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« Suburbicon » : Welcome to US white suburbs! Bienvenue dans les banlieues US Fifties!

focus film George Clooney, sortie 6 décembre 2017

Pitch

1959. Une banlieue US trop lisse habitée exclusivement par une communauté blanche raciste quand s’installe une famille noire...

Notes

On découvre Gardner Loge (Matt Damon) marié à Rose, infirme, en fauteuil roulant après un accident de voiture dû à son mari ; la sœur de Rose, Margaret, ne quitte pas le couple. Une blonde, une brune, toutes deux interprétées par Julianne Moore. Soudain, un cambriolage nocturne qui tourne mal, tous sont endormis au chloroforme par deux voyous à mine patibulaire mais Rose en mourra. Margaret se teint aussitôt en blonde et boucles et prend la place de sa sœur… Pendant ce temps et durant tout le film  (première scène du film, le facteur prend la maîtresse de maison pour la femme de ménage..), débute le harcèlement d’une famille noire voisine de la famille Lodge. Nicky, le fils d’une dizaine d’années, se lie avec le fils des voisins. Très vite, le spectateur sent que quelque chose cloche chez Gardner Lodge, on peut le vérifier quand ils feignent, lui et Margaret, de ne pas reconnaître les deux voyous au poste de police… Oncle Mitch, seul adulte sympa du film, tente de protéger Nicky sachant sa sœur Margaret aussi futile et évaporée que Rose était sérieuse.

« Bienvenue à Surbubicon » (Photo Metropolitan)

« Bienvenue à Surbubicon » (Photo Metropolitan)

On ne lésine pas sur le son dans ce film, hurlements des voisins en troupeau pour harceler le couple noir où se disputer en réunion, etc… musique rétro assourdissante et dissonante quasiment non stop, l’ambiance est aussi pénible qu’anxiogène.

« Bienvenue à Surbubicon » (Photo Metropolitan)

« Bienvenue à Surbubicon » (Photo Metropolitan)

Et aussi

« Bienvenue à Surbubicon » (Photo Metropolitan)

« Bienvenue à Surbubicon » (Photo Metropolitan)

Je suis très mitigée sur ce film. Je m’attendais vraiment à autre chose. Le sujet qui représente tous les combats politiques de Clooney est traité comme une farce macabre, un jeu de massacre à visage découvert. Il faut aimer ce genre qui est en fait un mélange des genres et une addition des sujets traités. À l’escroquerie à l’assurance et les losers du film noir, type le grand « Double indemnity » de Wilder, rêvant d’un Eldorado au soleil, vient se greffer la description au vitriol du dessous des cartes de l’image lisse et lissée des banlieues blanches US des années 50, temples de la consommation, de l’intolérance et de la ségrégation raciale, ce qui fait déjà deux sujets, un m’aurait amplement suffit…
C’est parodique jusqu’à la caricature avec une ceisure au milieu du film (Matt Damon, chemise tachée de sang, ne se changera plus durant la seconde partie du film…) qui bascule alors dans un récit improbable (et assumé comme tel), adoptant les codes d’un pseudo-slashermovie, où la jouissance du spectateur serait réduite à compter les morts et attendre la chute du anti-héros…
PS. Je crois néanmoins que les autres blogs présents dans la salle de projection ont aimé.

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TWITTER : hashtag #BienvenueASuburbicon.

Notre note

2.5 Stars (2,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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