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"Rain" ("Pluie") : expiation sous les Tropiques

Lewis Milestone, 1932, sortie DVD 25 janvier 2012



31 - 01
2012
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Pitch.
Sur l'île de Pago, une prostituée débarque d'un bateau en même temps qu'un groupe dont un missionnaire et sa femme. Ce dernier va s'acharner à la convertir et à la renvoyer chez elle à San Francisco d'où elle s'est enfuie et ne veut pas retourner.


Tiré d'une nouvelle de Somerset Maugham "Miss Thompson" parue en 1921, déjà adaptée au théâtre, puis au cinéma muet avec Gloria Swanson, plus tard en 1953 avec Rita Hayworth dans le rôle titre, ce film de 1932 est à une charnière : si la présence de Joan Crawford dans le rôle Sadie Thompson, la prostituée au grand coeur, est un grand plus pour l'affiche, dans les faits, elle a un jeu très forcé, hyper-expressif, inspiré du muet bien que le film soit parlant. Le tout est extrêmement daté, démodé mais pas inintéressant.
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"Johnny Eager" ("Johnny, roi des gangsters") : film noir mélo, ambigu, explosif

Mervyn LeRoy, 1941, sortie DVD 28 septembre 2011



25 - 12
2011
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Pitch.
Un ex-détenu, en liberté conditionnelle, feint d'avoir renconcé à son ancienne vie de grand truand. Séduisant la fille d'un procureur pour le faire chanter, elle va déstabiliser son système impitoyable.


Mervin LeRoy n'a pas aujourd'hui de reconnaissance en tant que grand réalisateur, et, pourtant, deux sorties DVD récentes chez Wild side vidéo, ou plutôt la sortie en septembre 2011 de "Johnny Eager" ("Johnny, roi des gangsters", 1941) et celle annoncée pour février 2012 de "Waterloo bridge" ("La Valse dans l'ombre", 1940), petite merveille qu'on peut en ce moment regarder sur Ciné+ "A la demande" (canal 99 pour la VOST), démontrent qu'on a oublié un peu vite les films d'un cinéaste qui a embrassé un peu tous les genres. Mervin LeRoy souvent en tandem avec le magnifique Robert Taylor, lui aussi embrassant tous les genres : du film noir ("Party girl"/"Traquenard", 1958 avec Cyd Charisse) au western ("Westward the Women"/"Convoi de femmes", 1951), avec qui il a tourné trois films : "Waterloo bridge" (1940), "Johnny Eager" (1941) et "Quo vadis" (1951).
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DVD DE NOEL : révision des classiques!



15 - 12
2011
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Comme chaque année sur le blog, j'ai fait une petite sélection d'idées DVD pour Noël et j'ai choisi cette fois-ci de privilégier les coffrets à prix intéressant et les classiques avec, bien entendu, un tropisme pour le film noir... Ces choix n'engagent que moi, je reçois un certain nombre de DVD test de la part des éditeurs DVD mais pas tout, loin s'en faut... Je pourrais développer ma chronique DVD (qui était plus étoffée autrefois) mais, comme je n'ai pas le temps de tout chroniquer, j'en ai pris mon parti... J'ai donc surtout choisi ce qui me tente, deux des coffrets de cette liste feront d'ailleurs partie des mes cadeaux de Noël... 
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"Fringe" saison 3 : "réalité" de l'univers alternatif

sortie DVD 2 novembre 2011



18 - 11
2011
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Pitch.
Dans la saison 3, on fait le va et vient entre l'univers réel et l'univers alternatif où chaque personnage a son double, Walter et Walternaternatif, Olivia et Fauxlivia, etc... On sait que Peter n'est pas le fils réel de Walter. Mais en allant chercher Peter bis dans l'univers alternatif pour se consoler de la mort de son vrai fils, Walter a détruit l'équilibre entre les deux mondes...


quelques impressions sur la saison 3 : les métamorphoses capillaires d'Olivia Dunham

