"La guerre des mondes" : La critique hebdo Cinextérieur de Sylvain Etiret

Steven Spielberg, 2005

 

De temps en temps, j’inviterai un brillant rédacteur extérieur au blog CinéManiaC pour la critique ou l’analyse d’un film, cette semaine, il s’agit de Sylvain Etiret, féru de science-fiction et de westerns, bienvenue !!!!
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C’est samedi et comme je ne bosse pas ce week-end, je me suis dit que je pouvais aller à la première séance, celle qui coûte moins cher, pour déguster dans le calme le dernier opus de Monsieur Spielberg, celui-là même qui était responsable de l’écarquillement pupillaire adolescent qui me poursuit encore depuis que Luke Skywalker avait sauvé la galaxie. Levé de bon matin, et le coeur plein d’entrain, me voilà mon ticket dans la poche et les fesses dans un doux fauteuil, prêt à repiquer au jus des mondes science-fictionnesques. Tout ça pour dire que l’a priori était plutôt favorable. Voilà, ça commence …

Le gérénique navigue parmi une forêt de filaments et de protozoaires qui s’ouvre sur une petite intro en voix off de Morgan Freeman.

Ray Ferrier (encore qu’il va falloir un bon moment pour qu’on connaisse le nom de famille) (Tom Cruise) est un grutier surdoué qui rentre chez lui pour la pause au désespoir de son patron qui se retrouve avec tout un cargo sur les bras et personne qui arrive à la cheville du sus-dit Ray. Ray rigole en s’éloignant et en le laissant s’éponger le front … C’te bonne blague.

En arrivant devant chez lui, son ex, BCBG et enceinte de pas mal, s’impatiente devant la porte fermée, avec son nouveau (Tim) qui doit l’emmener en week-end à Boston chez ses parents à elle, et avec les 2 enfants qu’elle a gardé de sa séparation d’avec Ray : Robbie (Justin Chatwin) un ado grincheux et j’m’en-foutiste, la casquette en arrière, le look dépenaillé et le balladeur sur les oreilles, et Rachel (Dakota Fanning) une gamine plus souriante qui fait quand même la bise à papa. "Me voilà, pile à 8h30 comme prévu", "Mais on avait dit 8h, Ray", "Non, pas possible, …" Re-c’te bonne blague.

Installation des moufflets dans la bicoque où règne un laisser-aller expressif et consignes au grincheux qui s’en tape de préparer son exposé pour le lundi. Départ des bon-chic. La télé raconte une panne générale sur l’Ukraine qui n’a plus de communication depuis un orage électromagnétique mystérieux. Ray s’affale sur un lit défait en disant à la petite de se commander à manger vu le désert du frigo. Il se réveiile pour raler que la pizza (ou autre américanophagisme livrable) n’est pas du niveau. Robbie est sorti faire un tour en piquant la bagnole sans permis ni permission. Ray n’est pas content et sort à pied quand il est arrêté par un attroupement de voisins qui regardent le ciel et un drôle d’orage avec plein d’éclairs, un vent curieux, et la foudre qui se met à tomber, bizarrement, à plusieurs reprises au même endroit, un peu plus loin. L’électricité saute, comme tout ce qui d’habitude fonctionne et qui là ne fonctionne plus, même la montre au poignet du grutier. ("Serait-ce donc que les infos sur l’Ukraine annonçaient quelque chose de plus vaste ?" se dit le spectateur ébourrifé par une telle révélation.) Rachel n’est pas rassurée mais Ray va voir de quoi il en retourne, à pied et en croisant un tas de voitures en carafe dont une que le garagiste voisin s’acharne à réparer et à qui Ray dans un trait de génie lance l’idée de la réparation qui fera redémarrer l’engin. Robbie rentre au même moment mais sans la voiture empruntée qui l’a laissé en rade un peu plus loin. Ray rale au passage.

