festival de deauville J2 samedi 2 septembre

Première vraie journée du festival à Deauville avec la conférence de presse de l’équipe du film "The Illusionnist" présenté la veille en ouverture . Et première illusion en vrac, premier tour de magie du festival… Pour un pass illimité P (public, 145 Euros), j’ai le droit d’aller "partout" dans la limite des places disponibles, renseignements pris, les pass sont délivrés sans limite de nombre… Et en particulier, comme c’est écrit noir sur blanc sur le programme (12 Euros), je peux me rendre aux conférences de presse si il reste des places.

Petit plaisir de fan de "Fight club", compensation par anticipation, je me poste auparavant dans un coin pour mater le départ en fanfare d’Edward Norton de l’hôtel Royal avec son petit costume sage, ses lunettes bleues sur le nez, sa galanterie, sa voix grave, etc… avant le retour sur terre, sur les Planches…


Donc, ce samedi matin, je débarque à 11 h00 sur les talons de l’équipe du film "The Illusionnist" qui occupe l’antichambre de la salle de conférences, le temps du photocall. Pendant ce temps, le vigile me dit "cette année, c’est réservé à la presse accréditée… personne ne rentre mais vous entendrez très bien dehors" et il me désigne un banc d’où je peux contempler la salle de conférence de presse vitrée avec plusieurs rangées de chaises vides et qui le resteront… N’entendant pas un mot de qui se dit depuis le banc sus désigné, je me décide à rejoindre l’écran Canal Plus à l’entrée du CID : deux dames âgées avec des vélos, trois gamins qui jouent, une photographe de presse me tiennent compagnie… Pendant un quart d’heure, remerciant qu’il ne pleuve pas encore, je peux prendre des notes, je peux même faire des photos sur l’écran géant quand soudain, un appariteur aboie des annonces, la projection suivante démarrant simultanément à l’étage du dessous, on se croirait dans un hypermarché… S’en suivent dix minutes sans son à imaginer ce que peut bien dire Edward Norton avec son air sérieux et concentré (il aura un sourire quand on lui parlera de sa carrière de réalisateur)… Resteraient quelques minutes résiduelles de la conférence pour écouter traducteur et traduit quand deux employés de festival posent une échelle contre le côté de l’écran (voir ma photo) et se mettent à agrafer bruyamment la toile, clac! clac! clac! Un grand moment de réalité… pourquoi faire de la fiction… on se le demande…

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Poursuite de ma journée de festivalière, pass sur la poitrine et parapluie sous le coude, avec la seconde diffusion à 14h du film d’ouverture "The Illusionnist" (où je n’ai même pas essayé d’entrer la veille, je le confesse). Une longue file d’attente sage dans la rue jouxtant le casino, une foule qui va pourtant entrer dans la salle de cinéma dans son intégralité, ce qui mérite d’être souligné. Le film est un conte de fée pour kidultes et romantiques invétérés (ma critique du film bientôt sur le blog…)

A 16h30, je déserte les chaises sous la pluie de l’écran Canal Plus pour la retransmission de la conférence de presse d’Oliver Stone… Ce qui me donne le loisir de voir bien au chaud le départ du réalisateur de l’hôtel avec les deux policiers du 11 septembre, une jeune femme blonde très mince ravissante (l’actrice du film?), une fillette brune et tout un groupe compact…

La projection de "World trade center" est annoncée à 19h30. A 19h00, on stoppe les files d’attente sous les tentes blanches du CID. A 20h00, on renvoie la moitié des "patients" chez eux… Que s’est-il passé dans l’intervalle? On écoute les récriminations des uns et des autres, une journaliste à pass M (média) se plaint qu’on la mène en bateau, qu’elle a des interviews à faire, elle, une dame à pass P (public) rétorque qu’elle n’avait qu’à aller à la projection de presse du matin… Sur la pointe des pieds, on tente une manœuvre délicate : regarder, à travers un petit jour en plastique transparent découpé dans le chapiteau d’attente, l’accueil des célébrités sur le tapis rouge par Didier Allouch (le même qu’à Cannes), bien qu’on reconnaisse pas grand monde (je demande à mes voisins pour m’en assurer..) : Hélène de Fougerolles, Alice Dona et Laurent Boyer, Alexandre Arcady (parlant surtout du succès de son fils), Antoine de Caunes du jury (très populaire)… Enfin, le groupe phare d’Oliver Stone avec les deux policiers rescapés des décombres du 11 septembre, vrais héros du drame (dont l’un a subi 27 opérations chirurgicales et l’autre a un prothèse au mollet avec le sigle de la police), des colonies de blondes platines éparpillées et puis, plus rien… On saura ensuite que tous les téléphones portables et autres appareils ayant été confisqués, les spectateurs dépossédés rognèrent sur les applaudissements après la projection de «World trade center » pour aller récupérer leur précieux moi virtuel. Ils auraient dû aller voir le film de la nuit «Pulse», enchaînement nickel (waouuu)…

Le scoop de la soirée, presque de la nuit, c’est que j’ai pu aller voir un film au CID… Le VIP se couchant de bonne heure (Proust, c’est à Cabourg à 20 km de Deauville…) pour avoir bonne mine le lendemain, la projection de "Pulse" à 22h30 démarre sous de bonnes augures : une seule heure d’attente et une seule demi-heure de retard avec néanmoins la chorégraphie inchangée des barrages, des filtrages, des files par catégories de Pass, pour une salle à moitié-pleine… et qui va se vider graduellement dès les cinq premières minutes du film… une jeune hôtesse s’étant installée devant nous pour voir le film, sera contrainte de se lever une bonne trentaine de fois en une demi-heure pour raccompagner les démissionnaires… La cible du film est foncièrement jeune ou l’idée que s’en fait depuis un bureau de production : ambiance clip, deux étudiantes canon à jean taille basse, des gros plans et des décibels à profusion, une bonne dose d’effets "horreur" clé en main pour une fable moralisante sur les effets pervers et même létaux de la communication virtuelle : pc, chats, sms, etc… La mort surgirait de nos ordis et nos portables, nous vidant de notre âme… Ca se regarde sans trop souffrir si ce n’est le côté rabâché du message.

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le couple d’étudiant de « Pulse »


 

 

A demain pour la conférence de presse de Brian de Palma à 12h00 avant la projection du «Dalhia noir» à 17h30, dont l’équipe du film paraît sympa et accessible, flânant dans le hall et au bar du Royal, contrairement à certains invités qui ne pratiquent que le SAV minimum aéroport-hôtel-ascenseur-limousine-CID et retour aux States. Le beau Josh Hartnett semble définitivement élu nouveau chouchou de ces demoiselles si on en croit les cris féminins sur son passage (il serait le compagnon à la ville de sa partenaire du film Scarlett Johansson).

 

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Posted by:

zoliobi

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