23 - 03
2009
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Un diplomate anglais en poste à Paris soupçonne sa femme de se rendre tous les jours à des rendez-vous secrets. Engageant un détective, Peter découvre qu'elle va voir son amant qu'elle a logé dans un studio : un chimpanzé pour qui elle a eu un coup de foudre réciproque dans un zoo, l'animal solitaire venait d'un cirque en faillite. Bien qu'il trompe lui-même sa femme, le diplomate, à la fois jaloux et choqué, trouve une solution pour banaliser, accepter l'affaire : installer le chimpanzé en famille chez eux. Les chiens des voisins hurlent et les amis pas moins : Hélène (Nicole Calfan), la meilleure amie, Archibald, (Pierre-Jean Donnadieu, vraiment très drôle), l'ancien amant de Margaret qui lui amène un psy, la domestique développant une allergie dont on verra à quoi exactement ensuite... (Victoria Abril)

photo films A2
On a parlé d'un récit sur la tolérance, l'acceptation de la différence, mais je crois Oshima trop fin pour se contenter de ces lieux communs vus et revus dans tous les contes. Par ailleurs, même si d'aucuns ont préféré à l'époque se scandaliser en y voyant la transgression du tabou de la zoophilie, la démonstration, à mon avis, serait plutôt l'inversion animal/homme, le premier capable d'amour total, le second, perverti, vendant son corps (la prostituée, Sabine Haudepin) ou pratiquant l'infidélité mondaine (Camille, la maîtresse du mari, Archibald, l'amant de l'épouse), incapable d'amour, préoccupé de plaisirs et de promotion sociale...

photo films A2

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Pour les fans de Charlotte Rampling, elle a un regard à damner un saint, pardon, un singe... Pour les fans d'Oshima, la mise en scène est celle d'une comédie occidentale très années 80 qui ne cherche pas midi à quatorze heures, le scénario co-écrit avec Jean-Claude Carrière, ce dernier ayant eu l'idée du sujet... A noter aussi Fabrice Lucchini débutant. Intéressant, touchant, avec de nombreuses lectures possibles.
Rediff sur CinéCinéma Club : 27 mars à 8h05, 30 mars à 22h30 et 1er avril 2009 à 0h20.
Note CinéManiaC :

Mots-clés : cinéculte, cinéma asiatique, Nagisa Oshima, Max mon amour































































