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« Mal de pierres » SO #Cannes2016 sur C+

focus film/TV Canal Plus, 1ère diffusion 17 octobre 2017

Pitch

Souffrant de crises de "mal de pierre" et d'hystérie, une jeune fille, provoquant le scandale dans les années 50, est obligée de se marier sur injonction de ses parents...

Notes

Gabrielle, aujourd’hui épouse rangée, accompagne son fils au concours du Conservatoire de Lyon. Soudain, le nom et le numéro d’une rue, sur une des boîtes aux lettres « Monsieur Sauvage ». Elle sort précipitamment de la voiture.

"Mal de pierres" (photo Studio Canal)

« Mal de pierres » (photo Studio Canal)

Flash-back sur l’adolescence de Gabrielle atteinte de crises imputables officiellement au « mal de pierre » (ancien nom des calculs rénaux) mais surtout à sa soif de libérer une sensualité irrépressible (scènes lascives seule de l’eau) qui affole sa famille. On est en province des années 50 dans la campagne. Quand Gabrielle essaye de séduire en vain son professeur, qui lui a donné bêtement (ou perversement) à lire « Les Hauts ses Hurlevents », ce qui galvalnise ses pulsions, remise à sa place, elle se jette dans un caniveau de dépit. De guerre lasse, ses parents lui achètent un mari en la personne de José , un ouvrier agricole espagnol de la ferme qui a fuit Franco. Elle accepte pour échapper à l’asile mais elle prévient son futur mari qu’elle ne couchera pas avec lui. Le couple s’installe à La Ciotat, José y monte une entreprise de maçonnerie rentable mais, bien cette vie monotone lui soit supportable, elle est indifférente à tout. À l’occasion d’une cure thermale en Suisse, Gabrielle (Marion Cotillard) rencontre le lieutenant Sauvage (Louis Garrel), un officier très chic, blessé, alité, démoli par la guerre, dont elle s’obsède.

"Mal de pierres" (photo Studio Canal)

« Mal de pierres » (photo Studio Canal)

Et aussi

Je n’avais jamais eu envie de regarder «Mal de pierres» et pourtant je suis tous les films de Nicole Garcia; sans doute la présence de Marion Cotillard m’avait-elle rebutée… Pourtant, sous la direction de Nicole Garcia, elle est au meilleur de ce qu’elle peut donner comme actrice. Le film est superbe : drame romantique dans la campagne des années 50 sur une femme entre désir d’exprimer ses désirs et hystérie qui rêve ses amours absolues avec des hommes fantomatiques jusqu’au délire…

Une héroïne que n’aurait pas renié Flaubert (?) bien qu’elle n’ait qu’une vague parenté avec Madame Bovary, que les dettes et la honte du scandale social vont conduire au suicide plus sûrement que le désespoir amoureux…

La nostalgie empreint ce film très littéraire, teinté de bleu (la lumière, les costumes de Gabrielle), les réminiscences de la musique de Tchaikowsky, le souvenir intact du grand amour fantasmé qui aurait pu changer une vie, une héroïne aussi sensuelle que romantique au sens tragique du mot, emmurée dans un passé passionné qu’elle a mentalement construit.

Nicole Garcia est très douée pour la nostalgie que ce soit par exemple dans le célèbre « Place Vendôme » ou dans mon film préféré de la réalisatrice « Un balcon sur la mer » (critic du film ci-dessous) qui m’avait tant émue…

 

« Un Balcon sur la mer » : une femme, une ville, une vie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diffusion

SO Festival de Cannes 2016

Première diffusion sur Canal Plus le 17 octobre 2017

+ À la demande

DVD Studio Canal

Notre note

4.0 Stars (4,0 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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