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« Drive » : portrait d’un lonesome cow-boy urbain

Nicolas Winding Rfen, sortie 5 octobre 2011

Pitch

Cascadeur le jour, chauffeur pour la mafia la nuit, le driver fait la connaissance d'une jeune femme et de son fils, ses voisins de palier. Pour les protéger, il accepte de conduire un braquage aux côtés de son mari qui sort endetté de prison.

Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes, « Drive » sera présenté en septembre au 37° Festival de Deauville (2/11 septembre) et à l’Etrange Festival au Forum des images (2/11 septembre 2011). Personnellement, de tous les films que j’ai vu au festival de Cannes, c’était mon coup de coeur!

Compétition officielle/CANNES2011

 
Le film aurait dû s’appeler « The Driver » mais c’était déjà pris (un film américain de 1978 avec Ryan O’Neal et Isabelle Adjani). Débarqué un jour dans un garage, son gérant, Shannon, bluffé par ses talents au volant, devient le manager du driver. Solitaire, mutique, le driver est cascadeur sur des tournages de LA durant le jour, chauffeur pour des truands la nuit. Avec un code de conduite strict : ne pas participer aux casses, s’en tenir à conduire.

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photo Le Pacte
Un jour, Shannon propose à Bernie Rose, un mafioso notoire, d’investir dans un nouveau véhicule afin que le driver puisse participer à des courses de stock-car où il ne doute pas qu’il sera le meilleur. Rose hésite puis accepte si on met son associé, Nino, dans le coup. Au même moment, le driver (Ryan Gosling) qui vient d’emménager, craque pour sa voisine de palier, Irene, et son petit garçon, Benicio. Quelques temps plus tard, le mari d’Irene sort de prison avec une dette vis à vis de voyous qui le tabassent et menaçent de s’en prendre à sa famille. Pour protéger Irene (Carey Mulligan) et son fils, le driver accepte de faire un casse avec son mari mais l’affaire est un piège.
photo Le Pacte

 

Sur une BO assez géniale correspondant aux airs qu’écoute le driver dans sa voiture, c’est un film de « bagnoles », un film de vengeance, un film d’amour, sobre, captivant, parfois très violent, très rythmé, porté par l’interprétation hors norme de Ryan Gosling, sorte de « Samouraï » blond qu’un amour platonique pour sa voisine conduit à mettre en danger une vie règlée au millimètre. Portrait d’un homme seul, un cow-boy des villes, portrait d’une ville impitoyable, LA, filmée comme un objet de désir. Un prix d’interprétation pour Ryan Gosling (magnifique ici) serait amplement mérité et on devrait retrouver ce film au palmarès*. Un film assez génial malgré sa simplicité et qui pourrait bien être le carton de la rentrée 2011 et ce ne serait que justice.


photo Le Pacte

 

* Ryan Gosling n’aura pas le prix d’inteprétation à Cannes au profit de Jean Dujardin dans « The Artist ».

 

article publié le 21 mai 2011 sur le blog spécial www.cinemaniacannes.fr après la présentation du film au festival de Cannes…

Notre note

5 Stars (5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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