Cinéphiles interdits de projections dimanche, dernier film en sélection « Map of the sounds of Tokyo »

 

Aucune envie aujourd’hui d’aller faire de la retape aux alentours du tapis rouge pour aller voir à 19h l’avant-dernier film en compétition « Visage » de Tsai Ming-liang, sorte de remake de « La Nuit américaine » de Truffaut avec la transplantation de son acteur fétiche Jean-Pierre Léaud. La présence de l’acteur culte de la Nouvelle vague sur les marches a néanmoins apporté une salutaire dosette de cinéma cinéphile à Cannes quand tous les quotidiens s’extasient de la troisième grossesse de la « nouvelle Laetitia Casta » (platine car elle vient de jouer Bardot dans le film sur Gainsbourg) au générique également du film « Visage », l’ex-top model, ambassadrice aujourd’hui de L’Oréal, ayant monté les marches avec son mari l’acteur italien Stephano Accorsi.En revanche, j’avais une invit d’Orange (merci de m’avoir aidée pour les films de la sélection!) pour le dernier film en compétion à 22h30 « Maps of the sounds of Tokyo » d’Isabelle Coixet, objet branché hispano-japonais dans le genre je fais des superphotos trop tendance, étonnant que ce film ait atterri dans la sélection officielle d’ailleurs bien décevante dans l’ensemble alors qu’on n’avait sur le papier que trop de noms fameux. Le spectacle était plutôt sur les marches où l’actrice Rinko Kikuchi s’est

durablement pris le pied chaussé d’escarpin vernis dans sa robe longue immaculée et a remis ça à la sortie, hilare, au point que son partenaire Sergi Lopez a fini par la prendre dans ses bras comme une jeune mariée pour descendre les marches, la comédienne a vraiment assuré en riant de ses mésaventures.Pour demain dimanche, la tuerie des cinéphiles se poursuit avec interdiction des porteurs de Pass cinéphiles d’assister aux projections, soit les séances de rattrappage de TOUTE la sélection officielle dans les différentes salles du Palais des festivals, même la salle Debussy, où on pouvait encore entrer durant la semaine pour Un Certain regard, leur sera fermée demain et Dieu sait s’il va rester des places quand on voit ce samedi soir combien la salle du Grand théâtre Lumière était clairsemée, sans parler du dernier tapis rouge avec seule Lio en robe mauve et chaussures rouges et l’équipe du film pour animer la place. Ce pass cinéphiles n’aura donc servi à rien cette année pour voir les films en sélection officielle, les malheureux cinéphiles ont passé leur semaine à faire du négoce d’invit, à quémander, à supplier qu’on leur donne une invit bleue comme les spectateurs pas accrédités du tout (pourquoi faire un dossier dès le mois de février?) ; pas mal d’entre eux cherchaient encore ce soir une invit bleue, les invit marron qu’on pouvait utiliser les quatre premiers jours du festival ayant été subitement mises à l’index pour les détenteurs de Pass cinéphiles depuis une semaine (dimanche matin, le couperet est tombé)… Un cinéphile furieux m’a dit ce soir à l’entrée, son invit marron caduque à la main, qu’il avait déjà envoyé un courrier de protestation au délégué général du festival Thierry Frémeaux et il ne sera pas le seul, moi-même ait l’intention d’envoyer un courrier à la direction du festival de Cannes dès mon retour à Paris (la copie de cette démarche sera publiée sur mes deux blogs, le spécial Cannes ici présent et mon blog principal www.cinemaniac.fr). C’est d’ailleurs la dernière année que je fais un blog spécial festival de Cannes, dès cet été , il sera entièrement supprimé sous cette forme et mis en archives avec les éditions précédentes. Il y a des limites à traiter comme des parias*** des festivaliers qui n’ont rien à vendre, ont dépensé des fortunes pour se loger, pris des congés pour assouvir leur passion, et ces limites sont largement dépassées, basta!

Une journaliste du Monde s’en est même émue que je remercie au passage, on peut lire son article ici…

*** (Et je ne parle même pas de mon cas personnel où une sous-chef de l’administration a même refusé au groupe Orange qui m’invitait au festival de Cannes leur demande de Pass à mon nom sous prétexte d’une demande fantôme antérieure de ma part, prenant soin que j’ai déjà payé mon exhorbitante note d’hôtel à l’avance, onze nuits non remboursables, pour les en informer la veille de l’ouverture!!!, pour mon cas en particulier, je ferai une démarche complémentaire qui, je pense, ne passionnera pas le lecteur, donc, je passe pour l’instant, j’en parlerai cependant ultérieurement sur mon blog principal www.cinemaniac.fr.)
Pour revenir en deux mots sur cette triste fin de festival de la frustration cinéphile, il semble que le grand évènement de dimanche ne soit pas tant le palmarès parti pour décevoir tout le monde mais la présence à la cérémonie de clôture des deux Isabelle : Huppert, la présidente, et Adjani, descendue au Martinez, qu’on a appelé à la rescousse glamour pour remettre la caméra d’or au lauréat.

Les Films préférés de www.cinemaniac.fr vus en sélection :

« Fish tank » d’Andrea Arnold, « Un Prophète » de Jacques Audiard et, comme outsider, « Kinatay » de Brillante Mendoza.

 

La Plage Orange à J11, on ferme!Ne restait cet après-midi sur la Plage Orange que quelques pélerins, pourtant, un serveur me dit que le chiffre d’affaire est presque en hausse par rapport à l’année dernière, un ilôt cannois épargné par la crise… Dernière célébrité aperçue : un frère Bogdanov sans son jumeau avec des énormes chaussures de marche (sur la Lune?) Donc, ce soir la Plage O a fermé les portes de sa construction éphémère sur le site de la Plage Royale en temps normal à Cannes. Les gens du staff Orange ont commencé leur remontée sur Paris, de toute façon ce qui se passe ce samedi n’intéresse pas grand monde, on attend le palmarès…

Mots clés:

Partager l'article

Lire aussi

Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié. Remplissez les champs obligatoires (required):

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Back to Top