« La Fabuleuse histoire des studios Hollywoodiens » : mini-série doc en 6 films sur OCS

focus tv Diffusion OCS Géants à partir du 3 janvier 2014

Pitch

Comment les pionniers des Studios, immigrés d'Europe de l'Est pour la plupart, sont arrivés à façonner l'image identitaire  de l'Amérique au cinéma à partir de leur culture européenne. Universal, Paramount, MGM, Warner, Fox et RKO, comment naquirent les grands Studios à travers le portrait des hommes qui les ont fabriqués, inventés, de toutes pièces.

Notes

UNIVERSAL ET PARAMOUNT

Créé en 1912 par Carl Laemmle, un immigré allemand, le premier studio Universal tient pignon sur rue dans les faubourgs de New York. Mais, comme plus tard Paramount, la « taxe Edison » (pourcentage à payer sur les pellicules), le fait quitter la côte Est pour la Californie, d’autant qu’à l’Ouest, les décors naturels sont là à l’infini et tout à construire…

Côté films noirs, genre que je prise particulièrement, Universal produit « Phantom Lady » et « Les Tueurs » (« The Killers ») de Robert Siodmak avec, à l’affiche, deux acteurs qu’il choisit notamment parce qu’ils sont inconnus et ne pourront pas dévorer leurs personnages : ce sont Ava Gardner et Burt Lancaster! Paramount, lui, va produire deux films noirs de Billy Wilder : le sublime « Assurance sur la mort » (« Double idemnity ») et « Sunset boulevard » qui possède la particularité, entre autres, d’avoir un choisi un casting transfuge du muet pour interpréter la déchéance d’une star du muet, d’Eric Von Stroheim (

ici, simple acteur,réalisateur qui a découvert Marlene Dietrich pour « contrer » Greta Garbo) à Gloria Swanson jouant quasiment son propre rôle dans la vie… Mais, s’agissant du film noir, il faudra compter avec la RKO** dont ce sera la spécialité ; le plus petit des grands Studios (dirigé un temps par l’excentrique Howard Hughes), qui, parmi les brassées de films noirs qu’il produisit, lança notamment Orson Welles (« Citizen Kane »).Contrairement à Paramount, Universal n’a pas beaucoup de stars, il se dirige alors vers les films d’horreurs qui deviendra son genre star : série des « Dracula » et « Frankestein » sauf que Bela Lugosi, qu’on choisit faute de mieux (il n’était que la doublure), deviendra un acteur mythique… Plus tard, Paramount produira le premier succès de Spielberg « Les Dents de la mer », toujours l’horreur…

Créée en 1914, la Paramount est dirigée conjointement par trois personnages : le réalisateur Cecil B. DeMille (« Les Dix commandements »), Samuel Goldwyn et Adolph Zukor. Chez Paramount, le trio gagnant de réalisateurs vient aussi d’Europe : Billy Wilder, Ernst Lubitsch et Alfred Hitchcock. Plus tard, dans les années 60, les premiers dirigeants évincés, un certain Robert Evans***, play-boy charismatique, ancien acteur passé par la mode (il popularise le pantalon pour les femmes) et l’immobilier, sera nommé, un peu par hasard, aux commandes de la Paramount. Bob Evans ne comprend pas grand chose au cinéma et à la lecture des scénarios mais il sait réunir les bons castings, donner sa chance à des nouveaux talents comme Francis Coppola, et, sous son égide, époque « Nouvel Hollywood », on produira « Le Parrain », « Love story », « Marathon man », « Rosemary’s baby » et « Chinatown », plus tard, « Cotton club ».

** Il existe le coffret assez complet « Il était une fois la RKO  » (éditions Montparnasse) avec 25 DVD de grands films (« La Griffe du passé », « La Féline », « Péché mortel », « La Slendeur des Amberson », qui, à mon avis, est encore plus grand chef d’oeuvre que « Citizen Kane »!!!, etc…), « un minimum » à voir, si je puis dire car les éditions Montparnasse ont édité, en fait, plus de 100 films RKO par tranches de 10 et je suis ça de près (pas autant que je voudrais, je le confesse, car je rame pour visionner tout…)

*** il existe un documentaire, adapté de son autobiographie, racontant le parcours de Robert Evans : « The kid stays in the picture » (2005)

  
« The kid stays in the picture » (d’après le livre « L’Enfant gâté d’Hollywood ») ; Ali Mac Graw (« Love story ») , troisième épouse de Robert Evans, elle divorcera ensuite pour épouser Steve Mc Queen rencontré sur le tournage de « Guet-apens »

 

 

Mercredi soir, Paris glacé sous un pic de pollution et la grève de la RATP, à quelques brasses de la place Blanche, une petite soirée cinéphile organisée par OCS à la Maison des auteurs. Au menu, la projection de deux épisodes d’une passionnante mini-série sur les grands Studios Hollywoodiens dans la collection OCS Signature (création) : au nombre de 6 films, j’en ai vu 2 ce soir-là d’abord Universal, ensuite, Paramount. Je visionnerai la suite très bientôt (je l’emporte pour « les fêtes »…)

Et aussi

Passionnante, la démonstration de l’importation de cette culture européenne au départ de la légende du cinéma américain ; venus pour la plupart d’Europe de l’Est, les dirigeants des grands Studios, apportent avec eux leur culture et les réalisateurs leur manière de filmer (je pense à l’image si particulière de l’expressionnisme allemand qu’on retrouve dans les chef-d’oeuvres du film noir).

Burt Lancaster et Ava Gardner dans « The Killers » (1946) de Robert Siodmak

Diffusion

OCS GEANTS
à partir du 3 janvier 2014
« La fabuleuse histoire des studios hollywoodiens », collection documentaire de 6 films de 52′
Adamis Production (Norbert Balit)

OCS GO
(catch-up, tv de rattrapage)

UNIVERSAL
17 janvier 2014 à 22h10
PARAMOUNT
31 janvier 2014 à 22h10
WARNER BROS
10 janvier 2014 à 22h05
MGM
3 janvier 2014 à 22h40
20th CENTURY FOX
24 janvier à 21h55
RKO
7 février  2014 à 22h10

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Posted by:

Camille Marty-Musso
Créateur et responsable éditorial du site www.cinemaniac.fr, en ligne depuis janvier 2006.

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