28 - 02
2009
Premier étage du Fouquet's à Paris ce vendredi après-midi à 14h30, un évènement m'omnubile depuis le début de la semaine : ma star absolue Sean Penn donne une conférence de presse pour la sortie d'"Harvey Milk " (mercredi 4 mars), film de Gus Van Sant pour lequel il vient de recevoir un Oscar face à son ami Mickey Rourke. Pourquoi vendredi 27 février? Parce que Sean Penn enchaînera ensuite sur la soirée des César où il remettra celui du meilleur film avec Charlotte Gainsbourg, sa partenaire dans "21 grammes" d'Inarritu... Seul espoir pour m'ouvrir les portes de cette réunion cadenassée : Allociné, j'y ai aperçu un jeu concours, mon sang n'a fait qu'un tour... Merci à Al Amine et à Julien, 1000 pensées reconnaissantes à la rédaction des Champs Elysées (extraits vidéo de la conférence de presse sur "La Minute" d'Allociné... )!
Vu l'arrivée de Sean Penn au théâtre du Châtelet sur Canal plus avant le debut de la cérémonie des César, les actrices invitées sur le plateau lui trouvaient la mine fermée, faisant la moue (ce qui ne découragera pas Elsa Zylberstein, premier César de la soirée, qui lancera de la scène "I love you Sean!")... La mine renfrognée? Quant il se sent cerné, sans doute... A la conférence de presse, en petit comité, dans un lieu protégé (photos de Marylin, Paul Newman, Steve Mc Queen aux murs), il a souri, ri, plaisanté et il s'est livré, un peu... en parlant de sa manière de travailler un rôle, avant qu'on ne dise "action!", il est paniqué, comme il est timide (c'est lui qui le dit en anglais dans le texte), il n'ose rien tenter, pire, il ne sait pas avant ce qu'il va faire exactement pendant qu'on tourne... Il ne travaille pas tous les rôles de la même façon, il cite l'exemple de Marlon Brando dans deux films aux antipodes "Le Parrain" et "Le Dernier tango à Paris" pour différencier un rôle où on plonge en soi et un rôle où on plonge dans le personnage. Il dit qu'il n'a pas de don naturel!!!, qu'il travaille beaucoup "avec ses tripes" la musique d'un rôle, qu'il fait une sorte de composition des choses apprises et de choses qu'il a déjà expérimentées dans le travail d'acteur.
Comme disait une photographe à Cannes quand on attendait l'année dernière sa sortie du palais, au fil du temps, il s'habitue à nous, il nous sourit presque, car l'homme, pourtant très pro, élevé dans le sérail de Hollywood, déteste d'instinct les photos, les mondanités, mais aujourd'hui, il répond qu'il est là parce que toutes les occasions sont bonnes de venir en France, peut-être qu'il s'est habitué à nous... Coca light et glaçons, veste noire, chemise blanche ouverte, coiffure un peu rocker, aucune trace de chirurgie esthétique ou de la moindre injection de botox, les cheveux légèrement blanchis aux tempes et ce regard bleu électrique. On le voit un peu sur les photos, l'incroyable mobilité du visage de Sean Penn est un terrain de jeu pour les réalisateurs, des mimiques craquantes à la mine étonnée, renfrognée, pensive, en passant par des rires sous cape, il est vivant, attentif, réactif et il va parler à peu près de tout. Le sentant détendu, un journaliste se hasardera même à lui demander vers la fin de la conférence de presse si il a vraiment écrit un texto à son ex-épouse Madonna après avoir embrassé son partenaire masculin dans "Harvey Milk"... Non, quelqu'un l'a écrit sur internet et la rumeur se colporte...
Mickey Rourke de passage à Paris a dit en interview qu'il lui avait donné des conseils pour la campagne des Oscar, ça le fait rire, il l'a vu au festival de Toronto, "The Wrestler" venait d'avoir le lion d'or et "Harvey Milk" n'était pas fini de monter, la seule chose qu'il lui a dit c'est de rester à l'écart de tout ça, sachant que Rourke peut être quelquefois le meilleur ennemi de lui-même. En complément de cette rivalité non dite pour l'Oscar du meilleur acteur, non, il n'avait pas préparé de discours, seulement noté des noms, car il pensait n'avoir que 25% de chances de l'obtenir, ce qu'il a dit en s'engageant en faveur du mariage gay, il le pensait spontanément...
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Harvey Milk
04 - 11
2008
Bien que la première du film ait eu lieu le 29 octobre au Castro theatre de San Francisco en présence de l'équipe du film au complet, c'est seulement le 5 décembre 2008 que sortira en salles aux USA "Milk", le nouveau film de Gus Van Sant, avec Sean Penn dans le rôle du politicien Harvey Milk, conseiller municipal en 1977 à San Francisco, premier politicien à revendiquer officiellement son homosexualité et militant des droits gays, ayant combattu notamment un projet de loi qui visait à interdire l'embauche de professeurs homosexuels dans les écoles publiques. Après moins d'un an de mandat, il sera abattu par un collègue en novembre 1978. On peut apprécier sur le trailer quelques images de la nouvelle performance de Sean Penn qui s'est fondu dans la peau et le cerveau du personnage, comme toujours...
Pour la France, il faudra attendre le 4 mars 2009 la sortie de "Milk" sur les écrans, un film qui se serait vendu au marché du film à Cannes en mai dernier, lors de la présidence du jury de Sean Penn, à un prix assez exhorbitant... Josh Broslin, Emile Hirsch complètent le casting, quant à Gus Van Sant, son prochain projet serait un film sur les hippies!
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Sean Penn
05 - 01
2008

Ce n’est peut-être pas le film le plus connu de Brian de Palma mais c’est sûrement un des meilleurs, de la période où les réalisateurs italo-américains étaient au firmament du nouvel Hollywood des années 80. «Outrages» («Casualties of war»), qui fut tournée en 1989, préfigure ces films sur la guerre traités du point de vue de la psychologie des soldats comme plus tard «La Ligne rouge» (1998) de Terrence Malick.
Un homme dans le métro, accablé de pensées, dans un silence ponctué par le bruit des machines, des portes qui coulissent, du grincement des freins, s’endort. Sur une musique de flute de pan, l’image du métro fait place à une photo dans la jungle du Vietnam, un bataillon de six hommes dont lui, le soldat Eriksson, pose son paquetage pour la nuit sous le commandement du Sergent Meserve. Des ordres fusent, des détonations claquent, un soldat marche dans la forêt en reconnaissance et croit repérer un vietcong, il tire, le groupe est repéré, la zone bombardée… Dans l’embrasement rose de la forêt, un soldat explose comme un feu d’artifice… Le soldat Eriksson reste à l’arrière, les jambes coincées dans un talus et crie à l’aide dans le vacarme infernal des bombes qui enflamment la zone… Un soldat vietcong rampe dans un tunnel, un couteau entre les dents, dehors, un soldat à terre hurle «mon bras, où est mon bras ?», le sergent Meserve rampe lui aussi dans la forêt... Soudain, le viet sort du tunnel, alors, Meserve vide rageusement son chargeur sur lui, le regard bleu hagard, le cheveu dru, pas rasé, «prends ça, enfoiré !». Ensuite, le sergent M va aider Eriksson à sortir de son trou, il lui sauve la vie.
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