A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les amateurs qui veulent vraiment tater de la salle obscure et se délester de leur obole à Monsieur Spielberg feront bien de sauter la suite du résumé à moins que la connaissance de la fin n’entrave pas leur plaisir de spectateur. Les moins accro qui voudraient simplement profiter de mon investissement pour savoir jusqu’où tout ça nous mène en s’épargnant le regret d’avoir passé des heures dans le noir pour ça pouront continuer la lecture.

 

*** Passage à censurer si on ne veut pas connaitre la fin ***

Arrivé où la foudre a martelé le sol qui est bizarrement gelé, le bitume se fissure en grandes failles qui font s’effondrer les batisses voisines, jusqu’au clocher d’une église qui se renverse sur la chaussée (la cause de tout ce tintoin s’en prendrait donc aussi à Dieu alors !). Soudain, une espèce de tank en forme de casque de Dark Vador dont l’avant serait remplacé par un phare de 2CV version monumentale, le tout posé sur trois tentacules géantes d’une bonne cinquantaine de métres qui lui servent de gambettes (d’où son nom de tripode dans le reste du film), sort de terre à grand fracas, déploie quelques ustensiles, et se met à tirer sur la foule affolée. Pas mal de trucs explosent. Du linge flotte dans l’air. (C’est qu’en touchant quelqu’un, le rayon mortel le désintègre lui, mais pas ses vêtements qui s’envolent comme si qu’on aurait mis un pétard dans un panier de linge sale.)

Ray prend ses jambes à son cou et rentre à la maison en échappant au champ de ruines et au massacre, tout secoué par l’aventure. Il fait vite fait son paquetage, sans oublier le flingue planqué sous le lit. ("Tiens, je parie qu’il va s’en servir plus tard" se dit le spectateur avisé et fier de sa culture cinématographique qui lui permet de décoder à la seconde ce genre de scène qu’un moins érudit aurait trouvé inédite.) La progéniture est entre la panique et la rouspétance. Tout le monde saute dans la seule voiture qui marche après que le garagiste ait exploité utilement l’idée de génie sus-visée du grutier. Le garagiste qui s’interpose est balayé par un tir du rayon venu d’ailleurs et la voiture décampe dans les cris hystériques de la gamine sur la banquette arrière (une spécialiste de ce genre de manifestation dont on ne profite là que de la première d’une longue série d’occurences). Heureusement, Robbie sert à quelque chose : il connait le truc pour stopper la sirène. Les choses se calment un peu en navigant entre les voitures échouées au milieu de la chaussée, et la petite équipe se décide pour rejoindre maman et Tim avant leur départ chez grand-maman. Une pause pipi sur le bas côté juste histoire que la demoiselle voie passer des corps charriés par le courant d’une onde pure en contre-bas et nous fasse un petit coup de sirène, et qu’une colonne militaire roulant dans l’autre sens ne donne l’occasion au grincheux de s’exprimer en réclamant d’aller avec la troupe bouter l’envahisseur. Engueulade avec Ray. La sirène pleure et retient son frère.

On arrive enfin chez Tim, dans un lotissement chic. Un havre de paix dans un monde de brutes. C’est le soir, alors c’est éclairé comme à Versailles, mais la maison (bien rangée celle-là) est déserte. On s’interroge en famille. Ray fait une démonstration de ses talents culinaires en confectionnant des tartines de beure de cacahuète, mais personne n’en veux. Robbie n’a pas faim et Rachel est allergique au beure de cacahuète. ("Et depuis quand, ma fille ?", "Depuis ma naissance". Regard géné de Ray devant cette preuve définitive de son absence (jusque là) de qualité à être père.) Tout le monde va dormir à la cave transformée en Gymnase Club (Tim se tient en forme !).

