22 - 08
2010
1963. Le président Kennedy a été élu à la fin de la saison 1 alors que l'agence de pub Sterling-Cooper faisait la campagne de Nixon ; il sera assassiné à Dallas à la fin de la saison 3. L'agence de pub a été vendue à des actionnaires anglais lors de la saison 2, Sterling et Cooper en sont restés directeurs. Lane Price, émissaire des anglais, a procédé à un remaniement, une charrette de licenciements a miné le moral des publicitaires de Madison avenue. Betty Drapper a récupéré son Don Juan de mari qu'elle avait mis à la porte dans la saison 2, enceinte de leur troisième enfant. Don Drapper, héros de la série, homme-clé de l'agence de pub, laisse apparaître ses névroses. Peggy Olson, ancienne secrétaire de Don Drapper, poursuit son ascension sociale dans l'agence, devenue rédactrice. Joan Holloway, la superbe secrétaire en chef, ancienne maîtresse de Roger Sterling, a épousé un étudiant en médecine. Roger Sterling, lui, a divorcé de Mona, et épousé une autre ancienne secrétaire de Don Drapper, Jane, qui s'intègre mal dans son nouveau milieu social.
Avènement de la société de consommation et du capitalisme moderne, la guerre du Vietnam en filigrane, les prémices de la mondialisation, l'incursion de la violence au quotidien, la consommation de drogue par les élites, la saison 3 se radicalise et annonce d'une certaine manière les impitoyables années 80. Exit le rythme lent et hypnotique de la saison 1, déjà mis à mal dans la saison 2, la saison 3 adopte un rythme beaucoup plus direct, nettement moins racé et original, mais sans doute plus facile d'accès pour le spectateur. Néanmoins, on continue à fumer dans l'ascenseur et à boire du scotch dans son bureau, le machisme, le racisme et l'homophobie sont installés, l'adultère ne choque personne et les femmes sont considérées comme des objets consommables. La reconstitution du mode de vie, mode de pensée, et le look des protagonistes d'une agence de pub à Manhattan dans les années 60 sur la très chic Madison avenue, est intacte.
les personnages : Don Drapper/Joan Holloway/Pete Campbell/Peggy Olson/Roger Sterling (photo Canal+)
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08 - 08
2010
L'été, l'occasion de lire ce qu'on a pas eu le temps de lire, de réviser les classiques ciné dont on entend parler depuis longtemps... en attendant la rentrée où vont s'abattre sur nous, pauvres consommateurs de culture (! oui, le comble, c'est de faire de la culture un produit de consommation...), une pluie de nouveautés croulant sous les excès de promo... Prendre son temps, ça n'a pas de prix...
Joan Crawford, Gene Tierney, Lana Turner, 3 stars Hollywodiennes dans 3 classiques du cinéma américain
"Femme ou maîtresse" (1947) d'Otto Preminger
dimanche 15 aout/20h40
Daisy (Joan Crawford), maîtresse de Dan, célèbre avocat marié et père de deux filles, est lassée par cette liaison sans avenir malgré sa passion pour lui. Rencontrant par hasard Peter (Henry Fonda), un ingénieur pour bateau qui lui déclare illico son amour, ils décident de se marier. Mais Dan n'est pas prêt à renoncer à Daisy...
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21 - 06
2010
Comme des lecteurs du blog ont pu le remarquer, j'ai étoffé ma rubrique CinéTV en la rendant périodique : ainsi, je présenterai une ou deux fois par mois des films de fiction ou documentaires à découvrir que j'ai pu voir avant leur diffusion à la TV, comme ce fut le cas dernièrement avec "Grey gardens" et "Amore Roma, les années Dolce vita".
Ce n'est pas "La Possédée" (1947) de Curtis Bernhardt avec Joan Crawford mais un autre type de "Possédée" ("Exponerad" en VO), film suédois de Gustav Wiklund, qui est programmé sur CinéCinéma Club en juin. Un film érotique soft présenté en 1971 au festival de Cannes mais censuré ensuite dans de nombreux pays à l'époque à cause de scènes osées.
Pitch.
Tandis que ses parents sont en vacances, Lena, fiancée à Jan, est tourmentée par le souvenir de ses relations avec un homme pervers plus âgé qu'elle et quitte la ville pour la campagne afin de le fuir...
