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"Génération Podium" : la variété française années 70, Woaw! ils lisaient Podium!

éditions Montparnasse, sortie 8 novembre 2011



30 - 10
2011
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Il y avait déjà eu les années 60 avec les coffrets des années SLC (parus en 2009), il va d'ailleurs paraître en novembre un coffret "Age tendre et tête de bois", émission TV correspondant au SLC radio de Daniel Philipacchi et Frank Ténot. Avec le coffret "Génération Podium" (sortie 8 novembre), on saute une décennie pour entrer dans la plus cool, celle qui fait rêver encore aujourd'hui : les seventies, les années 70 "peace and love" dont Claude François avait saisi l'humeur en rachetant le magazine "Podium" : un tirage à 500 000 exemplaires mais un journal pas rentable à cause de la mégalomanie de Clo-Clo qui avait aménagé les combles de son hôtel particulier bd Exelmans dans le 16° arrondissement de Paris en rédaction survoltée du magazine.

Les fans attendaient leur idole dehors et Claude F les consultait, n'hésitant pas à modifier le contenu de certains articles grâce à leurs remarques, pratiquant l'interactivité avant tout le monde. Ainsi, il avait également compris l'impact des concours (6000 lots envoyés par mois), des produits dérivés (pullovers, agendas, t.shirts). CF publiait ce que les fans qu'il consultait souhaitaient lire, une presse people avant l'heure, des contes de fés modernes entre stars de la chanson, les aventures amoureuses des uns, les accidents des autres, n'hésitant pas à publier des photos de ses propres enfants dans son moulin de Dannemois parce que les lecteurs avaient envie de les connaître. Le premier numéro de "Podium" après son rachat par CF paraît en 1972. En 1978, six mois après la mort du chanteur, le producteur Claude Carrère le rachète, puis, le revend au groupe Philipacchi en 1982 qui le transforme en "OK Podium" en 1993 mais il s'éteint définitivement au seuil des années 2000. Ceux qui savaient lire dans les années 70 se souviennent sans doute de la pub (on disait un slogan) : "Woaw! je lis Podium!"

  




Les DVD :

Intro avec "Magnolia for ever" et Clo-Clo, smoking noir à revers pailletés, 4 claudettes en body mi-transparent mi paillettes, pour chacune une couleur différente, talons très hauts, style Crazy horse ; Johnny Hallyday avec "Toute la musique que j'aime" en costume de daim jaune à franges, brushing bouclé platine, regard défoncé ; Michel Delpech, bronzé, moustachu, remuant dans "Le Loir et cher", Jane Birkin "Ex-fan des sixties" en pantalon de smoking et bretelles noires sous l'oeil bienveillant de Gainsbourg. Gilbert Montagné, cheveux noirs très longs, avec "The Fool", chanson immédiatement propulsée aux sommets du hit-parade. Martin circus, groupe pop français tiède avec "Comme au bon vieux temps du rock and roll". Julien Clerc et "Si on chantait", "Ce n'est rien", les cheveux longs bouclés qu'il avait dans la version française de "Hair" et surtout ses chansons signées Etienne Roda-Gil, qualité qu'il ne retrouvera jamais ensuite. Sheila et "Les Rois mages", en short noir (la mode du short d'hiver date du début des années 70 et n'a duré qu'une saison, il a fallu attendre les années 2000 pour son retour en version jean la plupart du temps), bottes et pull lamé, mal à l'aise dans son play-back. Michel Fugain et le Big Bazar, look christique et esprit circus, avec "C'est un beau roman, une belle histoire" une chanson tellement connue qu'elle appartient désormais au patrimoine. Même remarque pour Nino Ferrer et "Le Sud".

3 DVD qui enchaînent les extraits d'émissions TV* en provenance de l'INA, peu de bonus mais un document intéressant sur le DVD 1 : Claude François s'exprimant très sincèrement sur sa relation avec ses fans, sur la relation star/fan en général, les failles des deux partis. Dommage qu'il n'y ait pas davantage de bonus de ce genre. Second bémol : les chansons d'un chanteur donné, prenons l'exemple du regretté Mike Brant avec 3 chansons, un de ceux qu'on revoit le plus volontiers, sont dispersées dans les 3 DVD et il faut attendre le dernier DVD pour enfin le voir chanter "Qui saura?" Personnellement, j'aurais préféré qu'on regroupe les vidéos par thèmes, par chanteurs, par genre.






Sélection chansons 70 :


Les stars for ever :
Claude François, Johnny Hallyday, Julien Clerc, Charles Aznavour, Sylvie Vartan, Véronique Samson.

Les intemporels :
Alain Souchon avec "Il y a de la rumba dans l'air", inchangé, chemise blanche, veste en velours beige, seul le bas du pantalon blanc est un peu pattes d'eph. Eddy Mitchell, costume blanc avec "Et la voix d'Elvis", vieux tube oublié mais identique à tous les autres. Michel Sardou et sa "Java de Broadway", vieux avant d'être jeune. Gérard Lenorman, troubadour soporifique, avec "La Ballade des gens heureux".

