FRIGHT NIGHT

« Fright night » : le retour de la figure ancestrale du vampire sous l’angle horreur/humour

Craig Gillespie, sortie 14 septembre 2011

Pitch

Un vampire emménage dans un quartier tranquille. Le fils de ses voisins immédiats comprend le danger quand son meilleur ami disparaît mais personne ne veut le croire. Il décide de prendre les choses en main.

On a affaire ici à une comédie vampirique sympathique qui joue sur les deux tableaux : la peur et l’humour. C’est sa qualité première, ne pas renoncer à l’angoisse, réhabiliter la vraie figure du vampire, monstre sanguinaire sans états d’âme, obligé de tuer pour nourrir, avec le retour des fondamentaux comme les armes qui « marchent » pour l’éliminer : la lumière, le pieu dans le coeur, les croix qui le brûlent… On sort donc du registre du vampire javelisé, romantique éthéré (« Twilight »), qui avait pignon sur rue ces temps-ci. D’autant que l’inquiétant voisin de Charley Brewster et sa mère, le beau Jerry, est interprété par Colin Farrell, second atout du film. On aurait pu d’ailleurs se passer de la dimension humour car l’équilibre angoisse/rires est toujours difficile à maintenir.

Charley a laissé tomber ses vrais copains pour plaire à la plus belle fille du lycée dont Ed, un geek à lunettes, qui le prévient que son voisin Jerry est un vampire. La première scène table sur l’horreur, le vampire laisse deux morts déchiquetés dans une maison du quartier. Le lendemain au lycée, un élève manque à l’appel. Quand Ed disparaît à son tour, Charley comprend qu’il avait raison. D’autant qu’il y a des drôles de travaux et d’allers et retours chez le voisin Jerry. Comme un vampire ne rentre dans une maison que si on l’y invite, Charley interdit à sa mère d’inviter Jerry qu’elle trouve très séduisant. Au moment où sa petite amie lui tombe enfin dans les bras, Charley a d’autres chats à fouetter : il va à la rencontre de Peter Vincent, une star dans son genre, personnage excentrique, habillé comme Satan, qui donne un show prisé de magie noire à Las Vegas, afin de lui demander de l’aide contre un vampire. Mais l’homme est aussi terne et renfermé dans la vie qu’il brille sur scène.

Le film est un remake de « Vampire… vous avez dit vampire? » (1985), un film culte à petit budget dont Colin Farrell était fan, ce qui l’a à la fois repoussé et poussé à accepter le nouveau projet. Le réalisateur Craig Gillespie, australien, a engagé sa compatriote Toni Collette dans le rôle de la mère et Marti Noxon comme scénariste qui avait déjà travaillé sur une histoire de vampire (« Buffy »). Un film proposé en 3D, et j’avoue que je n’étais pas prévenue, sinon, j’aurais passé mon tour… Le procédé, nouvelle machine à cash des studios américains (pour combien de temps?), comme les fois précédentes, m’a collé la migraine et ces personnages qu’on dirait suspendus dans des maisons de poupée avec les sous-titres qui vous arrivent sur le nez, ce n’est pas mon truc. Néanmoins assez bien ficelé, distrayant, et certaines salles le passeront en 2D.

 

Notre note

3 Stars (3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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