Tunnel Canal+_3

« Tunnel » : meurtres à profusion

focus series Diffusion Canal+ à partir du 11 novembre 2013

Pitch

Dans le tunnel sous la Manche, à la frontière exacte entre l'Angleterre et la France, la police retrouve le corps d'une femme politique assassinée, coupée en deux. Les enquêteurs, français en anglais, découvrent qu'il ne s'agit pas d'un seul mais de deux cadavres qui ont été assemblés pour n'en faire qu'un seul. Peu de temps après, un serial killer revendique ce double crime odieux qu'il veut social et annonce quatre autres séries de crimes à venir...

Notes

Si vous avez manqué le début… (épisode 1)
Au début de la série, on découvre

dans l’Eurotunnelle cadavre, coupé en deux, d’une femme députée, Marie Villeneuve, sa tête étant posée sur le sol du côté français, l’affaire revient à la police française. Vérifications faites au service de médecine légale, les jambes étant celles d’une prostituée anglaise, Gemma Kirwan, la police anglaise revient sur le coup : se forme alors le tandem Elise Wassermann etKarl Roebuck, deux flics pas faits pour s’entendre immédiatement, Elise solitaire, introvertie, Karl, cool, bavard, père de famille nombreuse. En parallèle, Alain Joubert, baron de la finance, est traqué, d’un hôtel, il appelle sa femme Charlotte au téléphone lui disant qu’on veut le tuer. Pendant ce temps, Danny Hallier, un journaliste people assez odieux, reçoit au téléphonedes consignesdu serial killer qui lui dicte en quelque sorte ses « une ».

Le tueur, surnommé le TT (Truth Terrorist***), le terroriste de la vérité,

a des visées sociales,son objectif affiché : prouver que tout le monde n’est pas égal devant la loi : ses premiers meurtres dénoncent la peu de cas de la vie d’une prostituée, disparue depuis des mois, que personne ne recherchait, alors que la vie d’une députée suscite l’émotion des médias.

Le tueur annonce ensuite 4 autres thématiques. La seconde série de meurtres concerne les personnes âgées abandonnées dans les maisons de retraite, ce qui met en scène un frère et une soeur et un proxénète aux relations troubles : Stephen Beaumont a connu la prostituée du début grâce à son association où il accueille les exclus mais pas seulement, sa soeur, Suze, est liée à un mac, Anthony Walsh, qui va prostituer la jeune femme Colombienne qu’il vient d’héberger à la campagne, plus tard, il le tuera, plus pour le faire disparaître de la vie de sa soeur que pour ses exactions. Mais ça se complique avec des meurtres côté anglais et d’autres côté français sur le même thème, ici, en même temps que la maison de retraite à Folkstone, un ancien militaire à la retraite est enlevé en France, des vidéos de sa captivité sont mises en ligne, une rançon est demandée aux plus riches dont Charlotte Joubert, devenue veuve…

La troisième série de meurtres concerne les bavures de la police à l’encontre des immigrés, Medhi, un ado, ayant été tué autrefois par un policier, le tueur le livre à la vengeance de son frère. Mais c’est plus compliqué, dans cette troisième volée, le tueur agit par le feu en multipliant les assassinats d’innocents par l’intermédiaire d’un Phosphore combustible très corrosif qui enflamme les vêtements des victimes. Ici, on trouve un autre personnage secondaire, un jeune homme schizophrène, Benji, qu’on a visiblement endoctriné pour trancher la tête de son psychiatre : quatrième « commandement » : la dénonciation du traitement des malades psychiatriques livrés à eux-mêmes. Le jeune homme se suicidera. Il y a beaucoup de suicides de ces personnages secondaires suspectés d’être, sinon le cerveau, du moins les disciples manipulés du tueur.

 

Et aussi

Le réalisateur français Dominik Moll réalise cette adaptation libre d’une série scandinave (« Bron »), nouvelle création originale de Canal+ en 10 épisodes. 

Il y a trop d’évènements dans cette série, c’est assez drôle de dire ça mais le serial killer annonçant 5 séries de meurtres (qui vont se dédoubler des deux côtés de la Manche), ça devient rapidement routine, on attend, sans surprise, les prochains… Paradoxalement, ce n’est en rien une série action, ce serait plutôt le contraire, ce ne sont pas les personnages qui manquent non plus mais les scènes montrent toujours des petits groupes. Cela donne au final une atmosphère intimiste, assez plate, très grise (ça, c’est plutôt bien), à la recherche d’un ton spécifique (mais c’est plus lugubre que stylé…), avec un enchaînement de meurtres, des histoires secondaires (c’est plutôt bien aussi) et les relations évolutives entre les deux flics. Mais qu’est-ce qui fait alors que ce n’est pas passionnant? Peut-être que les histoires secondaires prennent à la fois trop et pas assez de place, qu’elles sont, en fait, beaucoup plus intéressantes que ce couple de flics assez lisse, Elise (Clémence Poésy), mono-expressive, et ses rares amants d’un soir, son traumatisme ancien d’avoir perdu sa soeur jumelle, Karl Roebuck (Stephen Dillane), sympa mais sans charisme, et ses enfants, sa vasectomie, son aventure avec Charlotte Joubert, la riche femme d’un baron de la finance traqué et mort au début de la série. Par ailleurs, on fait le va et vient entre Calais et Folkstone, la série étant tournée majoritairement en anglais, tant qu’à faire, pourquoi pas tout en anglais?En fait, pour être tout à fait transparente, je n’ai vu que les six premiers épisodes de cette série et il est possible qu’elle explose au final comme cela arrive parfois (je songe à l’incroyable final de « Homeland » saison 2), donc, je regarderai plus tard en direct les derniers épisodes et, qui sait, l’impression générale sera peut-être plus enthousiaste…

photo Canal+

Diffusion

sur Canal+ et Canal+ « A LA DEMANDE »
à partir du lundi 11 novembre 2013 à 20h55, ensuite, 2 autres épisodes tous les lundis

Twitter : @Truth_Terrorist  

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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