« The Glass key (« La Clé de verre ») : amours, tueries et élections

Stuart Heisler, 1942

Pitch

Un truand soutient la candidature à la mairie d'un notable parce qu'il est tombé amoureux de sa fille. Mais le fils du candidat et frère de la jeune femme, voyou et joueur invétéré, est assassiné. Le bras droit du truand mène l'enquête.

Parce-qu’elle l’a gifflé dans la rue comme il claironnait du mal de son père, le truand Paul Madvig est tombé fou amoureux de Janet Henry et soutient à présent la candidature paternelle à la mairie. Mais Janet se fiche de Paul et le tourne en ridicule. Pendant ce temps, Opal, la jeune soeur de Paul Madvig, demande de l’argent à Ed Beaumont, bras droit de Paul, pour dépanner Taylor Henry, le frère de Janet, dont elle s’est entichée. Peu de temps après, Ed Beaumont retrouve dans la rue le cadavre de Taylor Henry, on soupçonne alors son patron Paul Madvig.
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photo TCM

Car les choses sont encore plus compliquées par la guerre que se mènent les deux caïds rivaux Paul Madvig et Nick Varna pour le contrôle des maisons de jeu, chacun soutenant un candidat différent à la mairie, chacun ayant dans sa poche un certain nombre de personnalités corrompues. Or, Taylor Henry devait de l’argent à Nick Varna qu’il s’apprêtait à rembourser en partie avec l’argent donné par Opal Madvig. Pour couronner le tout, en ouvrant la porte à Ed Beaumont, Janet Henry a eu le coup de foudre alors qu’elle est censée épouser Paul Madvig.
Adapté d’un roman de Dashiell Hammet, remake d’un film de 1935 avec George Raft, cette « Clé de verre » de Stuart Heisler est de facture classique avec un scénario un peu emberlificoté avec la soeur de l’un et le frère de l’autre mais une résolution de l’intrigue  qui n’a pas démérité. La lumière vient du couple Veronica Lake/Janet et Alan Ladd/Ed, ce dernier renonçant à la femme qu’il aime pour ne pas trahir son meilleur ami. C’est même une occasion exceptionnelle (pour moi, du moins…) de voir Veronica Lake à l’écran, surtout célèbre pour sa coiffure, longs cheveux blonds mèche crantée tombant sur l’oeil. Fine, presque fragile, la voix douce, le regard mi-vamp mi-triste, elle ne ressemble à aucune autre star Hollywoodienne du moment. Ce film n’est pas un chef d’oeuvre du film noir mais on passe un bon moment à suivre et l’enquête (qui a tué le fils dévoyé du futur maire?) et l’histoire d’amour interdite entre la fille du notable et l’aide de camp du truand…

Vu sur TCM, cycle « Femmes fatales », rediff les mardi 26 à 17h55 et samedi 30 janvier 2010 à 12h00.

Notre note

(3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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