Les Nuits américaines, édition 2, le film noir à l’honneur et Marilyn Monroe en filigrane…

Depuis l’année dernière, une nouveauté a été instaurée qui a obtenu, pour sa première édition, un franc succès : Les Nuits américaines, en partenariat avec la Cinémathèque française. Pendant les 10 jours du festival, pour 10 Euros (ou 1 Euro de plus avec un forfait), 24h/24h, on pourra demeurer… jour et nuit dans une des trois salles du cinéma Le Morny à Deauville… à réviser ses classiques américains.Cette année, dans les 5 catégories au programme, les films noirs, ce qu’on M particulièrement sur CinéManiaC…  dont le chef d’oeuvre du film noir, et je pèse mes mots, « Double indemnity »/ »Asssurance sur la mort ».

Bien qu’il soit classé en catégorie mélodrame sur la liste officielle, j’y ai transféré « Casablanca », plus en phase avec le film noir. On note que dans cette liste de films noirs projetés au Morny, on a deux oeuvres hors période homologuée (à peu près 1945/1955) :  « Play Misty for me »/Un Frisson dans la nuit (1971), premier film de Clint Eastwood, excellent film au demeurant, et « Getaway »/ »Guet-appens » (1972) de Sam Peckinpah.

Films noirs :



Fred McMurray et Barbara Stanwyck dans « ‘Assurance sur la mort »
© Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Galerie complète sur AlloCiné

 


« Assurance sur la mort » (« Double idemnity ») de Billy Wilder
« Pour toi jai tué » (« Criss-cross ») de Robert Siodmack
« Un si doux visage » (« Angel face ») dOtto Preminger
« La Soif du mal » (« Touch of evil ») dOrson Welles
« Un Frisson dans la nuit » (« Play Misty for me ») de Clint Eastwood
« Guet-appens « (« Getaway ») de Sam Peckinpah
« Casablanca » de Michael Curtiz (en catégorie mélodrame ! ! !)

 


 

Voir aussi les critiques de films de CinéFilmNoir sur www.cinemaniac.fr…

Et aussi…
 

Vivien Leigh et Robert Taylor dans « Waterloo bridge » (« La Valse dans l’ombre »)
© Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Galerie complète sur AlloCiné

 



La Science-fiction avec notamment « New York 1997 » (« Escape from New York ») de John Carpenter…
La Comédie avec des films comme « Certains laiment chaud » (« Someone like it hot »)  de Billy Wilder…

Le Mélodrame avec « Autant en emporte le vent », « La Valse dans lombre », « Le Secret magnifique » de Douglas Sirk…

La Comédie musicale avec « Le Millardaire » (« Lets make love ») de George Cukor ou « Que le spectacle commence « (« All that jazz ») de Bob Fosse

La nouveauté!!!
La séance de 11h avec 5 films INTROUVABLES
* en partenariat avec le distributeur Wild Side :

« Macbeth » ( 1947) dOrson Welles / lundi 8 septembre
« Secret beyond the door » (« Le Secret derrière la porte ») (1948) de Fritz Lang / mercredi 10 septembre
« Letter from an unknown woman » (« Lettre dune inconnue ») (1948) de Max Ophüls  / jeudi 11 septembre
« Force of evil » (1948) dAbraham Polonsky / samedi 13 septembre
« Caught » (1949) de Max Ophüls / vendredi 12 septembre
« Shock corridor » (1963) de Samuel Fuller / mardi 9 septembre

*Bien qu’ils soient introuvables… on peut néanmoins voir en DVD « Shock corridor » dans le double coffret  Samuel Fuller avec « The Naked kiss » (Wild side video). « Le Secret derrière la porte », film de Fritz Lang, brillant mais un peu déroutant, ésotérique, est également trouvable en DVD, seul (Wild side video) ou dans un coffret 4 DVD de Fritz Lang comportant aussi « Le Tigre du Bengale », « Le Tombeau hindou » et le superbe « The House by the river » (Universal)…
PS. aux dernières nouvelles, tous ces titres seraient à présent disponibles chez Wild side video depuis le 27 aout ainsi que les 4 films rares de Fritz Lang cités plus haut mais édités un par un et non plus en coffret.

 

Yves Montand et Marilyn Monroe dans « Le Milliardaire »
© Collection Christophe L. Galerie complète sur AlloCiné

 

De Norma Jean Baker, alias Marilyn Monroe, on parlera plusieurs fois en filigrane de cette 34° édition du festival de Deauville : d’abord, pour les deux films « Certains l’aiment chaud » de Billy Wilder et « Le Milliardaire » de George Cukor : un film plus célèbre pour la liaison de Marilyn avec le french lover Yves Montand, son partenaire, marié à Simone Signoret. Les deux couples, Montand et Signoret en visite aux US, Marilyn et son troisième et dernier mari, Arthur Miller, ayant sympathisé, la situation s’envenime… Montand finira par plaquer la femme la plus sexy de l’histoire du cinéma… Comme John Kennedy qui abandonnera, lui aussi, Marilyn…

Ensuite, le troisième hommage indirect du festival à Marilyn : le prix littéraire Lucien Barrière, présidé par l’écrivain Frédéric Beigbeider, récompensera « Marilyn et JFK » de François Forestier, journaliste au Nouvel Observateur.


Un récit sans concession ni langue de bois sur le vrai visage, et de Marilyn, et des Kennedy père et fils : le père ayant fait fortune en collaborant avec les nazis, il se réfugie pendant la guerre à la campagne près de Londres pour éviter les bombardements, proche de la maffia, il achète plus ou moins le siège de président des Etats-Unis à son fils, provoquant ainsi indirectement son futur assassinat à Dallas… Un père qui enseigne à ses fils le mépris des femmes et le goût du pouvoir, l’aîné disparu, il se reporte sur John, malade, souffrant du dos et de la maladie d’Addison, érotomane chronique, son père payant Jackie pour qu’elle ne divorce pas quand ça dépasse les bornes, etc… Quand le père trompait notamment son épouse Rose avec Gloria Swanson, qu’il escroquait par la même occasion, John, lui aussi, adore les actrices… Gene Tierney ou Marilyn, avec qui il va entretenir une aventure en pointillé, et sous haute surveillance de la CIA et du FBI, pendant dix années, avec la complicité d’un des beaux-frères de Kennedy : l’acteur de seconde zone Peter Lawford, voisin de Marilyn. Contrairement aux essais précédents sur le sujet, il n’y a pas de polémique sur la mort de Marilyn, intoxication médicamenteuse, suicide ou assassinat, l’auteur démontre que Marilyn, droguée depuis longtemps sur prescription médicale, succombe à une overdose de produits psychotropes dont elle a déjà réchappé plusieurs fois par le passé. Contrairement aux nombreuses biographies de Marilyn, l’auteur donne une version plus romantique, malgré tout, des rapports entre la star et le président, deux narcissiques célébrissimes mais paumés et insatiables d’images. Sur Marilyn, on n’apprend pas grand chose qu’on ne sait déjà pour les amateurs de biographies de l’actrice dont je suis, sauf qu’ici, tout est écrit cash, comme le viol ignoble dont elle est la victime de la part des maffieux copains de Sinatra vers la fin de sa vie. Dernier point, contrairement aux précédents, sauf exception (« Blonde » de Joyce Carol Oates), le livre est celui d’un vrai écrivain, très bien écrit…

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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