« Half of a yellow sun » : deux soeurs et le Nigéria

focus film Biyi Bandele, 2013, sortie France en e-cinema (VOD) 28 septembre 2015

Pitch

1960. deux soeurs jumelles retournent au Nigéria à la veille de l'indépendance... Leurs destins vont diverger mais la guerre civile va finalement les réunir.

Notes

Années 60. Olanna et Kainene, deux soeurs jumelles élevées à Londres, décident de retourner au Nigéria à la veille de l’indépendance, elle fêtent ensemble l’évènement à Lagos, la capitale. Mais leurs chemins vont diverger. La première, Olanna, vraie héroïne du film, refusant de se compromettre pour le business paternel, part pour le nord au pays à Kano mener une vie simple, y devient enseignante, parfois institutrice de fortune. Follement amoureuse d’un révolutionnaire de la région, Odenigbo, dont la famille la rejette, elle résiste, jusqu’à elle adopter l’enfant qu’il a eu avec d’une liaison d’un soir orchestrée par sa future belle-mère qui la déteste et voulait la piéger. Ils se marieront sous les bombes car dans l’intervalle, l’est du pays bascule dont sa capitale Port-Harcourt où sa soeur jumelle, en couple avec un anglais nommé Richard Churchill, fait des affaires. L’est devient une région indépendante, la république du Biafra (1967/1970), mais le sud et le nord du Biafra déjà s’entretuent.

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Et aussi

Le film est traité comme une grande saga dans le style de « Autant en emporte le vent » avec des moyens matériels limités mais l’esprit y est : l’histoire sur fonds de l’Histoire, un couple amoureux, que tout sépare au départ, évolue dans la tourmente d’un pays en pleine mutation et crise identitaire (les « Igbos », parlant le Igbo, comme les deux soeurs, devenue soudain la population à abattre). La renaissance d’un pays en miroir de la renaissance d’Olanna (un peu Scarlett, en plus intègre, pour la volonté, la résilience, n’ayant peur de rien) qui renie son éducation pour participer à la reconstruction d’un pays, libre mais payant chèrement cette liberté.

On suit, grâce à des archives reconstituées, les évènements clés (pas très bien pour le rendu, l’image carrée, en noir et blanc) : l’indépendance, les tentatives de coup d’état, la création du Biafra, les rebelles, la guerre civile, les tueries, les exodes d’une ville à l’autre. Mais il faut rester concentré pour ne pas perdre le fil des évènements si on n’est pas expert en politique internationale…

Le défaut du film est d’être trop ou pas assez long. S’agissant d’une saga racontant l’histoire de la renaissance d’un pays dans la douleur sous le prisme de l’histoire individuelle de deux soeurs, il aurait pu durer quatre heures, ce qui aurait permis de mieux comprendre les évènements qui défilent au pas de course… ou 1h30 en se focalisant sur l’intime… Mais on apprend beaucoup de choses et le casting est top (on y retrouve l’acteur Chiwetel Ejiofor révélé dans « 12 years a slave ».

 

 

 

Annexe

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Notre note

(4 / 5)

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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