la veille de la clôture : la dernière comédie des frères Farrelly + « The Dead girl » : le choc de la compétition! + « All the boys love Mandy Lane » (horreur)


Karen Moncrieff, la réalisatrice de « The Dead girl », dernier film en compétition après la conférence de presse ce matin
 

« The dead girl » de Karen Moncrieff

Choc de la compétition ce matin, le film sombre et douloureux de Karen Moncrieff, autrefois modestement actrice, selon ses dires, et déjà venue avec son précédent film au festival de Deauville.
Pitch. Cinq histoires de femmes qui vont se rejoindre pour résoudre l’énigme de la jeune fille disparue, « The dead girl », sans doute celle trouvée dans un terrain vague au début du film, violée et assassinée par un maniaque sexuel… L’étrangère, la soeur, l’épouse, la mère et la jeune morte, cinq récits de victimes de l’existence présentées à un moment de leur vie où elles ont le choix de tenter de s’en sortir ou pas.

Un film abouti tant le scénario que les images dont la réalisatrice a confié qu’elle avait été influencée par la manière de filmer des réalisatrices européennes comme Agnès Varda. Film dur qui ne mâche pas des plans, violence exaacerbée du quotidien et peut-être une lueur au bout du chemin… Un possible Grand Prix demain??? Il le mérite…


l’équipe du film « The Heartbreak kid » (« Les Femmes de ses rêves ») : Peter et Bobby Farrelly, Malin Akerman, le producteur du film et Michelle Monaghan



Michelle Monaghan



Michelle Monaghan

 

Dernière soirée d’avant-première au CID ce soir avec, en avant-première mondiale, la dernière comédie (sex comedy, comme ils l’ont définie en conférence de presse) des frères Farrelly : « The Heartbreak kid » (« Les Femmes de ses rêves »). Deux ravissantes poupées, la brune Michelle Monaghan et la blonde Malin Akerman, actrices du film, toutes deux vêtues de petites robes noires, accompagnent aujourd’hui les deux frères pour présenter le film, Ben Stiller, le héros, lui, est absent.

la conférence de presse 

Un homme rencontre la femme de ses rêves, il l’épouse, celle-ci en profite pour redevenir elle-même après leur mariage, une mégère… Mais il en rencontre une autre tout aussi belle…

Le propos des frères Farrelly en conférence de presse tient en une maxime : la trangression à tout prix, dépasser les limites, aller toujours plus loin et encourager les acteurs à prendre le risque d’être ridicules, à se dépasser… Les deux frères, dont Peter le plus extraverti des deux, sont demeurés de grands enfants, c’est ainsi qu’ils se présentent, ils veulent faire rire, retrouver les films qui les faisaient rire enfants, ils imaginent d’abord en amont les gags entre eux dans une chambre ou une voiture, il y a surenchère, on peut toujours aller plus loin que très loin, etc…

Tant qu’à être censuré, pourquoi ne pas faire franchement une « sex comedy », c’est ce qu’ils ont fait avec « Les Femmes de ses rêves » : un remake d’un film ancien où ils trouvaient qu’un homme qui abandonne une femme peu séduisante pour une très belle, ce n’était pas assez, chez eux, le héros/Ben Stiller va abandonner une femme superbe pour une femme non moins superbe…

Les frères Farrelly font des comédies avec des personnages qui ont un coeur, auxquels ils donnent le temps de s’attacher, ce qui expliquent que leurs films durent 20 mn de plus que les comédies américaines en général.


