« Import export » en compétition choque la presse…+ arrivée de Brangelina/J6

J6 : 2 films en compétition :
"Import export" d’Ulrich Seidl
"Paranoid park" de Gus Von Sant
+ "The Mighty heart" de Michael Winterbottom (hors compétition)

"Import export" d’Ulrich Seidl
le pitch. Deux personnages se croisent, une infirmière ukrainienne passe à l’ouest en quête de bonheur tandis qu’un cadre autrichien au chômage va partir en Ukraine tenter sa chance…

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La conférence de presse

La conférence de presse avec Ulrich Seidl a été tendue, le film avait choqué la presse le matin. Un des sujets récurrents à été l’exploitation des acteurs dans ses films et l’emploi de malades vrais dans des services de gériatrie.

On demande à Ulrich Seidl si il pose des limites à la violence de ce qu’il veux montre à l’écran jusqu’où ira-t-il… Il répond qu’il n’y a pas de limites mais que les acteurs sont au courant de l’intention, ce qui n’empêche pas d’improviser à la dernière minute mais pour l’improvisation ils sont d’accord sur une proposition avant un scène, il estime ne pas les exploite.

L’actrice ukrainienne belle jeune femme blonde, n’est pas une professionnelle, elle était infirmière dans la vie, c’est d’ailleurs son rôle dans le film. Un acteur dit qu’il savait qu’Ulrich Seidl lui demanderait d’aller jusqu’à sa limite mais c’est justement ça qui l’intéressait. Un second acteur dit qu’il a été choisi dans un casting de 500 comédiens, Ulrich Seidl dit que ça ne suffit pas qu’un acteur soit le personnage, il faut tester au casting son endurance pour tout le film.

Une journaliste l’accuse de mettre le cul de l’actrice sur son affiche pour vendre son film, qu’il n’aurait pas montré les parties génitales d’un homme, le réalisateur répond que ce n’est pas lui qui a choisi cette photo du film pour l’affiche mais le distributeur. On en arrive à ce qui est montré : fallait-il montrer tout du site sexuel sur internet, US répond qu’en ne montrant pas, on en fait un sujet tabou, la sexualité sur internet existe. Il a parlé d’une sexualité perverse où on ne se touche pas, du rapport commercial entre l’homme et le sexe. Dans les pays de l’est, beaucoup de filles vivent de ces métiers avec l’espoir de gagner suffisamment d’argent pour s’en sortir.

A propos du scénario, la scénariste, présente, dit qu’il y a une sorte de « voyage en direction du scénario », avec Ulrich Seidl, un scénario n’est jamais terminé, il est en évolution, les acteurs, par exemple, n’ont pas de texte écrit, c’est le réalisateur qui leur parle le moment venu. Ca répond à une question devpourquoi les deux héros ne se rencontrent pas, c’était dans la scénario, pois supprimé.

Ulrich Seidl a tourné en Ukraine bien qu’il ait pensé d’abord à la Roumanie. Il a tourné dans des vrais lieux avec des vraies personnes âgées, l’équipe connaissait tous ces patients pour avoir beaucoup travaillé à le observer en amont. L’assitance est choquée d’apprendre que des personnages âgées sont mortes entre le temps des répétitions et celui du tournage, l’actrice comme Ulrich Seidl pensent que ces gens meurent tout seuls car personne n’est là pour leur tenir la main.

Dans tous les cas, l’objectif de Ulrich Seidl est de montrer ce qui est tabou, le sexe tarifié sur internet, les services de gériatrie, etc… mais il espère conserver un peu d’humour, il’humour sert à supporter les choses…

L'équipe du film autour du réalisateur Ulrich Seidl (photo L'Oréal Cannes)

L’équipe du film autour du réalisateur Ulrich Seidl (photo L’Oréal Cannes)

Pendant ce temps, le couple idéal, Angelina Jolie et Brad Pitt, est arrivé à Cannes, elle pour "The Mighty heart" hors compétition ce soir et lui comme producteur et enuite comme acteur pour "Ocean thirteen"…

