« D’une vie à l’autre » : le miroir à deux faces

focus film Georg Maas, sortie 7 mai 2014

Pitch

Fille d'un allemand et d'une Norvégienne, Katrine a été élevée dans un orphelinat pour enfants aryens. Depuis 20 ans, elle a refait sa vie en Norvège où elle a retrouvé sa mère.

Notes

Fille d’une soldat nazi et d’une Norvégienne, Katrine fait partie de ses « enfants de la honte » qu’on a placé à l’époque dans des orphelinats pour enfants aryens dans le cadre du programme « Lebensborn » imaginé par Himmler en 1935 (pour les nazis, les Norvégiens étaient la race la plus pure). Certains de ces orphelinats, tel celui de Katrine, se trouvaient dans la future RDA. Parvenant à s’échapper, il y a 20 ans, pour retrouver sa mère en Norvège, elle y a refait sa vie, mariée, deux enfants. Pourtant, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’état Norvégien au sujet de ces orphelinats, curieusement, elle refuse. C’est alors que des tranches de son passé remontent à la surface, notamment ses relations passées et troubles avec la Stasi. Car la Stasi avait eu l’idée d’utiliser ces « orphelins de la honte » comme espions, puis l’idée encore plus perverse de leur voler leur identité…

Et aussi

photos Sophie Dulac distribution

photos Sophie Dulac distribution

 

C’est autant film politique qu’un film sur la filiation, l’identité, et sur la vérité des relations entre les gens, qu’est-ce que la vérité et la vérité existe-elle? Le personnage de Katrine ne colle pas à l’image d’elle qu’ont sa mère, son mari, ses enfants, mais cela a-t-il vraiment, au final, de l’importance? (« A chacun sa vérité » de Pirandello l’a bien démontré).

Bien que le sujet soit passionnant, au lieu d’un thriller d’espionnage doublé d’un drame identitaire, le sujet est traité uniquement du point de vue du drame familial (assez larmoyant). En cela, le film ne m’a pas touchée, dommage… Malgré la présence de Liv Ullmann dans le rôle de la mère, un grand plus pour le film.

Adapté d’un livre, ce film (2011), « D’Une vie à l’autre » (« Two lives », le titre anglais est plus parlant), est le second long-métrage du réalisateur allemand Georg Maas. Il a aussi réalisé depuis un documentaire « Liv Ullmann en plans rapprochés » (2013)

PS.
Le titre de ce post est celui d’un film que j’aime beaucoup avec Michèle Morgan, Bourvil et Gérard Oury : « Le Miroir à deux faces » (1958) d’André Cayatte dont le sujet est différent mais tellement juste. Si il est rediffusé à l’antenne, foncez!

MIROIRA2FACES

Notre note

(3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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