18 - 07
2011

Pitch.
Après avoir tué accidentellement Hans, son ex-amant, Marie part à la recherche d'un homme pour l'aider à cacher le corps. Elle finit par former un trio quasi-amoureux avec Gunther et Fritz.
Un couple s'amuse avec un revolver, fait du stop... Plus tard, Marie, la jeune femme, va se coucher dans son studio, un masque de beauté blanc sur le visage. Hans sonne, tambourine, ils se sont disputés, il vient prendre ses affaires mais exige de coucher avec elle comme geste d'adieu. Elle refuse, ils roulent par terre, une bagarre plutôt ludique mais le coup de feu part, Hans est mort. Marie sort dans les bars à la recherche d'un homme providentiel qu'elle payera 500 marks pour l'aider à transporter le corps. Elle finit par tomber sur Gunther qui n'a pas dormi de la nuit. Gunther accompagne Marie dans son studio, elle le séduit. Plus tard, il faut se procurer une voiture, un copain pour donner un coup de main, ce sera Fritz qui plait aussi à Marie comme un peu tous les hommes, ils forment rapidement un trio intime.
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A degree of murder,
Vivre à tout prix,
Volker Schlöndorff
01 - 03
2011
Pitch.
Transposé d'une ancienne chanson folk écossaise, l'histoire d'une veuve richissime qui nie son âge et utilise des pouvoirs maléfiques pour asservir une cour de jeunes parasites, beaux et oisifs, qu'elle appelle ses amis.
Ce film est une curiosité vue cette par hasard cette nuit sur TCM, c'est le dernier grand rôle d'Ava Gardner au cinéma qui avait accepté car le réalisateur était un ami, ancien enfant star d'Hollywood ("Lassie"), Roddy McDowall. Classé dans le genre horrifique, c'est plutôt un film ambiance Swinging London qui transpose une fable écossaise, chanson, "The Ballad of Tam Lin", dans l'époque contemporaine. Une richissime veuve qui refuse de vieillir s'entoure d'une cour de parasites très jeunes, très beaux, oisifs, qui squattent son manoir en Ecosse jusqu'à ce qu'ils tombent en disgrâce et qu'elle les renvoie.
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cinéma anglais,
Tam Lin,
The Devil's widow,
Roddy McDowall
21 - 11
2010

Pitch.
Quand Garibadi débarque en Sicile en mai 1860, le prince Salina, conscient de la mutation en marche de l'Italie, décide de marier son neveu Tancredi à une riche héritière dont la beauté va tous les fasciner.
Il y a quelques jours, je me suis fait un grand plaisir : voir "Le Guépard" sur grand écran, qui plus est dans une version remastérisée, restaurée, présentée au dernier festival de Cannes dans la section Cannes Classic en présence de l'équipe du film presque 50 ans plus tard!!!, Alain Delon et Claudia Cardinale, le film ayant obtenu la palme d'or en 1963. Cette version nouvelle du film sera reprise en salles le 1er décembre*. Je ne vais pas tenter de faire ici la critique du "Guépard", monument du cinéma, mais quelques impressions d'une vision du film que je n'avait pas revu depuis les débuts du blog : d'abord, commençons par la fin, la scène du bal dure quarante minutes, je ne m'en étais jamais aperçue, on se demande un peu qui aujourd'hui, quel réalisateur, producteur, oserait une chose pareille... Tout le film tend vers ce bal, vers la consécration de l'alliance du neveu du prince Fabrizio Salina avec une roturière très riche et très belle, la fin d'un monde et le début d'un autre monde**...
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Le Guépard,
Luchino Visconti
19 - 11
2010

