"Coup de foudre à Rhode island" : oui à Steve Carell romantique!

Peter Hedges, 2006, sortie 17 septembre 2008
Comédie romantique américaine à gros budget, il y avait de quoi se méfier tant le genre est miné, c’est pourtant une bonne surprise que ce film désopilant et remarquablement bien interprété avec le génial Steve Carell, qu’on avait découvert  il y a deux ans à Deauville dans « Little Miss sunshine », Grand Prix du festival du cinéma américain 2006, et une Juliette Binoche lumineuse.L’histoire est simple comme un coup de foudre : Dan, journaliste sérieux et responsable, s’étant fait une réputation dans la chronique des problèmes familiaux qu’il rencontre au quotidien en élevant seul ses trois filles depuis la mort de sa femme, quatre ans auparavant, va voir ses principes moraux voler en éclat lors de sa rencontre fortuite avec la femme idéale… Sur le point de partir avec ses trois filles rejoindre sa nombreuses famille chez ses parents à Rhode island, Dan doit régler les problèmes de la seconde qui s’en entichée d’un camarade de classe et hurle son amour pour lui… Ce qu’il ignore et que le spectateur devine aussitôt, c’est qu’il va être confronté dans les heures qui suivent à la même situation…
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photo Europacorp distribution
Expédié par sa mère prendre l’air et acheter le journal en ville parce qu’elle le trouve morose, Dan (Steve Carell) tombe (amoureux) à la librairie sur Marie (Juliette Binoche), une jeune femme fantasque et rêveuse ; aussitôt aimantés l’un à l’autre, ils vont boire un verre ensemble et  y passent la journée… De retour dans la maison de famille fourmillante de frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, Dan revoit Marie : c’est la nouvelle petite amie de son frère Mitch (Dane Cook). Le comique de situation est en place, ressort central du film, mais ni Steve Carell ni Juliette Binoche ne jouent la carte du comique, leur partition foncièrement romantique insérée dans un scénario de comédie, c’est là la réussite du film.Tandis que Marie séduit toute la famille en étant parfaite pour se faire accepter, Dan, lui, se met tout le monde à dos, en accumulant les gaffes et les bévues. On voit bien que Steve Carell gomme toute tentation de surjeu car l’acteur est à tomber… peut-être pas amoureux… mais on est sous le charme… ayant parfaitement saisi le point d’équilibre entre comédie et sentiment, Steve Carell brosse brillamment et subtilement un Dan éperdu d’amour pour sa future belle-soeur, partagé entre son sens de la famille et son attirance irrépressible pour la jeune femme, spectateur lucide de son impuissance à mettre en pratique ce qu’il conseille à ses lecteurs dans ses chroniques familiales, voire à sa propre fille…

photo Europacorp distribution
Pour ne pas désespérer Mitch (et occasionnellement le spectateur), le frère qui va inéluctablement perdre sa fiancée, le scénariste a une idée bienvenue : faire venir à mi-film une bombe, Ruthie Draper (Emily Blunt, superbe, vue aussi dans « Sunshine cleaning » à Deauville cette année) pour consoler Dan dont on voit aussitôt que cette jeune femme délurée va mieux avec Mitch, le séducteur sportif decomplexé, tandis que Dan, le romantique qui s’ignorait, est fait pour Marie… Ce film est un puissant antidépresseur dont il serait dommage de se priver. Ensuite, il ne reste pour qu’à aller se précipiter au cinéma voir « Max la menace » (sorti la semaine dernière en salles) pour retrouver vite Steve Carell!!!

 


Notre note

(4 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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