Ouverture du 12° festival du film asiatique de Deauville avec « Lola » de Brillante Ma. Mendoza

L’ouverture du 12° festival du film asiatique de Deauville s’est faite hier soir assez confidentiellement par un froid polaire avec un hommage expéditif au réalisateur Brillante Ma. Mendoza venu présenter son dernier film « Lola ». Les deux jurys installés dans la salle (invités pour les deux sections compétition long-métrages et Action Asia démarrant le lendemain) ont salué depuis leur fauteuil à une telle vitesse qu’il fallait avoir l’habitude de couvrir de la Formule 1 pour arriver à les prendre en photo, j’y ai donc renoncé bien que placée deux rangs derrière eux (aperçu néanmoins le beau Malik Zidi). Comme j’ai renoncé au cocktail d’ouverture au casino après la projection auquel m’avait gentiment invité Orange,  (tous les gagnants des Pass festival du concours ont été contactés par mail et par SMS), partenaire du festival, n’ayant pas le coeur à l’ouvrage des mondanités par ce blizzard.

 

     
Brillante Ma. Mendoza à Deauville au CID (photo www.cinemaniac.fr)

Le film « Lola » en a dérouté quelques uns, comme tous les films de Mendoza (ceux que j’ai vu à Cannes, par exemple, »Serbis » en 2008, « Kinatay » en 2009), trop comportemental sans doute, le magnifique travail du son en surégime de son cinéma en immersion perçu par un groupe de dames à la sortie… comme assourdissant! Hymne à la grand-mère (Lola), pilier de la société philippine, ce projet nourri pendant trois ans par Mendoza (mais qu’il n’a pu tourner qu’après « Kinatay ») a rencontré des difficultés à se monter à cause de son sujet et de son casting senior, les deux grand-mères : l’une voudrait bien trouver de l’argent  pour offrir des funérailles décentes à son petit fils tué par balles, l’autre se bat pour faire libérer le sien de prison… Un film beaucoup plus apaisé que les précédents avec une évolution qu’on avait pu noter depuis « Kinatay » : la fin de l’unité de lieu avec beaucoup de scènes en extérieur et le va et vient des personnages en ville (Manille), souvent filmée ici sous une pluie diluvienne obsédante, élément extérieur hostile entravant, de surcroît, les activités modestes d’une catégorie sociale déjà bien empêtrée au quotidien par la précarité où toute dépense devient problème insurmontable à surmonter. La critique du film plus tard sur le blog…
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La rétrospective des films de Brillante Ma. Mendoza est concentrée sur la journée de jeudi 11 mars au cinéma du casino et au cinéma le Morny de 9h à 22h. Sa Master Class aura lieu samedi 13 mars à 12h30 au CID.Voir le programme de cette rétrospective…

Télécharger la grille complète de projections… 

Lire mes critiques de films de Brillante Ma. Mendoza :

« Masahista » (« The Masseur »)
« Tirador » (« Slingshot »)
« John-John » (« Foster child »)
« Serbis »
« Kinatay »

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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