« The Wicker man » : enquête chez la reine des abeilles

Neil LaBute, 2006

Pitch

Chargé d'enquêter sur la disparition d'une fillette, un policier débarque sur une île privée où la communauté exclusivement féminine se livre à des fêtes rituelles sacrificielles.

Il semble que la première version  du film « The Wicker man » (« Le Dieu d’osier ») réalisée en 1973 par Robin Hardy, d’après la nouvelle « Ritual » de David Pinner, soit la bonne, ici, le remake de Neil LaBute, transposé de la Manche aux USA, a le potentiel d’une histoire sur mesure pour un thriller horrifique mais n’en tire que partiellement partie malgré un casting brillant : Nicholas Cage et Ellen Burnstyn.
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photo Warner/StudioCanal

Après un accident de la route en Californie où il n’a pas pu sauver une petite fille, un policier, le sergent Howie, traumatisé par le choc, a pris quelques jours de repos. Il reçoit alors une lettre d’une ex fiancée qui l’appelle au secours, lui révèlant qu’elle fait partie d’une communauté agricole, sorte de secte féminine habitant sur une île privée, Summerisle, isolée de la civilisation. La jeune femme, qui s’appelle à présente soeur Willow, lui a demandé de venir enquêter sur la disparition de sa fille d’une douzaine d’années dont elle est persuadée qu’elle est cachée sur l’île.
 


photo Warner/StudioCanal

Arrivé sur Summerisle, le sergent Howie est fraîchement reçu par une communauté de femmes hostiles sous la coupe d’un chef au féminin, soeur Summerisle. Il démarre une enquête où personne ne lui répond ou bien des réponses sybillines en référence aux croyances délirantes de la communauté sur la vie et la mort. Un détail le frappe, il manque une photo dans la galerie des photos de la fête annuelle des moissons exposée dans le café-hôtel tenu par soeur Beech, une femme brutale à la voix d’homme. Il ne reste plus aucune trace de la fille de soeur Willow, rayée de l’annuaire de l’école, dont il craint qu’elle ait été victime d’un rituel sacrificiel.
Il y avait là tous les ingrédients pour un thriller tendant vers le film d’horreur, les sacrifices d’humains sur l’île, les cérémonies aux rituels sanguinaires, les fêtes antiques de la fertilité, des moissons, la communauté de femmes amazones considérant les hommes comme des objets de procréation, la loi du silence, les disparitions qui n’étonnent personne. Mais l’enquête de Howie/Cage est molle, ses relations avec soeur Willow, le regard drogué, le verbe court, peu exploitées, quelques conversations brèves. Balloté d’une maison à l’autre sur l’île, d’un mensonge à l’autre, le piège se referme sur le Sergent Howie sans que le spectateur ait eu sa dose de frissons malgré qu’il soit piqué à mort par des abeilles, enfermé dans une crypte, etc…


photo Warner/StudioCanal

Un film qui n’exploite pas son potentiel et se regarde sagement, ce qui n’était pas sa vocation, pas mal d’incohérences aussi et de lacunes dans le scénario, donnant plutôt envie de voir la version « The Wicker man » de 1973 (avec Britt Ekland et Christopher Lee). Il semble que le film soit sorti directement en DVD et jamais en salles (Warner aux USA, StudioCanal en France) malgré la bonne réputation de son réalisateur Neil LaBute, c’était sans doute la bonne solution.
 


la version 1973 de « The Wicker man »
 

Notre note

(3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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