L’Amour ne pardonne pas » : double peine

focus film Stefano Consiglio, sortie le 11 mars 2015

Pitch

Un homme et une femme que tout sépare, l'âge, la culture, la religion, la famille, tentent de s'aimer mais vont-ils réussir à dépasser le poids des préjugés de leur entourage?

Notes

Adriana, française d’origine italienne, travaille comme infirmière dans un hôpital quand elle craque pour un bel inconnu rencontré au service des Urgences. Mohamed est étranger, célibataire et il a la moitié de l’âge d’Adriana, 60 ans, mère et grand-mère. Adriana et Mohamed s’aiment presque aussitôt, il vient chez elle afin qu’elle lui fasse ses piqures, quelques mois plus tard, ils sont mariés. Contre l’avis de la famille de Mohamed qui n’est pas emballée par une sexagénaire non musulmane et divorcée qui, bien évidemment, ne peut plus avoir d’enfant. Contre l’avis de la fille et du gendre d’Adriana, ce dernier qui va d’ailleurs intervenir de manière perverse et malhonnête pour les séparer…

Et aussi

De l’Italie, on ne voit pas grand chose, c’est un film hyper-intimiste avec une Ariane Ascaride rayonnante. Cependant, pas mal de thèmes majeurs sont abordés, en premier lieu, la double peine, double discrimination, sur la différence de culture et d’âge : le racisme anti-immigré et anti-âge. Le présupposé qu’on n’a plus droit de vivre, encore moins d’aimer à 60 ans, est largement avalisé par la fille d’Adriana (Ariane Ascaride) considérant sa mère comme sa baby-sitter qui n’a toute façon « rien de mieux à faire » dans la vie. La scène où la fille et le gendre on sortent Adriana pour la distraire, à présent qu’ils croient l’avoir séparé de Mohamed (Helmi Dridi), est parlante, le restaurant, ça va, mais voir une mère de 60 ans danser et draguer un inconnu au bar, et quoi encore?

C’est un film simple, une histoire lumineuse quand il s’agit du couple en interne, une histoire violente à l’extérieur pour résister aux agressions d’une société qui juge et condamne et intervient, immergée dans les préjugés, la sottise, l’égoïsme forcené (la fille). Bien qu’on ait choisit une femme et un homme aux antipodes (en forçant le trait), le couple dépasse la dimension archétypale dans le film, crédible et humain surtout grâce à l’interprétation. J’ajoute que, compte tenu qu’aucun des acteurs principaux n’est italien, ça pourrait aussi bien se passer en France et on ne sent pas la patte cinéma italien non plus.

 

 

Annexe

photos Bellissima

photos Bellissima

Notre note

(3,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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