« Agents très spéciaux, Code U.N.C.L.E. » : 100% endorphines à Deauville

focus festival Guy Ritchie, sortie 16 septembre 2015

Pitch

Des agents très spéciaux, l'un de la CIA, l'autre du KGB, sont obligés de coopérer pour exfiltrer la fille d'un ancien nazi dont le père travaille pour une organisation criminelle en Italie.

Notes

photos Warner

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C’est sûrement le film le plus distrayant de l’année, la qualité, l’action et l’humour au rendez-vous. Pour ceux qui étaient addicts de la serie TV des années 60 « Nos agents très spéciaux », souvenez-vous : Napoleon Solo et Illya Kuryakin avec des acteurs à tomber : Robert Vaughn (le brun trop sexy) et David McCallum (le blond cracounet), pour les fans, donc, ce remake dont on pouvait craindre les dérives, en fait, c’est du caviar.

Gaby Teller travaille modestement dans un garage, de son père, le professeur Teller, elle n’a aucune nouvelle. Comme dans les bons James Bond (adaptation d’un Ian Flemming), Solo fait sortir Gaby de son garage et lui octroie Kuryakin comme faux fiancé, destination Rome, Italie, mission, revoir l’oncle Rudy, frère de son père…

On est en pleine guerre froide, Solo et Kuryakin, malgré leur antagonisme naturel, sont obligés de faire équipe ensemble, ils se donnent perfidement des petits surnoms « Cow-boy » et « Péril rouge » mais ça va s’arranger avec la mission commune de protection rapprochée de Gaby Teller…

Le savant Teller est, en fait, aux mains de la famille Vinciguerra, anciens pro-Mussolini et nostalgiques du nazisme, son frère, Rudy Teller, a eu une enfance malheureuse (aujourd’hui, on psychologise les méchants…), ca l’a rendu sadique et il opère « comme du bon temps des nazis »… Victoria Vinciguerra, à la tête de l’organisation criminelle avec son pilote de course de mari, latin lover, est une bombe glacée platine genre Kim Novak qui veut bien passer la nuit avec Solo sans pour autant renoncer à l’éliminer… De bombe, il est naturellement question et c’est la mission de nos agents très spéciaux de la récupérer à Rome.

Quel shoot d’endorphines! un antidépresseur, un régal, les festivaliers de Deauville étaient ravis, il fallait bien cela pour oublier qu’hier était l’anniversaire du 11 septembre…

Et aussi

Bien entendu, Solo et Kuryakin ont été lissés et typés : le beau brun, escroc trop doué au service de la CIA et le monsieur muscle blond du KGB. Mais Guy Ritchie a fait une chose intelligente : il a gardé tout le look sixties mais modernisé radicalement le rythme, ça donne un James Bond bicéphale revenu des années 60 avec une pincée de montage cut type Jason Bourne et une BO attentions aux tympans. Il ose davantage, d’ailleurs, par exemple , la chanson italienne sirupeuse pendant une scène de bagarres à Rome, période Dolce vita.

Un antidépresseur XXL concocté par un Guy Ritchie qui ne néglige aucun détail tout en réussissant le délicat lifting de « Nos agents très spéciaux » sans se priver de fantaisie, un must.


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Notre note

4.5 out of 5 stars (4,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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