"BORN TO BE BLUE"

« Born to be blue »: Chet Baker, après la chute…

focus film Robert Burdreau, sortie 11 janvier 2017

Pitch

La star déchue du jazz des sixties, Chet Baker, purge une peine de prison quand on lui propose de tourner un film sur sa vie...

Notes

En 1966, Chet Baker purge une peine de prison en Italie. On le fait sortir en liberté conditionnelle pour tourner un film sur sa vie, un biopic dans le biopic qu’est « Born to be blue », mais celui qu’on ne verra pas ou seulement en flash-back en noir et blanc. C’est le seul reproche qu’on peut faire à ce film, les trop rares et rapides flash-backs sur l’époque où Chet Baker était une star du jazz. Mais le film a choisi un angle : Chet Baker après la chute. Sur le tournage du film sur sa vie, il tombe amoureux de Jane, sa partenaire, une afro-américaine comme sa femme Elaine de l’époque de la gloire. Une nuit, Chet Baker se fait tabasser par ses anciens dealers et le film en reste là. Jane ressemble étrangement physiquement à son ancienne épouse… sauf que la première était égocentrique et jouissive, cherchant à partager les retombées de la gloire de sa star de mari, et Jane, au contraire, veut l’aider.

"BORN TO BE BLUE"

« BORN TO BE BLUE »

Retour aux débuts : en 1954, Chet Baker débute au fameux club le « Birdman » avant Miles Davis, son modèle. Son ascension est fulgurante : adoubé par les grands jazzmen que sont Miles Davis et Dizzie Gillepsie. Seul blanc dans cet univers de jazzmen noirs, Chet Baker doit faire ses preuves mais il a un style unique, qu’on appelle le western coast swing, et, après l’avoir entendu, les autres comprennent aussitôt qu’ils ont affaire a un génie de la musique. On le surnomme le James Dean du jazz sauf que lui, il doit sa fin tragique, et par paliers, à l’héroïne qui en a fait un zombie dont la décrépitude physique est pathétique. Dès ses débuts, il accepte une injection d’héroïne d’une groupie glauque, il devient aussitôt un junkie et il le restera jusqu’à sa mort dans les années 80. Au milieu des années 60, obligé d’accepter la méthadone en traitement substitutif,  Chet Baker tente le sevrage afin de ne pas retourner en prison, il est clean. Mais qu’il remonte sur scène au « Birdman » à NYC après des mois à répéter, s’épuisant contre sa dentition démolie et retapée par un dentiste, ce qui l’empêche de jouer, des mois à convaincre Dick, son ancien agent de lui refaire confiance, le soir-même de son retour, il replonge, défoncé, il entend mieux les notes, high, il plane, il n’a plus peur… Jane le quitte…

Et aussi

Stupéfiant de justesse, émouvant, Ethan Hawke a parfaitement saisi la fragilité et la gentillesse du personnage, vivant sur une autre planète, un ailleurs,  prêt à tout, notamment à se démolir pour jouer sa musique. Plusieurs fois nommé aux Oscars pour ce rôle, j’espère qu’il l’aura!

Ce film fut présenté en AP au dernier festival américain de Deauville.

Photo Kinovista

« BORN TO BE BLUE »

 

POST RÉDIGÉ le 19 decembre 2016

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Posted by:

Camille Marty
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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