« The Runaways » : Bowie attitude version light

Floria Sigismondi, sortie 15 septembre 2010

Pitch

En Californie, une jeune rockeuse et une aspirante chanteuse qui aime David Bowie vont former "Les Runaways", groupe éphémère féminin de Glam rock qui eut son heure de gloire dans les années 70.

1975. D’abord, Joan Jett, une très jeune fille fan de rock dur, ensuite sa rencontre avec Kim Fowley, un imprésario qui forme un groupe de filles. Mais il manque une chanteuse : ce sera Cherie Currie, une ado de quinze ans qui se prend pour Bowie, chante avec le visage peint comme sur la pochette d’

« Aladdin sane ».  Kim Fowley coache le groupe comme un entraîneur sportif, leur demande de cracher dans le micro en exprimant sexe et violence. Très vite, la drogue s’immisce dans le groupe, la chanteuse devient addict, dans la foulée, elle se coupe les cheveux, s’habille en guépière et porte-jarretelles sur scène. La rockeuse qui préfère les femmes et la chanteuse, plutôt hétéro au départ, ont une liaison ensemble. Lors d’un enregistrement, Cherie, la chanteuse, défoncée, craque, elle ne remontera plus sur scène.

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photo Metropolitan FilmExport
Ce film raconte l’histoire vraie du premier groupe de rock féminin, un groupe de Glam rock inspiré de David Bowie. Le BO est vraiment sympa à écouter, « Rebel, rebel » de Bowie, « I wanna be your dog » des Stooges (Iggy Pop et les Stooges), etc… Le tandem Kristen Stewart et Dakota Fanning fonctionne, la première dure, la seconde fragile, empêtrée dans des problèmes avec son père alcoolique, coupable d’en laisser la charge à sa soeur dont elle est très proche. La trajectoire des deux actrices principales (« Twilight ») qui semblent chercher des rôles pour les sortir de l’adolescence au cinéma, n’est pas tellement différente de celles de Joan Jett et Cherie Currie, passage à l’âge adulte en réalisant ses rêves (pour ceux qui idéalisent le sujet du film), prix à payer pour entrer dans la lumière noire des rock stars. 

 

« Aladdin sane » (1973)

 

 

Malheureusement, aucune des actrices du film n’avaient fait le déplacement pour la présentation du film au festival du cinéma américain de Deauville le WE de l’ouverture, seule la réalisatrice, Floria Sigismondi était présente dont c’est le premier film. On sent que la réalisatrice a été formée dans les clips, l’esthétique de son film est assez clip et surtout le récit n’est pas assez radical, très aseptisé, trop clean, une version ultra-light du Glam rock dont Bowie était le pionnier avec un rock et un look décadent, une atmosphère emprunté au Berlin des années 30.

Lire aussi la critique du film « Velvet goldmine » de Todd Haynes (sur le Glam rock)…

 

Notre note

3 out of 5 stars (3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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