« Le Teckel », a poor lonesome dog #Deauville2016

focus festival Todd Solondz, sortie le 19 octobre 2016

Pitch

Présenté en compétition au 42° festival #Deauville2016, un teckel est adopté par une série de névrosés et/ou frustrés qui projettent leur amertume sur le chien.

Notes

Le chien, objet de fixation de toutes les frustrations, de toutes les névroses, de toutes les cruautés invisibles et licites, voudrait se lover sur un lit douillet comme dans la chanson du générique

« … (Il) cherche un foyer pour enfin se reposer »

Un teckel va être trimballé d’un sketche à l’autre qui ont au début un lien entre eux, puis, aucun : adopté par les parents d’un enfant leucémique, le père cherche à faire de l’autorité avec des théories dans le genre « il faut casser sa volonté, le dompter ». Le pauvre animal est enfermé dans une cage dans la buanderie, et quand on le libère, rien ne va plus, le père monstrueux s’en va un matin le faire euthanasier pour s’en débarrasser. Mais l’assistante le vole et transfére sur le chien ses désirs de maternité. Rencontrant son ex devenu junkie, après des pérégrinations, le chien atterrit chez le frère et son épouse, tous deux trisomiques.

Adopté par un scénariste raté, prof de scénario démodé qui en fera une bombe humaine pour se venger du monde entier et sauvé in extremis par la police. Renommé « Cancer » par une grand-mère malade et acariâtre, que la vieillesse accable, le chien n’aura la paix que dans un autre monde…

 

Et aussi

Le réalisateur a présenté son film comme une comédie du désespoir. Lucide, émouvant, novateur, ce film génial aux mille trouvailles et la psychologie si fine de la sottise humaine et des préjugés des humains, leur cruauté naturelle ordinaire, démode un Woody Allen en moins d’une heure et demi. L’instinct de l’animal, innocent, n’ayant rien demandé au monde que la paix et une bonne pâté, à tenir compagnie à celui qui en a besoin, à se réfugier là où il se sent bien, sa patience infinie à tout supporter, son étonnement à être toujours enfermé quelque part.

Soudain, un interlude, le chien traverse les plaines, la neige, etc,,.  clichés de western et de tous les g des de films…

Préparez vos mouchoirs, on pleure et on rit mais on pleure plus qu’on ne rit, tout compte fait. La fin qui pourrait être tragique à un rebondissement cocasse qui fait que même posthume on utilise le chien…

 

RÉDACTION DU POST LE 5 septembre 2016

Notre note

(5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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