Un grand bruit réveiile tout le monde et on va se réfugier précipitament à l’étage en dessous (la cave de la cave, quoi ! Un genre de chaufferie semble-t-il). Y’a quand même un vasistas qui permettrait de voir dehors s’il faisait jour, mais d’où vient un grand éclair dans une grande secousse. Ray va de nouveau voir de quoi il en retourne et découvre le lotissement cosy transformé en champ de ruines sous l’effet d’un avion qui s’est écrasé sur le quartier et a éventré la maison. Une bande de jounalistes est justement là à fouiller la carcasse à la recherche d’un truc à manger. On fait connaissance et on visionne une K7 qu’ils ont filmé plus tôt où on voit que les attaques se sont multipliées entre-temps. Sur un ralenti des éclairs mystérieux, surprise : c’est en fait le support d’une espèce de capsule qui vient du ciel (probablement d’un vaisseau spatial), et qui s’enfonce dans le sol pour atteindre et mettre en branle les tripodes enfouis depuis la nuit des temps, avant même l’arrivée de l’homme sur terre, quand l’attaque avait été programmée en l’attente du bon moment. Ray récupère les marmousets et on plie à nouveau bagage en sautant dans la voiture volée, direction chez Mamie à Boston.

Papa rale que fiston l’appelle "Ray". Un peu de respect quand même ! La nuit retombe. Rencontre avec une foule hostile qui en veut à l’auto. On lutte, on joue du flingue ("Je savais bien qu’on allait la revoir, cette pétoire" se dit le spectateur avisé et fier de l’avoir été), un coup de sirène pour le fun, on perd l’auto et on se retrouve à pied. Justement, on est près d’un embarcadère où un ferry charge la foule gentiment, guidée par des gentils GI qui font la circulation arme au point. Soudain les tripodes arrivent à l’horizon. La foule s’emballe. Le ferry relève le pont et démarre en catastrophe. Ray and Co ont pu quand même monter et fiston épate papa en sortant de son attitude négative en aidant quelques passagers accrochés au bastingage à rejoindre le bord. Emotion. Et puis comme les tripodes sont méchants et rapides, ils rattrapent le ferry qu’ils chavirent tout en jouant du rayon désintégrateur sur les passagers à l’eau. Les Ferrier arrivent quand même sur la rive et la route se poursuit pedibus com jambis.

Robbie a un drole de regard, comme halluciné, et plante tout le monde pour aller rejoindre une escouade du coin qui balance plein d’obus sur les tripodes du secteur. L’escouade de plaint que les obus n’égratignent pas leur cible. ("Ben c’est le champ de force !" explique le spectateur avisé qui a déjà vu Independance Day et qui est donc expert en boucliers extraterrestres.) Papa n’arrive pas à retenir Robbie. Pire, il doit choisir entre le retenir lui ou aller récupérer sa fille laissée un peu plus loin qu’une bonne âme tente d’embarquer en la croyant perdue. Cornelien ! Un éclair fait exploser l’escouade que le fiston avait rejointe. Pas encore le temps de pleurer tant ça barde de partout.

En passant près d’une maison isolée, un inconnu (Harlan / Tim Robbins) fait des signes depuis l’entrée de sa cave, un fusil à la main. Ray et Rachel se réjugient dans la cave avec l’inconnu qui referme l’entrée sur eux. On se repose un peu, avant de comprendre qu’Harlan a décidé de faire comme les envahisseurs : se réfugier sous terre en attendant l’occasion de les prendre à revers. Dehors ça barde de plus en plus, et on voit les tripodes capturer les prisonniers avec des tentacules géantes genre langue de caméléon et les stocker dans des cages suspendues sous Dark Vador. Pire, de temps en temps, ils en coincent un à terre et le trucident en en aspirant le contenu qui, on suppose après digestion, est évacué par un genre de pot d’échappement. Le paysage est entièrement tapissé de rouge. Dans la cave prolifèrent des racines étranges de la même couleur. Le désaccord monte dans la cave entre Harlan qui veut de plus en plus en découdre puis pète un cable et Ray qui veut toujours juste sauver sa fille. Explication musclée derrière une porte, et exit Harlan. Les martiens (et tout cas les habitants des tripodes) tentent une incursion dans la cave mais tout le monde est bien caché. La petite finit quand même par sortir et se faire attraper. Son père la suit dans la nacelle du tripode et finit par dézinguer l’engin à coup de grenades bien placées.

