« Last days of summer » : kidnapping sentimental

focus film Jason Reitman, sortie 30 avril 2014

Pitch

1987, durant 4 jours, un évadé de prison prend une femme seule et son fils en otage. Très vite, il devient indispensable à la famille et noue une relation amoureuse avec la jeune femme mais le fils est jaloux.

Notes

De Joyce Maynard, on connaît surtout son récit*** de sa vie avec Salinger vieillissant quand elle avait 19 ans, une aventure traumatisante dont elle a mis bien des années à se remettre. Le film « Last days of summer » est l’adaptation d’un autre livre de Joyce Maynard, un roman, « Long week-end » (2009), succès en librairie. Malheureusement, cette histoire d’un évadé de prison, condamné à 18 ans de rétention, qui va, sans insister beaucoup, prendre en otage une jeune femme et son fils, vivre avec eux durant quatre jours et devenir aussitôt l’homme idéal, n’est pas crédible une minute.

Cependant, il y avait, de mon point de vue, un vrai sujet en sous-texte. Adele vit avec son fils Henry une relation fusionnelle. Son ex-mari l’a quittée pour épouser sa secrétaire. Mais comme le fera remarquer la voix off du fils et, plus nettement ensuite, une remarque de son ex-mari : c’est une femme qui est amoureuse de l’amour (thème tant abordé par Proust ou Truffaut au cinéma). C’est vraiment le point intéressant mais pas assez développé, presque pas. Donc, au supermarché, Frank va embarquer Adele et Henry. Très vitre, Frank devient l’homme idéal, faisant la cuisine, le ménage, le bricolage, Adèle en tombe amoureuse et réciproquement.

*** « Et devant moi, le monde » (2011 pour la traduction française)

Et aussi

 photos Paramount


photos Paramount

Des kilos de flash-backs expliquent que si Frank a tué son épouse, c’est par un accident de la jalousie, pas un crime trop horrible quoi! Et Frank, le prisonnier évadé, est si attentionné qu’il attache Adele quand on vient l’arrêter pour qu’elle ne soit pas accusée de complicité… Par ailleurs, si l’ex-mari a quitté Adele, c’est qu’après de multiples fausse-couches, elle a fait une dépression et qu’il a craqué, pas un méchant homme non plus. Finalement, tout le monde est gentil et l’amour rédempteur…On serait à deux doigts de remercier le réalisateur quand il évite le happy-end. Mais c’est partie remise, il y a un deuxième fin happy-end en bonus. Une scène frise le ridicule qu’on va exploiter jusqu’à la trame : Frank, Henry et Adèle pétrissant une tarte aux pêches à six mains… Une tarte aux pêches qui fera le final au presque…Avec Kate Winslet, toujours parfaite, et Josh Broslin, on pouvait espérer qu’il choisissent un meilleur scénario. L’aventure de Joyce Maynard et Salinger, par exemple?

 

Notre note

2 out of 5 stars (2 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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