« Alaska » : l’amour casse-pieds

focus film Claudio Cupellini, sortie 11 février 2016

Pitch

Quand Nadine rencontre Fausto, les ennuis vont commencer, de Paris à Milan, mais aussi un amour indéfectible...

Notes

Voilà une histoire d’amour, au départ, loin d’être mièvre, de gris foncé à rose grisé, on serait même plus proche du thème des amants maudits version soft mais la seconde partie ne tient pas la promesse de la première partie du film.

D’entrée, on pose les personnages, deux rebelles. Cela commence par un casting international de mannequins dans un grand hôtel où déjà Nadine, brune boudeuse, poussée par Nicolas, un type de l’agence de top-models française, ne joue pas le jeu et répond à peine aux questions du jury.

Nadine s’échappe fumer une cigarette sur le toit de l’hôtel. Là, elle tombe sur un barman, Fausto, coup de foudre unilatéral, elle se laisse faire : il veut lui en mettre plein la vue et l’entraîne dans une suite avec piscine. Catastrophe 1, le client appelle la sécurité mais Fausto a eu le temps de l’assommer. Deux ans de prison pour Fausto, à sa sortie, Nadine l’attend, à présent, elle est mannequin à Milan. Italie. Sandro, un voyou excentrique et usé, propose à Fausto de s’associer avec lui pour gérer une boîte de nuit immense « L’Alaska ». Pour en être, Fausto vole les économies de Nadine, disputes. Catastrophe 2, accident de voiture.

 

Et aussi

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Le scénario est habile, les deux amants vont faire le chemin inverse, rebelles mais ambitieux, aimant l’argent, la réussite, la première a réussit dans la mode quand le second sort de prison. Et le second va gravir les échelons de la classe sociale la plus huppée quand ses proches s’effondrent, Sandro comme Nadine.

Le personnage de Fausto est un porte-poisse, amoureux d’une seule femme, Nadine, dont il va pourtant pourrir l’existence avec la meilleure volonté du monde… Longtemps, il agace, pas beau, violent, collant, jaloux, pique-assiette, mais possédant l’arme fatale : une confiance en lui absolue. Sans s’en rendre compté Fausto, avec son culot immense et malgré ses maladresses (qui le servent plus qu’elles ne le desservent, on ne s’en méfie pas) applique « le pouvoir, ça se prend ».

Oui, le scénario est avisé avec des rebondissements et toujours cette symétrie (trop?) parfaite qui transforme une histoire d’amour sombre et intense en une comédie amoureuse gentillette peu réaliste. Car la fin est lisse et lissée, c’est fou comme on n’ose rien de fort de nos jours…

 

Notre note

(3,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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