Pitch.
Dans les années 80, un écrivain américain s'apprête à écrire un livre sur l'assassinat du dramaturge Joe Orton par son compagnon dans le Londres des années 60. Pour cela, il rencontre son éditrice qui lui prête le précieux journal intime de l'auteur.
En aout 1967, la police découvre les corps de Joe Orton et Kenneth Halliwell dans leur petit appartement de Londres dans le quartier d'Islington, le second à tué le premier et s'est suicidé ensuite. Presque 20 ans plus tard, un écrivain américain enquête sur cette affaire pour écrire la biographie de Joe Orton, il recontre alors Peggy, son agent littéraire de l'époque qui lui prête son journal intime. Le biographe va y découvrir dix ans de la liaison tourmenté de Joe et Kenneth. Quand Joe Orton rencontre Kenneth Halliwell à une audition de théâtre, il est plus ou moins fiancé avec une jeune fille mais ils vont rapidement s'installer ensemble. Pour Joe, c'est une première, pas pour Kenneth, plus âgé, qui a toujours préféré les hommes mais, comme Joe le lui dira méchamment vers la fin, si ce n'avait pas été lui qui l'avait initié, c'aurait été un autre. Car dans le journal intime, Joe raconte ses inombrables aventures et infidélités dans le Londres des années 60, où l'homosexualité était encore un délit, où les amants devaient se cacher, notamment dans des pissotières ; une scène est particulièrement éloquente où les hommes enlèvent les ampoules dans des toilettes publiques la nuit afin de pouvoir s'échapper, le cas échéant.
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cinéculte,
cinéma anglais,
Pick up your ears,
Stephen Frears
28 - 10
2010
Les jours zéro désir où j'en arrive à me demander si j'aime ce que j'aime et toutes ces conneries existentielles, où la pile de DVD à visionner m'excite autant que mes placards à ranger, où lire me fait mal au dos rien que d'y penser, je vois poindre une possibilité de solution... "La Chèvre"... la musique de "La Chèvre", je l'entend déjà rien que d'en parler, cette petite musique de flûte de pan à elle seule me rend le sourire... aller chercher le DVD au fond la bibliothèque, exhumer le film antidote de dessous les auteurs dits sérieux... La BA à elle-seule me déride, après la fin du film, je me la repasse en boucle, ça prolonge encore un peu les bons moments avec Perrin et Campana...
Pitch.
Afin de retrouver sa fille disparue au Mexique, un PDG écoute le conseil du psychologue de l'entreprise : envoyer sur place un détective accompagné d'un comptable aussi malchanceux qu'elle pour refaire le même trajet avec les mêmes embûches.
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CinéDVD,
cinéma français,
La Chèvre,
Francis Veber
27 - 09
2009

Au début des années 80, le réalisateur brésilien Hector Babenco se fait connaître avec "Pixote, la loi du plus faible" ("A Lei do Mais Fraco", 1981), un film très violent décrivant sans ambages l'univers carcéral brésilien. Reprenant le même environnement des ignobles geôles brésiliennes, où les portes claquent la nuit quand on ramène un prisonnier en sang cagoulé de la torture, pour "Le Baiser de la femme-araignée" ("O Beijo da mulher-aranha", 1985), la prison ne sera pas le sujet du film mais le cadre car le réalisateur isole deux personnages dans une cellule dont il filme le tête à tête au jour le jour et l'évolution de leur relation. Deux hommes qu'à priori tout sépare, l'un, Molina, est un homosexuel vieillissant romantique, traînant en peignoir de satin usé, entouré de photos de Rita Hayworth épinglées sur les murs, condamné pour détournement de mineur, l'autre, Valentin, un journaliste macho prisonnier politique et soumis régulièrement à la torture. Que font ces deux-là seuls dans une cellule crade et lugubre mais tout de même mieux installés avec une porte qui ferme que les grappes humaines entassées dans des cellules voisines à barreaux où il y a si peu de place qu'on doit rester debout...
J'avais lu autrefois "La Cavale", un livre d'Albertine Sarrazin, écrivain qui a passé une partie de sa vie en prison, comme son nom indique le contraire, ce livre décrit le quotidien de la vie d'Albertine et de ses codétenues en prison qui ne rêvent qu'à une chose : s'évader, la cavale... Dans "Le Baiser de la femme-araignée", Molina s'évade en rêvant de films anciens, comme l'histoire d'amour tragique d'une star rétro de la chanson française sous l'occupation ayant le coup de foudre dans un cabaret pour un officier nazi blond comme les blés, beau comme Zeus. D'abord pour survivre, ensuite pour aider Valentin, Molina raconte et le film montre des extraits de ces vieux films dont lui parlait sa mère qu'il arrange à sa manière, images sépia rosies de drames de la passion, la femme araignée seule sur son île emmurée dans sa toile, la résistante française enceinte de l'occupant nazi, la chanteuse cédant à la passion pour le bel officier SS et mourant dans ses bras.
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cinérécent,
cinéma brésilien,
le Baiser de la femme araignée,
Hector Babenco
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