Travolta friday night fever, « We are what we are » traumatise Deauville, AP de "Lovelace"

Deauville, Vendredi 6 septembre 2013
   

Hier, la journée Travolta démarre avec la conférence de presse, bousculade, agacements… Mais la star est très souriante, très pro, généreuse, signant les autographes à n’en plus finir à la fin de la conférence. John Travolta va renouveler l’expérience le soir en voulant arriver sur le tapis rouge une demi-heure avant son hommage au CID prévu vers 20h30 : il va à la rencontre de ses fans, signe les photos, parle et pose avec eux. Ca me rappelle Tom Cruise à la cinémathèque il y a quelques années passant presque une heure à signer et poser avec les gens, des spectateurs qui attendent leur star des heures derrière les barrières. Les fans d’abord, la disponibilté, et l’exemplarité, peut-être (les stars feraient partie de la même église)… Projeté après l’hommage, le film « Killing season », face à face entre John Travolta et Bob de Niro, une histoire de vengeance démarrant bien, pas très convaincante au final.La matin, un film en compétition, « We are what wa are », traumatise les festivaliers, un film d’horreur pernicieux avec une mise en scène magnifique, comme on en voit peu, une réussite telle que l’angoisse m’a poussé hors de la salle au bout d’une heure (et je le regrette), petite nature que je suis… Mais je connaissais la fin traumatisante du film, ayant recueilli les confidences de spectatrices du matin car j’ai vu le film en rattrapage tard le soir au cinéma le Morny et je me suis ménagée en évitant le final! « Les Amants du Texas », en revanche, fait l’unanimité question ennui (à quelques exceptions près) malgré un beau casting : Rooney Mara et Casey Affleck (qui se prend un peu trop pour James Dean…)

John Travolta à la CP sur « Killing season » vendredi 6 septembre 2013
John Travolta, hommage au CID, vendredi 6 septembre 2013
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Très attendu, le film « Lovelace » avec Amanda Seyfried, biopic sur la première star du X dans les années 70, Linda Lovelace, connue pour le film le plus rentable de l’histoire du cinéma : « Deep throat » en 1972, départ de la vague du « porno chic » du temps où (avec un scénario) un film X tenait l’affiche en salles comme n’importe quel autre film. Nostalgie des seventies et performance d’actrice, le film raconte l’histoire assez triste d’une jeune femme exploitée et violentée par son mari qui la forcera à tourner des films pornographiques dont le fameux « Deep throat » et la vendra, notamment pour des viols collectifs (elle écrira un livre ensuite).

 


« We are what we are » de Jim Mickle

Pitch.
Les Parker vivent isolés à la campagne, discrets. La mère meurt brutalement, les deux filles et leur petit frère veillent désormais sur leur père. Mais cette famille cache un secret monstrueux.
Madame Parker en voiture a un malaise, implore le ciel de veiller sur ses enfants, tombe à la renverse et se noie. Monsieur Parker, ogre sombre et violent, est dévasté par le chagrin, ses filles, Iris et Rose, prennent la relève mais de quoi? Un vieux livre de « tradition familiale » guide les Parker dans leur mode de vie monstreux et macabre. Des disparitions ont eu lieu dans le comté comme celle de la fille du docteur Barrow, à la faveur d’innondations, il retrouve un os humain dans son jardin.L’atmosphère, vénéneuse et oppressante, la mise en scène, tout est magnifique dans ce film dont chaque plan est angoissant ou presque, ce qui est le but. Les deux soeurs semblent délavées, appartenant au passé, blond fade, des robes pastel démodées, terrifiées par leur père, privées d’insouciance. Un film d’horreur doit faire peur, ici, on n’en demanderait pas tant… Le film devrait avoir un prix mais c’est peu probable, le genre n’est le genre du prix…


« We are what we are » (photo Wild side)

Samedi, on attend la soirée du Palmarès (19h30) avec l’avant-première de « No pain, no gain », lire ici la critique du film…

 

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Posted by:

Camille Marty
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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