« Mr. Popper’s Penguins » (« M. Popper et ses pingouins ») : la vie boule de neige

Mark Waters, sortie 20 juillet 2011

Pitch

Comment une vie bien rangée, cloisonnée, vire à une heureuse catastrophe avec l'arrivée dans la vie d'un homme d'affaires d'une colonnie de pingouins.

Mr Popper est un homme d’affaires sans scrupules qui aimerait bien voir figurer son nom sur la plaque de la firme d’affaires dont il sera bientôt associé. Une condition à cette promotion : convaincre une vieille dame excentrique, Selma Van Gandy, de vendre son restaurant rétro « Tavern on the green » planté en plein milieu de Central park. Mais la propriétaire ne veut pas vendre à n’importe qui et la visite de Tom Popper ne la convainct que d’une chose, il est opiniâtre.
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photo Fox

Dans l’intervalle, Tom Popper que le film montre en prologue enfant communiquant par radio avec son père, explorateur toujours absent du foyer familial, voit arriver dans son luxieux appartement de Park avenue une caisse frigorifiée avec un cadeau posthume paternel : un pingouin. En commandant une autre caisse pour le renvoyer au zoo, cinq autres pingouins en débarquent. Mr Popper, divorcé, ayant la garde de ses enfants un WE sur deux, sauf que les enfants n’ont aucune envie de venir s’ennuyer chez lui, doit à présent composer avec les nouveaux arrivants.


photo Fox

Pour commencer, il faut baisser la température et l’appartement de Tom Popper ressemble bientôt à une banquise. Viré de son travail, en proie au chantage du vigile pour fermer les yeux sur la présence des six pingouins dans l’immeuble, Tom Popper va pourtant arranger grandement sa vie autrement car à présent ses enfants sont scotchés chez lui toute la semaine. Quant à son épouse, Amanda, qui vit avec un autre homme et s’apprête à faire avec lui un voyage au Ghana, elle semble s’émouvoir aussi de la situation.
Virée au musée Guggenheim avec les six pingouins qui suivent, menaces du corrompu directeur du zoo d’enlever les pensionnaires, couvée des oeufs sur le toit terrasse gelé de l’immeuble, Popper, désormais habillé chez lui comme pour un voyage dans le cercle polaire, se découvre de l’affection pour ces animaux tellement fidèles et, pour la première fois de sa vie, oublie son plan de carrière, ses ambitions, sa tranquillité.


photo Fox

C’est un film pour enfants compatible pour adultes, si Jim Carrey en fait des tonnes, c’est dans l’air du film et la présence des pingouins en file indienne, tous caractérisés (comme les nains de Blanche Neige, il y a Looping le maladroit, etc…), est trop craquante pour lui en faire le reproche. Leçon de vie discrète, en renonçant à toute ambition sociale dévorante, sa carrière, son appartement luxueux, son statut, Monsieur Popper, qui avait en réalité perdu l’essentiel, tout lien affectif, va se réconcilier moralement avec le souvenir flou de son père et recréér la cellule familiale qui lui avait tant manqué enfant par pingouins interposés.
 

Notre note

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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