03 - 08
2009
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Mais les événements tournent autrement que ne l'avait décidé Lara qui s'attache à Kosta et souffre qu'Olmi provoque sa jalousie en fournissant au jeune homme de jolies filles sous son nez ou en l'emmenant à Saint Tropez faire la fête. Furieuse, Lara achète la liberté de Kosta mais tente tout de même d'en faire son complice pour se débarrasser d'Olmi en le jetant à l'eau sous le prétexte que ce dernier soupçonnerait tardivement Kosta de l'avoir agressé. Lassé d'être manipulé, Kosta sauve Olmi et quitte Lara pour retrouver Judith et sa condition sociale. Mais les milliardaires blasés ont la peau dure, tandis que Kosta a regagné son poste de croupier au casino, un autre triangle de voraces composé de Lara, Olmi et du policier véreux fumant le cigare, lui jette des plaques pour le personnel, le considérant à présent comme rien, son statut d'objet du désir ayant disparu sous son uniforme de larbin...
Production franco-italienne, le film est en VF, les acteurs comme Helmut Berger doublés (par Roger Coggio!), le héros de Visconti n'étant pas au meilleur de sa forme, ne croyant visiblement pas à son personnage de séducteur qu'il semble traîner comme un boulet, reste sa beauté exceptionnelle toujours agréable à regarder sur l'écran, d'autant, que la mode des 70 aidant, il est archi-moulé dans un petit ensemble en jean la plupart du temps. Françoise Fabian joue le rôle d'une Jeanne Moreau (côté "Eva" bien qu'on pense à "La Baie des anges" pour les tapis verts), plus belle mais nettement moins convaincante, elle la parodie souvent mais elle n'a pas son côté venimeux, opaque, le réalisateur filme surtout sa beauté, son allure, ses yeux verts, ses robes de star, ses cheveux noirs au brushing parfait. Côté réalisation, c'est typiquement le sympathique "fonds de tiroir " des années 70 (même Paul Meurisse joue faux...) avec quelques zooms paresseux, des scènes hideuses mais gonflées comme l'écran/soleil rouge (Kosta allongé au soleil) et une musique incroyablement musique de film surlignante recouvrant les scènes de décibels sucrés.
Ancien assitant de Rosselini, Sergio Gobbi était un réalisateur italien qu'on pourrait avec le recul qualifier de mineur (compte tenu de l'incroyable richesse du cinéma italien des années 60/70) installé à l'époque en France. Helmut Berger était déjà à l'affiche de son film le plus connu que je n'ai malheureusement jamais vu : "Un Beau monstre" (1971) avec Virna Lisi. En revanche, j'ai le souvenir flou d'un film assez étrange... "L'Etrangère"(1967) avec Marie-France Boyer et Pierre Vaneck, une curiosité que je reverrai volontiers...



Note CinéManiaC :

Mots-clés : cinéculte, cinéma français, Années 70, Les Voraces, Sergio Gobbi






























