Les disparus cultes :
Mike Brant avec "Rien qu'une larme" : chemise à jabot blanche et costume blanc, mélo, magnifique, tragique. Et aussi dans "C'est ma prière" et le culte "Qui saura?"

Il était une fois avec "J'ai encore rêvé d'elle" : Joëlle en duo avec Richard, sa coupe de cheveux dégradée lisse avec mèche, aussi recopiée à l'époque que celle de Rachel dans "Friends", sa voix angélique, près du ciel. Et aussi dans "Que fais-tu ce soir après dîner?" où c'est elle qui est mise, seule, en avant.

Joe Dassin avec les fameux "Champs Elysées" et aussi "ça ne va pas changer le monde", "Taka Takarta", chanson rythmée quasiment sans texte.

Mort Schuman et "Le Lac majeur" .

Les slows datés inoubliables :
"La Musica" de Patrick Juvet, "La Tendresse" de Daniel Guichard, "Et Mourir de plaisir" de Sardou, "Je pars" de Nicolas Peyrac.

Les oubliés :
Esther Galil et "Le Jour se lève", Plastic Bertrand et "ça plane pour moi", "The Rubettes" et "Hou la la", Carlos et "Big bisou". Ringo et "Elle, je ne veux qu'elle", Les Poppys avec "Non, rien n'a changé".

Les duos à la ville et à la scène :
Stone et Charden et "Le Prix des allumettes", Johnny et Sylvie et "J'ai un problème".

Les fausses blondes tenaces :
Karen Cheryl à ses débuts avec "Ne raccroche pas", la blondeur laquée à mort, la robe longue en satin blanc, voix et chanson banales ; France Gall avec "Si maman, si", plutôt sobre dans un costume gris, casque de cheveux trop décolorés et dégradés, voix atone.



*Les vidéos des chansons sont extraites d'émissions de variétés de l'époque comme "Musique ans music", "Cadet Rousselle", ou encore "Midi-Première", "Télé-dimanche".



Il était une fois


L'esprit, le look seventies en France :

Les coupes de cheveux pour les hommes n'existaient quasiment pas, les cheveux poussaient tant bien que mal, l'essentiel était d'avoir les cheveux longs, les teintures décolorantes blondes étaient couleur paille, trop concentrées en oxydants. La gestuelle de scène était souvent simple, spontanée, pas de chorégraphie sophistiquée. Les tenues de scène se contentaient de suivre la mode très colorée et beaucoup de costumes blancs. A noter qu'on utilise pas le décolleté comme attribut sexy féminin, les cols sont montants, foulards, noeuds en satin, la séduction ne passe pas encore par le Wonderbra. Et Claude François tranchait, ses costumes ressemblaient à ceux de Las Vegas, ses chorégraphies au millimètre étaient importées des US, son brushing impeccable, ses chemises sur mesure pour danser sur scène, ses bombes de Claudettes, plus tard augmentées de Fléchettes (du nom de son label "Flèche"), dans "Je vais à Rio", elles sont six et non plus quatre.... Dans une certaine mesure, Sylvie Vartan penche vers le show américain aussi : tenues de scène à paillettes avec une inclination nette pour la combinaison en lamé, tentatives de chorégraphies, de danser en musique, sans la technique qu'elle perfectionnera ensuite.

La dictature de la maigreur anorexique est absente, les Clodettes aujourd'hui seraient obligées de perdre 15 kilos pour être engagées... Ce sont des années de pléthore, de couleurs vives, de chemises à fleurs et pantalons pattes d'eph, cols pelle à tarte et grosses boucles métalliques de ceinturons, les problèmes évoqués dans les chansons sont liés à des chagrins d'amour, "Cheveux longs, idées courtes", comme répondait Johnny H à Antoine pour tacler ses "Elucubrations" où il parlait de mettre Hallyday "en cage à Médrano"... Et surtout, la psychose organisée aujourd'hui que tout comportement ou presque est dangereux n'est pas encore au menu, pour exemple, quel étonnement pour le fumeur résiduel des années 2000, exutoire de la dernière décennie qui se verra bientôt interdit de fumer même à la plage, voire chez lui, d'admirer Marie Laforêt, dite "la fille aux yeux d'or", chanter "Emporte-moi" avec une cigarette entre les doigts comme accessoire... Pour sûr qu'à Woodstock en aout 1969, entre Flower power, Sex, drug and rock'n roll, il ne serait venu à l'esprit de personne d'interdire de fumer!



Jimmy Hendrix à Woodstock


 
Lire aussi l'article sur le coffret DVD  "SLC, salut les copains"...


"Génération Podium", Coffret 3 DVD + grand album cartonné "Podium" 40° anniversaire 1971/2011
éditions Montparnasse
, sortie 8 novembre 2011







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Note : 4/5 (9 notes)



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