« Clear history » : l’homme qui aurait valu des milliards, si…

focus film Diffusion OSC CITY le 10 octobre à 20h40

Pitch

Un créatif marketing farfelu et caractériel quitte l'agence de pub qui l'emploie au seuil de la fortune lors du lancement d'une voiture dont il déteste le nom : la "Howard". Dix ans plus tard, célèbre pour avoir loupé des millions, il a changé de lieu et de nom...

Notes

Voilà un des téléfilms de HBO, qui inaugure la nouvelle chaîne TV Orange OCS CITY focalisée séries et corner HBO (voir post précédent…), « Clear history », que j’ai choisi de visionner surtout à cause de Jon Hamm (« Mad men »)… Pas un chef d’oeuvre, très long (2h40), découpé en trois parties inégales en qualité. Cela démarre pourtant bien, tout en rythme, avec un homme, exhumé des seventies, qui conduit sa décapotable sur un pont genre San Francisco (ça rappelle la première scène du premier film de Clint Eastwood « Play Misty for me ») en écoutant

« 25 to 6 to 4″du groupe Chicago transit authority, en fait, le premier tiers du film est réussi. Mais, ensuite, non seulement ça s’éternise mais on radote pas mal surtout sur une plaisanterie qu’on va supporter les deux derniers tiers du film au sujet de l’ex-petite amie du héros/anti-héros qui aurait fait des gâteries à tous les membres (sans jeu de mots!) du groupe Chicago 20 ans auparavant… Lourd et redondant, très lourd…San José, Californie, 2003, dans une agence de pub dirigée par Will Haney (Jon Hamm), c’est l’effervescence. Le boss annonce le lancement d’une nouvelle voiture (genre voiture électrique) qu’il a décidé de nommer la « Howard ». Nathan Flomm (Larry David), créatif génial et responsable du marketing, qu’on a découvert pestant contre l’usage d’installer les prises en bas d’un mur (pour se casser le dos…) et non pas à portée de main, est outré par le nom : malgré qu’il possède 10% des actions de l’agence de pub, il donne sa démission et liquide ses parts. Le lendemain, Nathan tente de revenir en arrière, trop tard, Will, chagriné, ne veut plus le reprendre… D’autant que Nathan a la fâcheuse habitude de dire tout ce qui lui passe par la tête, comme faire remarquer à la nounou du fils de son patron qu’elle devrait se laver les cheveux plus souvent…

10 ans plus tard, sur la très chic île de Martha’s Vineyard, Rolly (ex-Nathan) mène, sous une autre identité, une vie pépère, accompagnateur de vie d’une vieille dame, méconnaissable, crâne dégarni et gris, voûté, lui qui, dix ans auparavant, ressemblait à un ancien chanteur des rock des années 70 (comme Chicago, son groupe fétiche). Il se trouve que justement le milliardaire Will

Haney, qui a vendu ses « Howard » à la moitié de la planète, vient faire reconstruire « Blue Heron », une fastueuse demeure sur l’île. Rolly-Nathan décide alors de se venger avec l’aide de l’ancien propriétaire de la villa. Mais il n’a pas prévu qu’il va craquer pour Rhonda Haney,  l’épouse de Will, dont il cru comprendre, à tort, qu’elle ne s’entendait pas avec son mari… Et il y a encore une troisième partie (assez courte) 3 ans plus tard..

Et aussi

On a beau être presque euphorique de démarrer sur « 25 to 6 to 4 » de Chicago***, les chansons du groupe évoluant (sorte de trame musicale),

et, avec elles,le film, à la fin, on est à presque saturation quand Chicago revient donner un concert 20 après la jeunesse envolée de tous les protagonistes… Par ailleurs, Jon Hamm en publicitaire gentil, ça ne le fait pas, comme on dit, Will Loney, s’il lui ressemble côté look, est l’anti Don Draper, un homme généreux et scrupuleux, sans les démons du premier. Malgré tout la présence (trop rare) de Jon Hamm fait plaisir.Le scénario n’est pas mauvais, l’histoire non plus, un type qui a failli gagner au Loto et que son sale caractère a privé du pactole (un peu comme si on déchire le ticket gagnant), devenu la risée des médias au point de devoir change d’identité… Un drame que le film va traiter en comédie virant à mi-chemin à la farce. C’est là où le bat blesse, cette absence de finesse, ces redondances, pour ne pas dire radotages, les fellations des petites amies jadis avec le groupe Chicago, cauchemar qui taraude les anciens fiancés, on n’en peut plus… Le surjeu de Larry David n’arrange pas les choses non plus, très théâtral, il confirme bien qu’il a choisi la farce (il est aussi le réalisateur du film).

Dans le personnage de Nathan, on exploite plusieurs facettes dont une qui fait mouche : cette façon de dire « toute la vérité » aux gens, comme  de dire à une jeune femme qui a perdu trente kilos que du temps de son surpoids, il ne l’aurait jamais regardée ou à son patron de confirmer qu’il fait semblant d’être désolé mais n’est-ce pas là la comédie de la vie en société, etc…

« Clear history » fait référence au message qu’on a sur un ordinateur quand on veut effacer l’historique ou un article « clear history ». Diffusé en aout dernier sur HBO, le film a eu de bonnes critiques dans la presse, d’ailleurs, il n’est pas plus mauvais (plutôt meilleur question sujet de fond du film) qu’un tas de comédies US plus ou moins trash qui sortent en salles. Et, puis, un réal qui aime tant Chicago transit authority ne peut être foncièrement mauvais, non?

CHICAGO TRANSIT AUTHORITY
*** de « 25 to 6 to 4 » (j’adore!) à « Saturday in the park » mais, étrangement, le titre le plus connu du groupe Chicago transit authority (dit Chicago), « I’m a man » ne figure pas dans le film.
« 25 to 6 to 4 »

« I’m a man »

Mots clés: , ,

Partager l'article

Lire aussi

Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié. Remplissez les champs obligatoires (required):

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Back to Top