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« The Wild angels » (« Les Anges sauvages ») : route barbare

focus film Roger Corman, 1966

Pitch

Un gang de motards va chercher une moto volée, un des leurs est blessé. Ils décident de le faire évader de l'hôpital mais il meurt. Ils vont alors fêter son enterrement.

Notes

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Une bande de motards, mené par Blues et Joey (dit Loser), macho, cyniques, violents, part dans le désert à la recherche d’une moto volée par un gang rival. Durant une bagarre, la police intervient et Loser est grièvement blessé, on le transfère alors à l’hôpital où il est opéré mais loin d’être sorti d’affaire. C’est alors que la bande décide de le faire sortir de l’hôpital. Non seulement Loser est agonisant mais le kidnapping se passe mal, une infirmière est violée par un type du gang, un viol qu’on va attribuer, à tort, à Blues.

La bande n’ayant que trois activités : la moto, la violence et la fête, accessoirement le sexe avec des petites amies interchangeables, on fête donc le retour de Joey qui demande à se défoncer et en meurt. On décide alors d’aller l’enterrer dans sa ville natale. L’office religieux tourne au jeu de massacre et à l’orgie dans l’église… Mais Blues, atteint par la mort de Loser/Joey, n’y croit plus…

Et aussi

Voilà une curiosité de film réalisé par Roger Corman en 1966. Dès le départ, bikers et Peter Fonda, acteur principal, on se dit « tiens, ça fait penser à « Easy rider »! mais le ton est bien différent. Tourné avec, pour figurants et seconds rôles, de vrais Hell’s angels de Californie et toute leur panoplie de drapeaux nazis, le film, s’apparentant un pseudo-doc sur le quotidien des Hell’s angels, est moralement violent et dérangeant. Dans une scène finale où Henry Fonda affronte le curé, il dit une chose terrible, à la question de ce qu’ils attendent de la vie, il répond, faire ce qu’on veut, se défoncer… Mais au départ, il s’agissait de la quête de la liberté, à ce stade du film, Blues (Henry Fonda), tout en parlant, est en train de comprendre l’imposture…

Le film (surtout la première partie) fait la part belle aux Harley-Davidson et aux routes désertes dans des paysages sauvages, c’est le volet évasion de cette quête de liberté que revendiquaient les anges sauvages, devenus, de fait, des barbares. Dans la dernière scène, Blues (Peter Fonda), lucide, qui attend son arrestation dans l’église, ayant refusé de partir avec la bande des anges sauvages, dit « il n’y a nulle part où aller »… On ne peut pas mieux résumer l’état d’esprit « no future » du film. Sombre et factuel, le film est beaucoup plus dépressif que le futur « Easy rider » trois ans plus tard où il semble que Peter Fonda ait ré-écrit un scénario proche (vu de loin), beaucoup plus libre, et surtout intégrant la part de rêve auquel aspirait la génération hippie.

Avant « Easy rider » (1969) réalisé par Dennis Hopper, film cultissime qui lança Peter Fonda, Roger Corman, réalisateur de « The wild angels » (1966), tournera un autre film (« The Trip », 1967) avec Peter Fonda débutant. Ici, autre curiosité, Blues (Peter Fonda) a pour petite amie Nancy Sinatra qui a bien du mal à sortir de sa raideur et brushings sophistiqués pour jouer à la fille libre qui aime un biker sauvage…

Diffusion

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Vu « Les Anges sauvages » la nuit sur TCM (merci à cette chaîne d’exister!), on peut revoir le film sur Canal Sat « à la demande » ainsi que « The Trip ».

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Notre note

3 Stars (3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

2 Comments

  1. irwin -  22 juin 2017 - 22 h 31 min

    la personne qui donne son avis sur le film « The Wild Angels » a t’elle vu le film?
    car la scène de fin où « Blues » attend la police se situe dans le cimetière où il enterre son copain et non dans l’église

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