Scène suivante : arrivée dans Boston avec une colonne de survivants. Surprise, un tripode s’est pris les pieds dans le tapis et a chu contre une façade. Les racines envahissantes sont là aussi, mais elles ont perdu leur couleur vermillon et sont toute friables. "Mais ça meurt !" s’écrie Ray. Les GI guident les arrivants vers un tunnel quand Ray leur signale que des oiseaux se posent sur le sommet d’un autre tripode qui titube déjà : c’est qu’il n’a plus d’écran de protection alors ! Quelques roquettes bien senties et l’engin s’écroule. Un ET rend le dernier soupir en ouvrant son écoutille. On comprend que tous les tripodes du monde subissent le même sort.

Scène suivante : Ray se présente devant la porte de Mamie en laissant Rachel aller devant et se jeter dans les bras de sa mère émue qui dit merci à papa. Papy et Mamie sortent aussi. Et miracle, Robbie, qui n’est plus grincheux, sort aussi. Il est donc pas mort, alors ?! C’est beau !

Morgan Freeman revient en voix off sur fond de filaments et de protozoaires pour donner la clé en 3 phrases : les ET ont failli battre les humains, mais les bactéries, que les ET n’avaient pas prévu, sauvent la mise aux humains en trucidant les envahisseurs qui avaient négligé de se faire vacciner. Si c’est pas de la solidarité terrienne, ça !

 

*** Fin du résumé et du passage à sauter ***

Les fesses bien calées dans mon doux fauteuil, je regarde d’un oeil distrait défiler la litanie des collaborateurs du film. Ce n’est pas que ce soit passionnant, mais ça a le pouvoir hypnotisant de laisser vagabonder l’esprit au milieu du souvenir récent. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir en raconter en rentrant ?

Question effets spéciaux, Steven n’est pas manchot. On le savait et on le vérifie. Pas de surprise de ce côté là. Peut-être seulement la scène de la sortie de l’eau après le naufrage du ferry et celle de la sortie de la maison quand Ray recherche Rachel avant qu’elle ne se fasse repérer par un tripode : le décor fait bizarrement carton-pâte et rappelle furieusement certains plans du Magicien d’Oz, en plus trash bien sûr.

La tête chercheuse qui fouine dans la cave avant qu’Harlan ne pète une durite fait "vrai", sûr. Dommage qu’on ne puisse s’empécher de la comparer à la langue d’eau de mer qui fouiile le module sous-marin d’Abbyss.

Les ET qui farfouillent dans la même cave ont un air d’hybride entre la bébète d’Alien et le casque de Dark Vador (décidément, Steven a du mal à oublier ses premières amours). Mais tant pis, ils sont repoussants à souhait .

Question acteurs, Tom Cruise est le Tom Cruise du commerce, celui de Top Guns, pas celui de Magnolia. Ni plus ni moins. Justin Chatwin fait un Robbie de bande dessinée, caricatural en diable dans le genre rebèle des beaux quartiers. Dakota Fanning est une sirène tout a fait convaincante si on aime le genre bruyant. Tim Robbins est inquiétant comme au cinéma. Tout est dans le regard. On se croirait dans un film d’auteur. Spielberg admire Truffaut, on le savait depuis Rencontre du Troisème Type. Un petit clin d’oeil de sous-jeu, c’est pas du Truffaut, mais ça fait du bien à l’image. Tim Robbins remplit bien sa mission, mais pourquoi lui donner cette mission dans ce film précisément ? Mystère et boule de gomme.

