« Me and Orson Welles », « Taking Woodstock », « 500 Jours ensemble » : l’été retrouvé à la veille de la compétition


Richard Linklater et Christian Mc Kay arrivant au CID
Journée quasiment off, l’été de retour à Deauville après cet semaine d’hiver indien, ayant déjà vu les deux avant-premières de l’après-midi, « Taking Woodstock » d’Ang Lee en compétition à Cannes cette année, racontant l’avant-concert de Woodstock, et « 500 Jours ensemble », bluette sentimentale tendance avec un couple de jeunes acteurs ayant le vent en poupe : Zooey Deschanel et Joseph Lewitt-Gordon dont aucun des deux ne s’était déplacé. Restait l’avant-première de ce soir « Me and Orson Welles » de Richard Linklater avec Zac Efron, Claire Danes et Christian Mc Kay dont c’est le premier rôle au cinéma et pas le moindre puisqu’il interprète Orson Welles. Pour présenter le film, le réalisateur et son acteur Christian Mac Kay avaient fait le voyage à Deauville.

Séance démarrant très tardivement la faute à la présentation des deux jurys au grand complet. Le sport festivalier deauvillais 2009 consistant à conspuer le malheureux et maladroit présentateur du tapis rouge, certaines actrices du jury ne se sont pas privé d’en rajouter, comme Deborah François ou Géraldine Pailhas, heureusement, Dany Boon, dont on mesure ici l’immense popularité, et on se dit qu’elle est justifiée, le défend comme il peut en plaisantant, quelle  misère que cet acharnement contre un professionnel, sans doute mal choisi mais tentant de faire de son mieux et faisant de mal en pis au fil des jours car totalement déstabilisé d’être devenu la tête de turc de cette 35° édition.

 

« Me and Orson Welles » de Richard Linklater

date de sortie?


New-York, 1937, Richard Samuels, lycéen de son état, se fait engager au culot par Orson Welles qui est en train de répéter au théâtre Mercury une adaptation de « Jules César » de Shakespeare transposée sous la dictature fasciste, le petit rôle du serviteur de Brutus (qu’interprète Welles dans la pièce) venant d’être viré, le jeune homme le remplace au pied levé. Education sentimentale et théâtrale d’un débutant naïf et ambitieux qui va mettre un pied dans ses rêves mais aussi découvrir le dessous des cartes du milieu artistique avec ses lâchetés, sa fragilité, son égocentrisme. Confronté à la part d’ombre  du génie, un personnage peu sympathique, mégalo et injuste, qui tyrannise et exploite son entourage, attiré par Sonja, l’ambitieuse et carriériste assistante de Welles, Richard va marcher sur les plates-bandes du tyran et en faire les frais.
Jolie surprise que ce film sympa et rafraîchissant sur les mécanismes de la création, les rêves et les ambitions du microcosme théâtral dans le Broadway off  de la fin des années 30 où David O’ Selznick s’apprête à adapter « Autant en emporte le vent » au cinéma, où Orson Welles pense à « La Splendeur des Amberson ». Orson Welles, génie autoritaire et survolté, sauvé par sa vision de l’art, qu’on retrouve allant enregistrer ses émissions de radio en ambulance pour gagner du temps, épuise sa troupe pour monter son « Jules Caesar » dans une version moderne qui devrait le faire passer à la postérité. Les fans de Zac Efron vont encore craquer… 

 

   
sortie 23 septembre 2009/sortie 30 septembre 2009


Demain lundi top départ de la compétition avec deux films par jour durant la semaine aux séances du CID de 11h et 15h. Ces films seront projetés à nouveau aux cinémas de Casino et le Morny du vendredi au dimanche.

   
Christian Mc Kay et Richard Linklater  présentant « Me and Orson Welles » au CID

   
Maïwenn (robe Marie Stuart), Louise Monot, Romane Bohringer///Sandrine Kimberlain///Aïssa Maïga, Romane Bohringer, Emilie Dequenne (en bas)

 

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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