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Gus Van Sant venu présenter "Paranoid park" en référence au quartier et parc de Portland où s’exercent les skaters, encore un film sur des ados qu’il a trouvés cette fois-ci en passant une annonce sur MySpace, s’est vu voler la vedette par le couple Angelina Jolie et Brad Pitt venus présenter "A Mighty heart" réalisé par Michael Winterbottomd’après le roman de Marianne Pearl dont le mari journaliste, Daniel Pearl, fut assassiné au Pakistan. En blouse de voile marron sur jupe noire, Angelina Jolie a posé pour le photocall en présence de son mari Brad Pitt qui a produit le film. A la conférence de presse, les journalistes ne résistaient pas à la tentation de poser des questions au couple hors sujet. Pourtant, s’ils en ont marre d’être harcelés dans leur vie privée, s’agissant du film, les deux acteurs sont très investis. C’est Marianne Pearl qui a demandé à Angelina Jolie de jouer son rôle, elles sont devenues amies, Brad Pitt s’applique pendant la conférence à recentrer le débat sur le message du film et pas sur eux, les acteurs, leur couple glamour. On sent qu’il est nerveux, coincé, quand une question parle de statut de père dans la vie, il demande si ça a un rapport avec le film mais il répond quand même. Elle est plus souriante et conciliante, un peu méfiante, elle se focalise sur Marianne Pearl dont elle admire le courage et la tolérance et qu’elle avait peur de décevoir. On leur fait remarquer que c’est la première fois qu’ils apparaissent ensemble officiellement, Brad Pitt rétorque, agacé, que ça ne change pas grand chose puisqu’ils ont toujours un appareil photo sous le nez pour les photographier… On leur demande si ils ont pu échapper aux photographes à Cannes… elle répond famille et enfants, ils sont arrivés la veille, ils ont joué avec leurs enfants. On a l’impression qu’Angelina Jolie est terriblement humaine, aussi généreuse que belle, et que Brad Pitt l’est devenu aussi parce qu’il est avec elle… Pour la montée des marches, Angelina Jolie porte une petite robe noire chic et classe même pas longue, des talons pas très hauts, ça tranche avec les soieries et les parures de bijoux des certaines actrices… L’équipe du film monte les marches avec Marianne Pearl et son petit garçon. Le couple le plus célèbre du monde à mis tout le poids de sa popularité dans ce film comme ils le font dans l’humanitaire, sans eux, le projet n’aurait pas pu aboutir.

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l‘actrice et le producteur du film arrivent en avance de leur palace du Cap d’Antibes et monopolisent l’attention (photo L’Oréal Cannes)…

l'équipe du film avec Angelina Jolie, Brad Pitt, Marianne Pearl (en vert bronze ) autour du réalisateur Michaël Winterbottom (photo L'Oréal Cannes)

l’équipe du film avec Angelina Jolie, Brad Pitt, Marianne Pearl (en vert bronze ) autour du réalisateur Michaël Winterbottom (photo L’Oréal Cannes)


Retour morose dans la capitale…
Ayant regagné Paris pluvieux, fini les 30° de la Croisette à se plaindre de la chaleur… A présent, je suis le festival sur ma télévision, TV Festival passant en boucle 24/24, je vois beaucoup mieux ce qui se passe à Cannes que sur place… Mais je n’ai plus l’euphorie, l’hystérie, l’énergie qui fait qu’au bout de 48heures, en dormant quatre heures par nuit, on est déjà fatigué mais on court quand même avec les autres… Exit les bousculades, la VIPisation stratifiée avec toujours un niveau encore plus VIP, les attentes électriques en robe du soir dès la fin de l’après-midi au cas où on trouverait une invitation que d’autres n’utiliseraient pas, cette activité à mi-temps de quémander des places, des badges, des réservations, qui choque en arrivant mais à laquelle on se livre soi-même dans dès le lendemain.
C’est là où Cannes est très fort, comme la pub d’ailleurs, en créant des frustrations, des besoins, des désirs. Tout ça, c’est le spectacle car le vrai festival, c’est le marché du film avec son village et ses officines de vente de films installées partout, même dans les chambres des grands hôtels, ses publications luxueuses qu’on distribue sans mesure tous les matins aux acheteurs… Cependant, le cocktail glamour, paillettes, marchands et cinéphilie vraie fonctionne, question de dosage… Il y a ceux qui montent les marches pour frimer et les redescendent au bout d’une demi-heure en douce et ceux qui piétinent pendant des heures pour voir un film russe qui sortant dans deux salles parisiennes ne restera qu’une semaine à l’affiche. Le jury cette année est exemplaire, pas glamour du tout, la sélection aussi, certains films n’ont pas encore de distributeurs et la vraie star du festival, c’est son anniversaire, 60 ans, avec ses 35 réalisateurs comme une photo de classe. Gilles Jacob en a profité pour remettre les pendules à l’heure de la cinéphilie… (dès le départ, au «Da Vinci code» de l’année dernière, on a préféré le dernier Wong Kar Waï, ne nous en plaignons pas…)
Cannes, c’est un peu le mélange d’un premier degré où on reste l’éternelle midinette à s’ébahir de tout et un second degré à analyser pourquoi cette fascination à la fois pour les salles obscures et ce qui brille, l’ombre et la lumière…

Quelques hauts lieux cannois…

 

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Posted by:

zoliobi

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