« Woman in hiding » (« L’Araignée ») : la femme piégée

Michael Gordon, 1950

Pitch

Une jeune mariée apprend lors de son voyage de noces que son époux a tué son père. En s'enfuyant sous une fausse identité, elle rencontre un ancien marine au comportement ambigu

Alors

qu’en rendant visite à son père dans la scierie dont il est propriétaire, elle annonce son départ pour New York à Selden Clark, un homme qu’elle aime depuis son adolescence,  Deborah Chandler semble amertumée par l’attitude désinvolte de cet ancien fiancé qui l’a laissé tomber. Peu de temps après, on annonce la mort du père de Deborah qui vient de tomber dans le vide dans sa scierie. Selden Clark, bras droit du père qui fait tourner l’usine, demande Deborah en mariage le jour de l’enterrement.
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Partis en voyage de noces dans un chalet en montagne, Deborah est interpellée par Patricia, l’ancienne maîtresse répudiée de Selden Clark, qui lui fait comprendre clairement qu’il a tué son père qui le détestait et lui interdisait de voir sa fille, qu’il l’a ensuite épousée pour posséder la scierie. Dans la nuit, Deborah cherche à s’enfuir en voiture mais Selden a scié les freins et la voiture tombe dans le lac. Deborah, saine et sauve, se cache et se rend en ville. Sous un autre nom, la jeune femme recherche l’ancienne maîtresse de Selden pour témoigner contre lui quand elle est prise en main par un ancien marine, Keith Ramsey, partagé entre son attirance pour Deborah et la prime promise par Selden Clark si on retrouve son épouse qu’il devine encore vivante. 


Noir c’est noir, le film enchaîne les situations angoissantes du début à la fin, plusieurs fois, Deborah va échapper à son mari qui l’a retrouvée grâce à Keith qui l’a prévenu… Mais plusieurs fois, Keith va la sauver, ne sachant plus qui dit la vérité, elle ou son mari… Deborah va tomber de piège en piège et ne peut plus faire confiance à personne, fuyant sans cesse ; les poursuites se multiplient toujours filmées dans la pénombre d’une forêt près du lac, d’un escalier d’un hôtel durant un congrès arrosé, d’une usine désaffectée…
La fin un peu expédiée, comme toujours dans ce genre de film, le personnage du mari pas étoffé, présenté comme une brute. Comme les événements se passent dans un ville nommée Clarksville et que c’est aussi le nom de Selden Clark, on suppose que la ville a appartenu autrefois à la famille de ce dernier qui se plaint au début du film que le père de Deborah a ruiné la scierie, malheureusement, on ne développera pas cette piste qui aurait adouci, dessiné le portrait de Selden Clark. Ida Lupino, actrice et également première réalisatrice à Hollywood, a souvent été spécialiste des rôles de femmes terrifiées, elle y excelle. Une très bonne série B sans psychologie mais avec beaucoup d’action/réaction.

 

Vu sur TCM, rediff le jeudi 22 avril 2010 à 12h20.

 

Notre note

(3 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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