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Les fantômes de #Cannes2017/SO (HC)/UCR : « …d’Ismaël », « Los perros »

focus film

Pitch

"Les fantômes d'Ismaël" d'Arnaud Depleschin, "Los Perros" de Marcela Saïd", dans les deux cas, les souvenirs hantent les personnages...

Notes

Ce début de festival de Cannes est empli de fantômes : ceux amoureux du film de Desplechin « Les fantômes d’Ismaël, film d’ouverture du mercredi 17 mai, pour le moins atypique pour une ouverture! Sybillin exercice d’auteur où la théâtralité le dispute au verbiage ; ceux politiques occultés de « Los Perros » , film Chilien présenté à la SDC, section parallèle, qui ouvrait ses portes hier jeudi 18 mai. Omniprésence de Mathieu Amalric qui était acteur dans le film d’ouverture de la SO (hors compétition) et réalisateur du biopic « Barbara » (avec son ancienne compagne Jeanne Balibar) qui faisait hier l’ouverture de la section 2 de la SO : UCR. Ce n’était même pas la peine d’essayer d’y aller, l’ouverture d’UCR affiche chaque année complet!

 

Et aussi

LES FANTOMES D’ISMAEL

Mathieu Amalric n’est jamais aussi surjouant que quand il veut faire plaisir à son ami et double Arnaud Desplechin. Un cinéaste en train d’écrire un film se voit hanté par le fantôme de son ex-femme, névrosée et nymphomane, qu’on a retrouvé un jour assassinée dans une endroit glauque. Une situation qui lui fait faire de tels cauchemars qu’il ne dort presque plus. Depuis quelques années, Ismaël a refait sa vie avec une scientifique timide. On assiste à la lutte entre ces deux femmes, l’ancienne (morte), Carlotta, et la nouvelle (vivante), Sylvia. Bien entendu, ce procédé original renvoie à l’amour qui ne meurt jamais et vous hante, peut-on faire son deuil des êtres aimés? Paradoxalement, c’est Carlotta (Marion Cotillard), morte, qui semble du côté de la vie mais la lutte entre ces deux femmes va rêveler la force de Sylvia (Charlotte Gainsbourg), levant ses inhibitions. Peut-on imaginer plus compliqué et amphigourique que ce film d’ouverture?

 

LOS PERROS de Marcela Said (Chili)

Mariana est peu considérée par son mari et son père, société macho, qui voit en elle une femme girouette qu’on ne prend pas au sérieux et qu’on fait taire. À l’occasion de leçons d’équitation, Mariana est attirée par son professeur qui s’avère avoir été un colonel chargé de la sécurité qui faisait des sales boulots sous la dictature. L’homme ne se fait pas d’illusions, il sera arrêté d’un moment à l’autre. Mais en se rapprochant de son professeur, Mariana déterre le passé occulté de son propre père qui n’est pas moins sale. Une bonne partie cette société chilienne aisée vit ainsi avec les fantômes des exactions et tortures du temps de la dictature en essayant de les oublier et surtout qu’on les oublie, eux, les bourreaux d’hier. Un beau portrait de femme libre malgré tout mais le film est gâché par la mort de deux chiens et le représentation de la maltraitance animale au cinéma est devenue depuis quelques années un gros problème sont on ferait bien de prendre la mesure.

 

 

Notre note

3.5 Stars (3,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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