« The Hobbit (la désolation de Smaug) » : sa place dans l’univers de Tolkien

focus film Peter Jackson, sortie 11 décembre 2013

Pitch

La seconde partie des aventures de Bilbo, "The Hobbit", de Gandalf, le magicien, et de la troupe des Nains à la reconquête de leur royaume perdu d'Erebor, jalousement gardé par le dragon Smaug.

Notes

JRR Tolkien, universitaire philologue britannique, publie en 1937 « Bilbo le Hobbit », roman pour enfants, quil prolongera par « Le Seigneur des Anneaux, » publié en 1954-55, à destination dun public plus adulte. Père de la Fantasy, il aura tout au long de sa vie construit un véritable univers, en grande partie inachevé, par lequel il ambitionnait déchafauder une ample mythologie britannique, mêlant de nombreux peuples, humains et para-humains, dans une vaste saga aux tonalités celtiques. Trolls, Orques, Gobelins, Nains, Elfes, Hobbits, Magiciens, se combattent, sallient, dans la geste dun combat héroïque entre le Bien et le Mal pour la liberté ou la domination sur la Terre du Milieu.

 

 

 

Bien plus tard, Peter Jackson adapte à lécran « Le Seigneur des Anneaux » sous la forme dune trilogie (« La Communauté de lAnneau » en 2001, « Les Deux Tours » en 2002, et « Le retour du Roi » en 2003). Il sattaque à nouveau, sous forme de trilogie, à ladaptation de « Bilbo » sous le titre général de « Le Hobbit », dont la première partie (« Un Voyage Inattendu ») sort en 2012, la seconde (« La Désolation de Smaug ») en 2013, et la troisième (« Histoire dun Aller et Retour ») est attendue pour 2014.

 

 

 

La Trilogie du « Seigneur des Anneaux » contait limplication de Frodon Saquet (Frodon Baggins dans la version originale) dans la lutte contre les forces du mal portées par le sinistre Sauron, lutte dont une des clés réside dans la destruction du dernier des 9 anneaux magiques, convoité par Sauron pour asseoir définitivement sa puissance. Frodon détient cet anneau qui lui avait été remis par son oncle Bilbo, lequel lavait lui-même dérobé dans sa jeunesse à Gollum après quil ait été perdu par son détenteur antérieur.

La Trilogie « Le Hobbit » décrit les évènements par lesquels le jeune Bilbo Saquet avait été amené à aider Gandalf le Magicien et une horde de Nains à tenter de reconquérir le territoire dont ils avaient été chassés par les premières menées de Sauron dans son plan de domination de la Terre du Milieu, et, incidemment, comment Bilbo était entré en possession de lanneau de Gollum. « Un Voyage Inattendu » conte la constitution de cet équipage sous la conduite de Gandalf et Thorin Ecu-de-Chène, lhéritier du Royaume des Nains, qui cherche à libérer son Royaume dErebor, et lentrée en lice de Bilbo, Hobbit atypique parmi le doux peuple de la Comté (The Shire dans la version originale) par son attrait timide mais puissant pour laventure. Les premières escarmouches avec les sbires de Sauron les font se rapprocher des Elfes avant de reprendre leur voyage vers Erebor. « La Désolation de Smaug » reprend lépopée à cette étape pour conduire la petite troupe jusquà la confrontation avec le Dragon Smaug qui garde lancien Royaume des Nains.

 

 

 

 

Et aussi

un personnage féminin (Evangeline Lilly) dans « The Hobbit » (les 2 photos Warner)

 

Le second opus de la trilogie du Hobbit, « la désolation de Smaug », nabandonne rien des valeurs des opus antérieurs. Lunivers reste cohérent, lambiance aussi prégnante dans une pénombre généralisée, les personnages – Gandalf Le Gris (Ian McKellen), Legolas (Orlando Bloom) Gollum (Andy Serkis), Sarouman (Christopher Lee), – se retrouvent de film en film (en dehors du personnage de Bilbo, dont la présentation jeune est incarnée par un autre acteur (Martin Freeman) que Bilbo âgé (Ian Holm), sans laltération esthétique qui déstabilisait, par exemple, lors du passage des épisodes 4-5-6 aux 1-2-3 de « Star Wars » ; les caractéristiques de chacun des peuples restent précisément typées sans verser dans une caricature exagérée, les effets spéciaux, toujours omniprésents, conservent le même « grain » sans prendre le pas sur lhistoire quils servent.

Comme dans « le Seigneur des Anneaux », le tome 2 de « The Hobbit » ne se contente pas dêtre un simple lien entre les tomes 1 et 3,  il participe pleinement à la construction du fil narratif, continue à présenter des personnages nouveaux, qui ne sont pas seulement de simples faire-valoir mais des caractères centraux, et il développe des sous-éléments dhistoire sans se contenter de les effleurer. En cela il reste fidèle à ce qui rend toute luvre de Tolkien aussi étrange et fascinante, faite de rares romans-épopées finalisés environnés de tout un appareil de textes secondaires, plus ou moins achevés, se focalisant sur des sous-parties dune geste globale impressionnante, dans une parenté aussi bien avec la geste arthurienne médiévale quavec le cycle « La romance de Ténébreuse » de Marion Zimmer Bradley dans les années 1960 et 1970.

 

Notre note

(4 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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