La saison 3 est au départ assez difficile à comprendre quand on sort de la réalité, même modifiée, des saisons 1 et 2 où l'on posait pas (saison 1) ou assez peu (saison 2) le pied dans l'univers alternatif, pourtant omniprésent par son évocation. Dans la saison 2, on apprenait ce que l'on supputait, ce qui est en somme tout le coeur affectif du récit, la raison de l'effraction du professeur Walter Bishop dans l'univers alternatif : aller kidnapper le double virtuel de son fils et le ramener dans le monde réel pour le soigner. Peter n'est donc pas son fils réel, ce dernier étant mort très jeune en 1985, mais le fils de Walter bis/Walteralternatif, scientifique aussi et ministre dans l'univers totalitaire.
William Bell, le fameux associé fantômatique de Walter, PDG du trust Massive Dynamic, parti vivre dans l'univers alternatif, est mort, léguant l'entreprise à Walter et lui conseillant par testament de passer de l'autre côté du miroir comme lui.
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"Génération Podium" : la variété française années 70, Woaw! ils lisaient Podium!

éditions Montparnasse, sortie 8 novembre 2011



30 - 10
2011
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Il y avait déjà eu les années 60 avec les coffrets des années SLC (parus en 2009), il va d'ailleurs paraître en novembre un coffret "Age tendre et tête de bois", émission TV correspondant au SLC radio de Daniel Philipacchi et Frank Ténot. Avec le coffret "Génération Podium" (sortie 8 novembre), on saute une décennie pour entrer dans la plus cool, celle qui fait rêver encore aujourd'hui : les seventies, les années 70 "peace and love" dont Claude François avait saisi l'humeur en rachetant le magazine "Podium" : un tirage à 500 000 exemplaires mais un journal pas rentable à cause de la mégalomanie de Clo-Clo qui avait aménagé les combles de son hôtel particulier bd Exelmans dans le 16° arrondissement de Paris en rédaction survoltée du magazine.

Les fans attendaient leur idole dehors et Claude F les consultait, n'hésitant pas à modifier le contenu de certains articles grâce à leurs remarques, pratiquant l'interactivité avant tout le monde. Ainsi, il avait également compris l'impact des concours (6000 lots envoyés par mois), des produits dérivés (pullovers, agendas, t.shirts). CF publiait ce que les fans qu'il consultait souhaitaient lire, une presse people avant l'heure, des contes de fés modernes entre stars de la chanson, les aventures amoureuses des uns, les accidents des autres, n'hésitant pas à publier des photos de ses propres enfants dans son moulin de Dannemois parce que les lecteurs avaient envie de les connaître. Le premier numéro de "Podium" après son rachat par CF paraît en 1972. En 1978, six mois après la mort du chanteur, le producteur Claude Carrère le rachète, puis, le revend au groupe Philipacchi en 1982 qui le transforme en "OK Podium" en 1993 mais il s'éteint définitivement au seuil des années 2000. Ceux qui savaient lire dans les années 70 se souviennent sans doute de la pub (on disait un slogan) : "Woaw! je lis Podium!"
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"The Prowler" ("le Rôdeur") : l'homme fatal

Joseph Losey, 1951, sortie DVD 12 octobre 2011



04 - 10
2011
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Pitch.
Appelé une nuit en patrouille chez une jeune femme séduisante qui a cru voir un rôdeur dans son jardin, un policier, mal dans sa peau, imagine un plan machiavélique pour refaire sa vie.


En Californie dans les années 50, Susan, femme séduisante et coquette, croit apercevoir un rôdeur par la fenêtre de sa salle de bains. Une patrouille de police arrive sur les lieux avec deux flics aussi différents que possible l'un de l'autre : Bud, le policier modèle, passionné de vieilles pierres, et Webb, le prototype du raté, frustré d'une autre vie, furieux d'être obligé d'être un simple policier : c'est sur le personnage de Webb que s'appuie la trame typique du film noir avec ses assises sociales sur fonds de rêve américain, ses personnages veules, amoraux, prêts à tout pour sortir de leur condition sociale médiocre. Si le film noir a souvent une femme fatale qui va booster la chute du héros, ici, on a affaire à un "homme fatal", la femme étant, en premier lieu, sa victime, bien que sa complice passive. C'est la marque Losey dans un registre où on n'a pas l'habitude de le trouver, le Losey de la période américaine (1951).
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