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06 - 06
2010
Pour fêter les 40 ans de "La Dolce vita" de Fellini, CinéCinéma Classic programme un documentaire sur la Rome des sixties qui a inspiré Fellini. C'est un film informatif très académique comme construction, un peu désuet, où l'on apprend des petites révélations par ci par là mais tout cela reste en surface. Seul Massimo Gargia, ancien gigolo pro ayant participé aux fêtes romaines de l'époque dit les choses à peu près clairement : les orgies, la drogue, les parties qui parfois tournent au drame comme cet aristo romain, le marquis Casati, qui choisissait un homme jeune pour sa femme trop belle tous les soirs en lui interdisant d'en tomber amoureuse, et qui va finir par tuer l'épouse et un amant auquel elle s'est attachée.

Mais tous parlent de Rome centre du monde de la jet-set, un peu Hollywood sur le Tibre. Les plus belles actrices américaines (Liz Taylor, Caroll Baker, Jane Mansfield, Ava Gardner), françaises (Bardot, Marina Vlady, Mylène Demongeot, Martine Carol), ou encore la princesse Soraya, voulaient tourner à Rome à Cineccita, se précipitant le soir Via Veneto, the place to be, ou Via Antica dans les villas. Quelqu'un commente que ça ne serait venu à l'idée de personne de se téléphoner pour se donner rendez-vous Via Veneto, on y allait et on voyait sur place... Autres temps, autres moyens de communication...
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24 - 04
2010
Il y a quelques temps, j'ai découvert le téléfilm "Grey gardens" qui a obtenu depuis le Emmy award de la meilleure fiction télé. Cette histoire de deux excentriques, une tante et une cousine de Jackie Bouvier-Kennedy, deux dames de la haute société, exilées dans une maison décrépite et insalubre, vivant dans la misère, est étonnante. Au départ de ce téléfilm avec Drew Barrymore et Jessica Lange, un documentaire fameux en 1976 réalisé par les frères Mayles. Deux ans auparavant, une menace d'expulsion parue dans les journaux fit d'ailleurs bouger Jackie Kennedy, devenue Onassis, forcée d'aider matériellement ses deux parentes pour éviter le scandale, l'Amérique entière étant alors au courant de leur infortune. Les frères Mayles débutèrent leur film ensuite, la maison ayant été rafistolée dans l'urgence par les Onassis et l'eau courante remise. Aujourd'hui, le seul survivant de l'épopée "Grey gardens" est Albert Mayles, son frère David et les Bayles disparus. 30 ans après, Albert a repris les chutes du documentaire de 1976 et en a fait un second film avec des images inédites des deux Edie Beales "The Beales of Grey gardens".
"Grey gardens" (1976)
Bien entendu, après avoir vu le téléfilm moderne, je rêvais d'accéder au vrai documentaire, c'est chose faite, j'ai pu visionner en avant-première, non pas un mais deux! documentaires sur Grey gardens, l'un complétant l'autre. Car du vendredi 30 avril au vendredi 7 mai, CinéCinéma Club rend hommage aux frères Mayles avec 5 films et 2 dates à retenir : le vendredi 30 avril avec "Meeting Albert Mayles" et surtout le vendredi 7 mai où on diffusera les deux documentaires, celui de 1976 "Grey gardens" et celui inédit de 2006 "The Beales of Grey gardens"!!! Auparavant, dimanche 25 avril sur CinéCinéma Classic, Jean-Jacques Bernard présentera un "Boulevard du classic" spécial Albert Mayles.
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15 - 02
2010
Moi, j'aime Jean-Jacques Bernard, ce critique de cinéma qui oeuvre sur CinéCinémaClassic*** représente une espèce en voie de disparition : une sorte de professeur de cinéma sur mesure à la culture encyclopédique mais au discours subtilement vulgarisé, garanti sans jargon, qui transmet sa passion du cinéma avec une jubilation si communicative qu'il est difficile de ne pas regarder un film quand il vient de le présenter... Aussi, quand j'ai entendu dire qu'il avait coréalisé un documentaire sur le cinéma, "Les Eblouis du cinéma", j'ai tendu l'oreille... D"autant qu'il a une voix de velours...
Comment se porte la cinéphilie aujourd'hui? 95% de la population française irait encore au cinéma... "Du temps perdu?" questionne Vincent Delerm... La cinéphilie au sens d'amour inconditionnel du cinéma, d'addiction, de passion. Ces accros des salles obscures qui sont "passé" au DVD... Comme le fait remarquer JJ Bernard, l'arrivée de la vidéo dans les années 80 a révolutionné le comportement du cinéphile, autrefois on avait vu un film, aujourd'hui, on l'a, on le possède, refus de l'éphémère dont on garde une trace gravée sur une cassette vidéo, un DVD...
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JJacques Bernard
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