« Spotlight » : Vaticangate

focus film Tom Mc Carthy, sortie 27 janvier 2016

Pitch

En 2002, le "Boston Globe" publie un article où il dévoile la complicité de l'Eglise catholique pour étouffer des centaines d'affaires de pédophilie au sein du clergé.

Notes

 

Photos Warner

Photos Warner

 

En 2002, le « Boston Globe » dénonce la complicité de l’Eglise catholique dans la dissimulation de nombreuses affaires de pédophilie. Au sein du « Boston globe », en 2001, le nouveau rédacteur en chef, Marty Baron (Liev Schreiber) mandate « Spotlight », la cellule spéciale d’investigation interne du journal, composée de quatre journalistes, afin d’enquêter sur un prêtre, John Geoghan, en poste à Boston, qui aurait abusé sexuellement de 80 enfants… Témoignages des victimes par l’intermédiaire de l’avocat (ayant, en fait, traité des dossiers par des accord amiables en direct avec des représentants de l’Eglise), Maitre Garabedian (Stanley Tucci), d’abord réticent, il accepte de mettre en contact victimes et journalistes. Hésitation de la direction du journal, sans preuves indéniables, toute publication est impossible. Implication du riche et affable cardinal Law qui nie les faits et agit en sous-main au nom des hautes autorités religieuses. Interactions des dramatiques attentats du 11 septembre 2001 qui détournent l’attention de l’enquête.

Au final, le « Boston Globe » va en 2002, preuves à l’appui, dénoncer un scandale immense : les exactions de 90 prêtres sur 250 enfants et la volonté du clergé, durant une trentaine d’années, de soustraire ces ecclésiastiques à toute poursuite judiciaire « visible ». Lors de la parution de l’article type « J’accuse », les appels téléphoniques des anciennes victimes affluent de 200 autres villes du monde entier…

Film d’investigation, tiré d’une histoire vraie, traité à la manière années 70 d’un Alan J Pakula sur le scandale du Watergate dans « Les Hommes du président », le récit est factuel, les révélations choc, et pour cause… Malgré la rudesse des enquêtes fastidieuses pour les journalistes qui épluchent des listings et des archives des mois durant, multiplient les visites aux familles des victimes, aux responsables des associations, aux avocats, essuyent les refus, les menaces, les portes claquées au nez, le film, par sa puissance et son opiniâtreté, à l’image de celle de « Spotlight », est néanmoins captivant ; ressemblant à une sorte de docu-fiction tenant le spectateur en haleine, outré par les faits et l’injustice, immergé au sein de la cellule « Spotlight », en empathie avec ses espoirs, ces craintes, ses moments de découragement.

Un super-film qui ne souffre, à mon avis, que du sur-jeu de Mark Ruffalo (Mark Rezendes), comme c’est souvent le cas, un jeu extraverti qui plait pourtant à beaucoup (nomination aux Oscars)… Avec Michel Keaton (Walter « Robby » Robinson), Rachel Mc Addams (Sacha Pfeiffer), John Slattery (connu surtout pour « Mad men »), un casting haut de gammes au final… Le réalisateur voulait être « aussi réaliste que possible » tant les faits sont énormes, pari réussi.

 

 

 

Notre note

(4 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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