Question image, il faut aimer la pénombre et les ambiances glauques. Pas grand chose à dire de plus, si ce n’est que si le but est d’appuyer sur l’impression kafkaienne de chappe de plomb étouffante sous laquelle les personnages basculent d’une catastrophe à la suivante sans avoir le temps d’en comprendre la logique, c’est assez réussi. On se croirait dans Minority Report ou dans Blade Runner. Ou comment muter H.G. Wells (l’auteur de La Guerre des Mondes, version roman) en Philip K. Dick. Projet amusant, mais un drôle de saut à opérer pour suivre Spielberg de la Guerre des Etoiles, space opera à la Jack Vance ou à la James Blish, à l’univers torturé de Dick.

Côté poncifs, clichés et raccourcis, c’est le festival. Les personnages sont autant de caricatures. Même ceux de 22ème plan : les journalistes qui fouillent la carcasse de l’avion écrasé dans un monde dévasté ne pensent qu’au scoop, tout en se plaignant qu’il n’y a plus de chaine de télé fonctionnelle pour diffuser leurs images. Et de se détourner de Ray sans état d’âme quand ils découvrent qu’il n’est pas "scoopable". La plupart des effets sont attendus : Rachel profite du calme de la pause pipi pour regarder le calme courant d’une paisible rivière, quand apparait un corps flottant au fil de l’eau, suivi de peu par toute une série de victimes dans le même équipage. Les bons sentiments pleuvent : en pleine panique générale, la bonne âme qui, sous les bombes, ne voulait pas avancer sans avoir convaincu Rachel de la suivre, parvient même à s’excuser auprès de Ray de n’avoir pas cru en son retour que la petite attendait. Tout ça en courant. Les GI sont très gentils. Presque pas un mot plus haut que l’autre en pleine bataille. Même pas peur, GI Joe. Pourtant, même les soldats de Starship Troopers avaient des états d’âme. Mais il est vrai que ce n’était pas des GI (ou des Marines, je m’y perd …).

Quant à l’histoire, elle n’en finit pas de commencer. Tout le film n’est qu’une fuite pour échapper à l’envahisseur et on attend le moment où le cours de l’histoire va s’inverser, où les héros défaits vont reprendre pied et organiser la reconquête. On sent bien que ça va venir, mais les tuiles continuent à pleuvoir. Ray bousille bien un tripode en trouvant la faille, mais ça fait un moment que les escarres me titillent le postérieur malgré le doux fauteuil. Et puis de toute façon, la technique n’est reprise par personne. Et tout à coup, les ET meurent sans raison apparente, Morgan Freeman nous dit vite fait que c’est un coup des gentils microbes terriens, et vlan, générique. Comment on le sait, mystère. Pourquoi le même effet chez tous les ET top synchro, re-mystère. Après tout, les indiens décimés par les maladies des compagnons de Christophe Colomb avaient mis des années à disparaitre, et encore pas jusqu’au dernier. Comment les bactéries enrayent les boucliers de force autour des tripodes, re-re-mystère. Tout ça tient en quelques minutes de film. Au point qu’on se demande si on n’a pas assisté au premier épisode d’une saga dont Spielberg nous reserverait une série de suites dans les années à venir. Mais non, c’est l’adaptation d’un bouquin qui finit sur cette défaite microbienne des envahisseurs. Le bouquin n’a pas de suite, alors de saga nada. Il fallait bien une fin, alors on a mis ça. Peut-être que c’est volontaire de conserver un mystère pour maintenir l’ambiance kafkaienne. Mais à ce compte, pourquoi donner la clé bactérienne ? Autant s’en tenir à "Les ET meurent d’un coup" / Générique. Bref, une impression de baclé sur la fin.

 

Lundi, 3h du matin. Je crois que je vais m’arrêter là. Ca m’a pris un peu plus de temps que prévu de raconter ma séance de cinoche. Finalement, y’avait quelques bricoles à dire …

 

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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