Petits meurtres en famille : Retour du feuilleton d’hiver rétro sur France 2 :

18684107

Frédérique Bel (la fiancée du député )

Disons le clairement : ce qui attire dans ce feuilleton, c’est la présence de Robert Hossein dans le rôle du patriarche Simon Le Tescou, dans le genre des "Grandes familles". Un père qui dit d’entrée : "mes enfants, je les emmerde" ne peut pas être foncièrement inintéressant… En revanche, quand il est assassiné le jour de son anniversaire, ses ennemis sont si nombreux que ça ne va pas faciliter l’enquête… Comme on est dans une adaptation d’Agatha Christie, les personnages foisonnent, on pourrait parler d’une galerie de personnages que le premier épisode prend largement son temps à nous présenter, à nous en brosser le portrait…

Le soir de son anniversaire pour lequel il a convié toute sa famille, Simon Le Tescou fait la gueule et refuse d’assister au dîner, il a tort car on le retrouve assassiné dans son bureau, plan de la gorge ensanglantée de Robert Hossein, plan d’un verre de vin rouge sang au dîner et flash-back sur les événements de la veille.

Simon Le Tescou (Robert Hossein) a trois fils : le fils aîné, Edouard (Bruno Todeschini), faible de caractère, qui habite le château avec son épouse Edith (Elsa Zylberstein), sèche, chipie et péremptoire. Le cadet, Victor (Gregory Derangère), qui a quitté la maison il y a quinze ans en emportant la caisse, devenu depuis une célébrité du sport et un communiste convaincu. Enfin, Antonin, un fils sans âge, député mou qui couvre ses amours ancillaires avec une fiancée voyante jouée par la pétillante Frédérique Bel, l’ancienne animatrice de "la Minute blonde" sur Canal qu’on a déjà vue récemment avec bonheur dans le film "Changement d’adresse" d’Emmanuel Mouret. Attendue également au dîner d’anniversaire, la petite fille de Simon LT en provenance d’Espagne.

Pour pigmenter les choses, chaque personnage a un double fonds, c’est le système de ces polars rétro comme le «8 Femmes» de François Ozon. Edith a épousé Edouard pour la sécurité matérielle qu’il lui offrait mais préférait Victor, son beau-frère, d’ailleurs, à son retour au château au bout de quinze ans, lui seul semble pouvoir la dérider. Edith n’est pas la seule à craquer pour Victor, Simon Le Tescou, le père, n’aime que ce fils révolté qui lui tient tête, traitant les deux autres avec mépris. Sur le chemin de l’arrivée au château, la petite fille de Simon meurt dans un accident de voiture, à l’hôpital, on prend son employée pour elle, la jeune fille accepte la méprise et endosse son identité. Le député, qui entretient depuis des lustres une liaison secrète avec la gouvernante du château, voit sa tranquillité amoureuse menacée par l’arrivée de sa fiancée parisienne, volubile et vulgaire, habillée comme un sapin de Noël.

Dans ce premier épisode, on distille le cv des protagonistes sans se presser, pour dire les choses, on s’éternise, d’action, il n’y en a qu’une : le meurtre du patriarche, pour sûr, on n’est pas dans «Prison break»! Le casting est cinéma français bon genre avec Elsa Zylberstein, Bruno Todeschini et Grégory Derangère dans les rôles principaux, chacun dans des registres convenus : la hautaine (joli chapeau : un feutre mou violet), le faible, le beau gosse, rien à signaler, c’est du travail de pro sans beaucoup de charisme. En revanche, Robert Hossein, c’est autre chose, d’abord, la voix grave, rauque, ironique, sensuelle, à tomber. Le regard de braise, l’assurance tranquille de l’ancien bad boy qui l’est resté sous le poids des ans, un vrai caïd, un boss, l’éternel séducteur ("Angélique", "Le Repos du guerrier", "Toi le venin", etc…). Si on ne montre pas de flash-backs de Simon Le Tescou/Robert Hossein dans les prochains épisodes, je ne sais si ce ne sera la peine de regarder la suite… A mardi ! ! !

18684121

Marie Bunuel (la gouvernante)

 

 

Partager l'article

Posted by:

zoliobi

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié. Remplissez les champs obligatoires (required):

Back to Top