboliquement vôtre" (1967) avec Alain Delon et Senta Berger sans oublier "Marie-Octobre" (1958) avec Danielle Darrieux et "La Femme et le pantin" (1958) avec Bardot. Le thème de la femme de pique qu'affectionne Duvivier couplé au personnage d'un Gabin vieillissant mais portant beau s'entichant d'un femme jeune qui lui fait perdre les pédales comme il en interprétera pas mal (par exemple dans "En Cas de malheur"* (1958) d'Autant-Lara ou "Le Désordre et la nuit" *(1958) de Gilles Grangier) sont combinés dans ce film "Voici le Temps des assassins"* (1956). Au passage, tous les films que je viens de citer sont des must, quelle belle époque pour le cinéma français!!!
Pitch.
Un restaurateur connu et respecté des Halles reçoit la visite de la fille de son ex-épouse décédée dont il a divorcé 20 ans plus tôt dans le drame. Mais il craque pour la jeune fille qu'il épouse un peu vite sans la connaître.
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27 - 11
2009
J'ai fait cette semaine mon parcours "Mourir d'aimer" avec la primo-version d'André Cayatte dimanche dernier et le remake de Josée Dayan mardi soir sur France 2. Cayatte avait choisi Annie Girardot l'actrice populaire par excellence des années 70 et un certain Bruno Pradal. Pour rester dans les actrices empathiques plaisant au plus grand nombre, Josée Dayan a choisi Muriel Robin. Petit bémol, si dans la vraie vie, Gabrielle Russier (professeur de français à Aix en Provence dont le suicide défraya la chronique) n'avait que 15 ans de plus que son élève, dans la première version de "Mourir d'aimer" en 1970 Annie Girardot avait déjà le double de l'âge de son élève, un grand mec de 18 ans (la majorité était alors à 21 ans), et dans le téléfilm en 2009, on ose le triple, Muriel Robin en aurait 42 et son élève 16... Je n'ose penser à la prochaine version...
"Mourir d'aimer" d'André Cayatte, 1970
Pitch.
Adapté d'une histoire vraie, "l'affaire Gabrielle Russier" : sur fond de libération des moeurs, une liaison passionnée entre un prof de français aux méthodes peu académiques et un élève de sa classe provoque un tel scandale que l'enseignante finira par mettre fin à ses jours. Dans l'intervalle, elle connaîtra l'exclusion, la prison, et lui les hôpitaux psychiatriques.

"Mourir d'aimer" de Josée Dayan, 2009, photo France 2
Différence de fond, si Cayatte avait pris le parti de filmer très rapidement les images du bonheur sous la forme de photos de vacances, démarrant son film en voif off de l'élève parlant à un policier après le suicide de l'enseignante, n'abordant frontalement le sujet que quand les choses tournaient mal, l'essentiel du film focalisé sur le harcèlement dont va faire l'objet le couple, Josée Dayan fait l'inverse : elle raconte surtout les étapes de l'histoire d'amour, les questionnements engendrés par la différence d'âge et les répercussions sur l'entourage et ne s'attarde pas sur le chemin de croix carcéral de Gabrielle et les enfermements en HP de l'élève...
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