"Teeth" : attention serial castratrice!

Festival de Deauville 2007, compétition, Mitchell Lichtenstein, sortie le 7 mai 2008

Pitch

Une jeune fille, militante de l'abstinence sexuelle, découvre qu'elle possède un "vagina dentata" (un vagin denté), ce qui va provoquer des castrations en série : le petit ami, le gynécologue, le muffle, le frère...



photo TFM distribution

Dawn, écolière apparemment banale, milite dans un groupe prônant la chasteté, espérant refouler toute libido. Mais son abstinence est mise à lépreuve avec plusieurs mâles qui gravitent autour delle dont le séduisant Tobey dont elle tombe amoureuse et son demi-frère Brad complètement taré. Mais en cas dagression, Dawn ignore quelle possède une arme secrète !
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Le film, qui veut traiter, en demeurant au premier degré, de la découverte de la sexualité et du mythe du vagina dentata dont le réalisateur espère régler les croyances anciennes en sen moquant ou/et en y trouvant une arme de défense pour les femmes, faisant fi de toute la dimension psychanalytique , dénonce au passage ces programmes dabstinence sexuelle, financés par la gouvernement, qui existent dans de nombreuses écoles aux USA.

Tous les tabous sont dynamités dans cette comédie gore où on transgresse à tout va, de la mutilation à l’inceste mutilant… Nombreux et multiples plans des organes mutilés, les pénis et les doigts sanguinolants des victimes, dont celui du frère mangé par le chien… il paraît que c’est fun… Le thème tient en deux mots : la peur des femmes, soit la peur de la castration, que le réalisateur a décidé de mettre en scène au premier degré, bien qu’il ait inversé le processus : quand Dawn, la jeune fille, a peur des hommes ou de son désir à elle, la mutation de ses organes génitaux lui permet de les castrer mécaniquement avec son vagin tronçonneuse, leur renvoyant leur peur en miroir….

 


photo TFM distribution

Aux images qui ont révulsé plus d’un spectateur, s’ajoutent les hurlements des victimes et de Dawn, ces passages étant précédés d’une musique parodique de film d’horreur, le tout créant en réalité une atmosphère glauque. Car on n’est pas loin du film d’horreur, du basculement soudain et périodique de la comédie à l’horreur un peu comme dans « Carrie » de De Palma dans un autre registre mais le film y fait quelquefois penser pour la mécanique. Fallait-il programmer ce film un après-midi quand il aurait mieux trouvé sa place tard le soir pour un public hémoglobinophile plus averti?

extrait de mon compte rendu du festival du film américain de Deauville en septembre 2007 sur www.cinemaniacadeauville.fr…

 

Notre note

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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