20 - 09
2008
Pitch. Après l'assassinat de leur sheriff, les notables d'une petite ville de l'ouest font appel à un tandem de choc pour mettre de l'ordre : Cole et Hitch, deux justiciers professionnels aux méthodes expéditives.
Enfin un western ! On a beau être au Festival de Deauville 2008, c'est quand même un festival du cinoche étasunien. Et même si John Wayne n'est plus là et si Clint Eastwood s'est tourné vers d'autres préoccupations, et quoi qu'en disent les autres, le cinoche américain, c'est le western et puis c'est tout. Alors quand on met aux manettes quelqu'un de la trempe d'Ed Harris, à la fois devant et derrière la caméra, pas de raison de bouder son plaisir. Bien sûr, y mettre aussi Viggo Mortensen et Jeremy Irons est un peu inattendu, mais bon, après tout pourquoi pas.
Ed Harris n'en est qu'à son deuxième film en tant que réalisateur, et dans le genre on se souvient du même passage de John Wayne avec un "Alamo" qui l'avait fichu sur la paille. Et le premier film d'Ed Harris était "Pollock", indéniablement une réussite mais dans un genre très différent. Mais tout ça, au bout du compte, ça donne "Appaloosa" ; et ça fait un bien fou de s'installer enfin dans un fauteuil moelleux pour sortir de la chronique des perversions qui fait le quotidien du festival. Un peu d'air du far-west, vite …
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Ed Harris
10 - 09
2007

voir la BA...
Comment est le film pour lequel Brad Pitt vient d'obtenir le prix d'interprétation à la Mostra de Venise? On va l'adorer ou le détester, à mon avis... Les amoureux de westerns traditionnels vont s'endormir, crier à l'imposture de la démystification de leur Jesse James, mais les cinéphiles et les BradPittphiles risquent fort de le plébisciter...
Western psychologique et contemplatif, c'est l'histoire d'une relation complexe et ambiguë entre deux hommes, une relation de dominant/dominé, presque amoureuse, l'affrontement western est là mais quel chemin parcouru depuis John Wayne...
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USDeauville 2007
20 - 07
2007


dans le film :
Ca commence par une attaque de banque de Sonora. Le chef de la bande, Johnny Rio (Marlon Brando) est assis sur le comptoir pendant qu'un complice (Doc / Hank Worden, le pasteur de l'Alamo de John Wayne ; c'est à peine si on le reconnaît tant son rôle est court et quasiment muet, mais ça me fait tellement plaisir de citer le nom d'un de ces spécialistes des rôles de 23ème plan sans lesquels le western serait resté un genre stérile. Dans la même veine, on aura aussi plus loin les apparitions de Rodolfo Acosta en capitaine de la police mexicaine, ou de William Forrest au guichet d'une autre banque. Sans compter l'apparition de Timothy Carey en odieux macho fêtard - encore qu'avec Timothy Carey, on soit plus dans le lourd - ) se fait remettre la caisse. Rio surveille les clientes parquées sur le côté (les clients mâles sont couchés face au sol) pendant le braquage, un œil amusé par une d'entre elles qui tente de dissimuler une bague. Avant de sortir finalement, après que les complices (et on voit apparaître son second, Dad Longworth / Karl Malden) aient chargé les sacoches pleines du butin sur les montures garées devant la banque, dans une lenteur charmeuse et le sourire enjôleur, il prend le temps de récupérer la bague subtilisée en concluant d'un hochement du canon de son revolver qu'on a davantage l'habitude de voir effectué par le doigt d'une mère attendrie tançant son galopin de rejeton.
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