11 - 03
2010
L'ouverture du 12° festival du film asiatique de Deauville s'est faite hier soir assez confidentiellement par un froid polaire avec un hommage expéditif au réalisateur Brillante Ma. Mendoza venu présenter son dernier film "Lola". Les deux jurys installés dans la salle (invités pour les deux sections compétition long-métrages et Action Asia démarrant le lendemain) ont salué depuis leur fauteuil à une telle vitesse qu'il fallait avoir l'habitude de couvrir de la Formule 1 pour arriver à les prendre en photo, j'y ai donc renoncé bien que placée deux rangs derrière eux (aperçu néanmoins le beau Malik Zidi). Comme j'ai renoncé au cocktail d'ouverture au casino après la projection auquel m'avait gentiment invité Orange, (tous les gagnants des Pass festival du concours ont été contactés par mail et par SMS), partenaire du festival, n'ayant pas le coeur à l'ouvrage des mondanités par ce blizzard.
Brillante Ma. Mendoza à Deauville au CID (photo www.cinemaniac.fr)
Le film "Lola" en a dérouté quelques uns, comme tous les films de Mendoza (ceux que j'ai vu à Cannes, par exemple,"Serbis" en 2008, "Kinatay" en 2009), trop comportemental sans doute, le magnifique travail du son en surégime de son cinéma en immersion perçu par un groupe de dames à la sortie... comme assourdissant! Hymne à la grand-mère (Lola), pilier de la société philippine, ce projet nourri pendant trois ans par Mendoza (mais qu'il n'a pu tourner qu'après "Kinatay") a rencontré des difficultés à se monter à cause de son sujet et de son casting senior, les deux grand-mères : l'une voudrait bien trouver de l'argent pour offrir des funérailles décentes à son petit fils tué par balles, l'autre se bat pour faire libérer le sien de prison... Un film beaucoup plus apaisé que les précédents avec une évolution qu'on avait pu noter depuis "Kinatay" : la fin de l'unité de lieu avec beaucoup de scènes en extérieur et le va et vient des personnages en ville (Manille), souvent filmée ici sous une pluie diluvienne obsédante, élément extérieur hostile entravant, de surcroît, les activités modestes d'une catégorie sociale déjà bien empêtrée au quotidien par la précarité où toute dépense devient problème insurmontable à surmonter. La critique du film plus tard sur le blog...
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Asiadeauville 2010
08 - 03
2010
Article sponsorisé
Violet, ça fait tilt, quand je vois que je pourrais trimballer un mini mimi ordi violet, ça me laisse dubitative... On a tous lu, entendu au moment des fêtes de Noël combien les notebooks étaient tendance, prenaient la tête de file des achats. Pourquoi donc aurais-je besoin d'un notebook? Parce que l'écran de mon iphone est quand même légèrement pitchounet et sa capacité de stockage négligeable pour faire tout ce que je fais depuis mon bureau... Que le dit ordi de bureau, fut-il portable, pèse bien ses 3 kg sans parler de son encombrement, une affaire à se coller une lombalgie quand je l'emporte dans mon sac oversize déjà bien rempli de make-up et autres choses indispensables pour courir la capitale.

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Asus
02 - 03
2010

Pitch.
Un prêtre emprisonné à Dachau bénéficie d'une permission exceptionnelle pour assister aux obsèques de sa mère au Luxembourg. Mais le vrai motif est autre, convoqué tous les jours à la Gestapo, un officier nazi lui confie la mission de convaincre l'évêque de se rallier à Hitler.
Je viens d'écouter Serge Klarsfeld dans un débat très intructif proposé par Michel Field sur TF1 à l'occasion de la sortie imminente du film "La Rafle"... J'ai été consternée d'apprendre que ce sont les autorités françaises qui ont insisté pour qu'on déporte les enfants aussi lors de la rafle du Vel d'Hiv... Dans le même état d'esprit de devoir de mémoire, "Le Neuvième jour" est un film incontournable, inspiré d'une histoire vraie, racontant le chantage exercé sur un prêtre Luxembourgeois résistant enfermé à Dachau afin qu'il persuade son évêque de se rallier à Hitler. Ce qui permet de voir les conditions de détention du "bloc des prêtres" dont le film montre que pour les rendre antipathiques aux autres détenus, on leur accordait un faux régime de faveur alimentaire, un verre de vin, une portion de pain supplémentaire... Des prêtres qu'on crucifiait sur des croix de bois de fortune édifiées par les prisonniers eux-mêmes...
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Volker Schlöndorff
01 - 03
2010
A l’occasion de l’ouverture du procès de Radovan Karadzic***, Arte et EuropaCorp avaient organisé un lundi soir de novembre 2009 au cinéma "Les 7 Parnassiens" à Paris la projection de "La Révélation" de Hans-Christian Schmid, un thriller dénonçant la justice internationale déjà présenté à l'automne dans des festivals (cinéma allemand à Paris ou Cinessonne).

Pitch.
Hannah Maynard, procureur au Tribunal pénal international de La Haye, parvient à convaincre Mira, une Bosniaque vivant à Berlin, de venir témoigner au procès d’un criminel de guerre présumé. Mais Hannah commence à comprendre que ses adversaires ne figurent pas uniquement sur le banc des accusés, mais aussi dans son propre camp...
Etonnante histoire que celle d'un procès au tribunal international de La Haye où un procureur se voit entravé dans son travail par les rouages d'une justice qu'elle sert mais dont elle ignore qu'elle est infiltrée par les intérêts politiques. L'ex-général Goran Duric, accusé de crimes contre l'humanité, en prison depuis trois ans, est malgré tout en passe d'être le candidat à la présidence de la république serbe. En charge de l'accusation, le procureur Hannah Maynard voit son témoin capital Alen Hajdarevic discrédité, il aurait affirmé avoir vu des gens arrêtés dans la rue et emmenés de force dans un bus depuis une école, hors, on démontre en se rendant sur place que les dimensions du véhicule ne lui permettaient pas l'entrée dans la cour de l'école.
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Hans-Christian Schmid