« Cake » : la volonté de la performance d’actrice

focus film Daniel Barnz , sortie 8 avril 2015

Pitch

Après un accident de voiture dramatique, Claire va très mal et il semble qu'elle n'ait pas le désir d'aller mieux... Sa rencontre avec le mari, veuf, d'une jeune femme qui vient de se suicider "sans raisons", va l'aider...

Notes

Après un accident de voiture dramatique qui l’a amenée, au sortir de l’hôpital, à faire des mélanges alcool et antalgiques, Claire Bennet, droguée, minée par les douleurs tant physiques que psychologiques, va mal. Qu’il s’agisse de son groupe support psychologique ou de ses séances de rééducation dans la piscine, Claire ne fait aucun progrès, chacun des deux thérapeutes l’envoie balader poliment… Une seule personne l’aide et la materne, sa femme de ménage mexicaine. Son mari? Elle l’a chassé de la maison après l’accident.

Un événement survient dans son groupe psy, Nina, une camarade, s’est suicidée, étrangement (ou pas, ils vivent la même chose), c’est en se rapprochant du mari de Nina, veuf avec un petit garçon, que Claire va trouver un peu de réconfort.

Et aussi

Le film est très politiquement correct : si Claire se drogue c’est parce qu’elle a des raisons médicales et familiales, elle a des excuses, c’est pas une toxico genre « on ne sait pas très bien pourquoi tous des gens aiment se défoncer », attention! c’est une ancienne avocate, une femme clean au départ qui se drogue après un choc, dans un état post-traumatique.

Par ailleurs, quand Jennifer Aniston souffre et se plaint, on doit l’entendre de l’autre bout de LA… C’est pathétique à quel point cette actrice si populaire pour des rôles dans des comédies (exception faite d’un petit film indépendant, « The Good girl », 2003, où elle jouait sobrement une caissière, très crédible) fait des efforts immenses et voyants, et tant de grimaces et de raideurs surjouées, acceptant d’être filmée sans maquillage ni blondeur Californienne, etc… pour interpréter un rôle dramatique, accéder à la fameuse performance d’acteur/trice.

Hormis Felicity Huffmann si naturelle, ce qui contraste avec Jennifer Aniston, je ne sais pas trop quoi dire de positif sur ce film, focalisé à 90% sur son actrice principale, qui, ne suscitant pas d’empathie de ma part, m’a davantage agacée que touchée. Cependant, le film peut trouver son public par  identification avec un sujet dramatique, malheureusement fréquent, faisant partie « Des Choses de la vie » (Sautet), l’accident, le deuil, l’irréparable.

 

 

photos Warner

photos Warner

 

Annexe

Claude Sautet, 1970

Claude Sautet, 1970

Notre note

(2,5 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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