« Win Win » (« Les Winners ») : la lutte pour lutter

Tom Mc Carthy, sortie 31 aout 2011

Pitch

Un avocat minable se propose comme tuteur d'un vieux monsieur afin d'arrondir ses fins de mois. Mais le petit-fils de ce dernier, abandonné par une mère junkie, se pointe et va bouleverser la vie de toute sa famille.


Réalisé par Tom Mc Carthy, prix du festival de Deauville 2008 avec
« Le Visiteur », « Les Winners », c’est typiquement le film ciné indé américain sympa avec l’acteur Paul Giamatti qui mène la ronde. Giamatti dans le rôle principal d’un avocat médiocre, peinant à faire tourner un cabinet sans clients, commis d’office pour régler une histoire de tutorat d’un vieil homme, Leo Poplar, qui aimerait bien rester chez lui dans sa modeste maison. Mais sa fille demeutant injoignable, le tribunal s’apprête à place le vieil homme en maison de retraite quand Mike Flaherty a l’idée subite de se proposer comme tuteur, ce qui lui assure une rente de $1500 par mois. Lâchement, pris à la gorge par des dettes, Mike ne tient pas ses promesses et installe lui-même Leo en maison de retraite en lui faisant croire que c’est la décision du tribunal.
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photo Fox

Une passion égaye la vie de Mike, la lutte, il est d’ailleurs entraîneur bénévole de l »équipe de lutte du lycée pour laquelle il offre tout son temps libre. Quand il tombe sur Kyle, un ado buté, volontaire, petit-fils de Leo, fugueur qui veut s’installer chez son grand-père, Mike ne sait pas comment s’en débarrasser. Se sentant fautif d’avoit confisqué la maison de Leo, à présent inhabitée, il accueille Kyle chez lui. Sauf que son épouse, au courant de rien, ne comprend pas bien pourquoi il faut adopter cet étranger. Mais les choses vont s’arranger car Kyle est un prodige de la lutte et que la femme de Mike va s’attacher à lui. Coup de théatre : survient la mère de Kyle, junkie, plus cupide que paumée, sortant d’une cure de désintoxication et venant d’être plaquée par son mec….


photo Fox

Ce film décrit une situation ordinaire d’un homme comme tout le monde que rien, sauf la crise et un concours de circonstances, ne prédisposait à escroquer un vieux monsieur en mentant à la justice afin de pouvoir faire vivre sa famille sans perdre la face. Une réalité un peu romancée où l’amitié et les bons sentiments prennent le dessus d’autant que le meilleur ami de Mike, Terry, frimeur, abandonné par une épouse infidèle qu’il aime toujours, veut être entraîneur aussi. Tous sont donc sauvés de la dépression par lutte interposée… Un récit judicieusement implanté dans une banlieue de la middle class américaine où personne n’est dans la misère ni dans l’opulence. Pour interpréter Kyle, un jeune champion de lutte, le réalisateur a engagé un vrai lutteur (Alex Shaffer) dont c’est la première apparition à l’écran, plus intéressé dans la vie par le sport que le cinéma.

Mais, du point de vue crédibilité, une chose me tracasse : pourquoi Mike, qui reçoit donc une rente de l’état pour s’être engagé à s’occuper de Leo en le ramenant dans sa maison, ferait des économies en plaçant Leo dans une maison de retraite privée qui lui coûte certainement plus cher que de le ravitailler chez lui ? Cela mis à part, c’est une comédie sociale soft, bien ficelée, bien jouée, maniant humour et émotion avec habileté, mais le genre de film qu’on oublie aussitôt sorti de la salle après avoir passé un moment agréable.


photo Fox

 

Notre note

(3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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