A ce soir…

 

 

« The Heartbreak kid » (« Les Femmes de ses rêves ») de Peter et Bobby Farrelly

 


sortie le 28 novembre

 

Edie, célibataire invétéré, s’en va fêter le jour de la Saint Valentin le mariage de son ex-fiancée que 5 ans avec elle ne l’avaient pas décidé à épouser… Son père, aussi bon vivant et trivial que son fils est sérieux, le pousse à se marrier avec une ravissante jeune femme blonde, Lila, qu’il vient de rencontrer dans la rue où elle se faisait voler son sac. Conscient d’avoir rencontré la femme idéale, bardée de qualités, Edie franchit le pas. En voyage de noces au Mexique, la nouvelle épousée se laisse aller à être naturelle, c’est à dire hystérique, coléreuse et peu raffinée… Dans l’hôtel resort où ils sont descendus, Edie tombe alors amoureux de Melinda, une jeune femme brune tout aussi jolie que sa femme mais naturelle et pleine d’entrain. Mais Edie ne va pas pouvoir mener longtemps de front sa lune de miel et son nouveau coup de foudre…N’étant pas une inconditionnelle de ce genre de film comme « Mary à tout prix » que j’avais apprécié modérément, j’étais un peu réticente à aller voir ce film… Ce film est extrêmement drôle, la salle était hilare, les deux réalisateurs venus présenter le film au CID sont restés pendant la projection et ont dû en profiter : c’était l’avant-première mondiale du film et ils ont déclaré être ravis de démarrer avec un public français féru de comédies (et moins politiquement correct que les américains).

Ben Stiller fait de plus en plus penser à Louis de Funès, par exemple, quand il imite les quatre musiciens mexicains qui le poursuivent d’aubades qu’il ne supporte plus… Le cheveu grisonnant, il s’est un peu assagi mais ce rôle d’un célibataire déjà mature lui donne tout de même l’occasion de largement s’épanouir. Quelques scènes peuvent devenir cultes comme celle où Edie se fait piquer par une méduse, ce n’est pas la plus fine mais elle frappe fort.

Un rythme d’enfer pour cette comédie avec une BO intégrant des chansons de David Bowie, des successions de comiques de situation tricotant un scénario qui sait où il va, la dernière scène est savoureuse. Le père de Ben Stiller est interprété par son vrai père, un must, Michelle Monaghan est Melinda (avec une voix grave qu’on ne lui a pas entendue en conférence de presse) et on note l’apparition d’Eva Longoria dans un petit rôle. Un succès assuré en perspective.

 

2ième avant-première de la soirée au CID :

« All the boys love Mandy Lane » de Jonathan Levine 

Galerie complète sur AlloCiné

Un hybride entre un film d’horreur pour ados genre « Souviens-toi l’été dernier » et un film ciné indépendant tourné en numérique avec au final un ton, un style, une ambiance malgré un scénario assez bâclé.

 

Tous les hommes aiment Mandy Lane, la plus jolie fille du collège et surtout la plus pure. Virginale et réservée, Mandy Lane intrigue et suscite le désir. Elevée par sa tante après la mort de ses parents, Mandy Lane ne présente aucune aspérité, elle obéit docilement en famille et se dépasse en sport au collège. Invitée par un bellâtre à une party dans la villa de ses parents, elle y débarque avec Emmet, son meilleur ami. Mais la soirée tourne au drame, Emmet essaye de la soustraire aux avances du propriétaire et le défie ensuite perversement se plonger dans la piscine depuis le toit de la villa, le grand blond se fracasse dans l’eau, mort sur le coup. Après ça, Mandy Lane, fâchée avec Emmet, le met à l’écart et accepte de se faire de nouveaux amis.

 

Invitée à passer le WE dans le ranch isolé d’un copain de lycée avec son groupe de bimbos délurées et de faux durs, Mandy Lane accepte l’invitation. Alors que le groupe ne pense que plaisir et défonce, Mandy Lane reste sobre, repoussant les avances, mais pourquoi est-elle venue, lui demande un des lycéens éconduits… Au fur et à mesure de la nuit dans le ranch, les protagonistes disparaissent un à un…

 

L’actrice qui joue Mandy Lane a la pureté des traits et surtout le regard d’ingénue de Catherine Deneuve jeune à qui elle ressemble, son rôle n’est pas facile, elle ne minaude jamais, étrangère partout, insaisissable, elle est parfaite… Un film nouvelle génération numérique, qui, malgré une ambiance un peu glauque et sanguinolente comme le veut le genre et des situations convenues, a un aspect fauché sympa, tourné à la hâte, une recherche de style, un certain charme.


 

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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