« De l’huile sur le feu » : une terrasse pour deux

Nicolas Benamou, sortie 14 décembre 201

Pitch

Dans le quartier de Belleville, deux restaurants s'affrontent autour d"une placette centrale qui leur sert de terrasse. Après la mort de la propriétaire, les deux clans vont se livrer une lutte sans merci.

Il y a des semaines de cela, j’ai été invitée à une avant-projection (test ou quelque chose comme ça) pour apprendre ensuite qu’il y avait une date d’embargo pour publier la critique du film, ici, à peine la veille de la sortie du film, ce qui assez rare! De plus en plus souvent, on donne des dates d’embargo spécifiques pour internet afin qu’on ne mette pas les critiques en ligne en amont (et on finit souvent, pour ma part, du moins, par ne pas les mettre en ligne du tout… lassitude, oubli, souci de la liberté d’expression des blogs). S’agissant de ce film « De l »Huile sur le feu », on comprend néanmoins la prudence tant c’est mauvais, il y avait longtemps que je n’avais pas vu une daube de ce tonneau…
photo UGC

Dans le quartier de Belleville à Paris, deux clans s’affrontent autour d’une petite place jouxtant un immeuble dont la propriétaire Madame Lavignasse est jouée par Claude Gensac ; deux clans symbolisés par deux restaurants qu’ils possèdent respectivement : un fast-food hallal le « Berbere king » tenu par les Chouffry et un resto chinois « L’Empire du dragon » tenu par les Zy, les deux rivaux se partageant à l’amiable cette placette qui leur sert de terrasse où installer des tables et des chaises. Faisant le pont, si l’on peut dire, un livreur, joué par le doué Vincent Lacoste (qu’on cantonne désormais dans des rôles d’abrutis) campe un jeune français, amoureux de la fille du fast-food, qui se rêve en chinois.

On a lésiné devant aucune outrance, pendant le film, j’ai cherché en vain un mot nettement plus fort que caricature pour définir ce que je voyais, et, quand on aperçoit Michael Youn dans un petit rôle, on comprend mieux où on est tombé. On est à ce point dans les clichés sur le « choc des cultures » que le début des hostilités est marqué par le fait que le propriétaire du « Berbere king » accuse celui du restaurant chinois d’avoir mangé son chien! Si dans la première partie, on a un peu de cohérence dans le récit, après la mort de Mme Lavignasse, la propriétaire des murs, le film plonge en plein délire et on décroche complètement jusqu’au générique de fin.

 

Notre note

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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