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"The Collector" ("L'Obsédé") : Un postier timbré

William Wyler, 1965



08 - 06
2009
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Dans l'étonnante carrière de William Wyler, considéré de son temps comme un des plus grands cinéastes américains (12 fois nominé aux Oscars, il en obtient 3 pour "Madame Miniver" (1942), "les Plus belles années de notre vie"(1946) et "Ben-Hur" (1959), il y a des films plus confidentiels comme "La Lettre" (1947) avec Bette Davis ou "L'Héritière" (1949) avec Olivia de Havilland. Vers la fin de sa carrière, Wyler tourne encore un grand succès du box-office "Funny girl" (1968) qui révéla Barbra Streisand. Auparavant***, William Wyler livre "The Collector"("L'Obsédé",1965), un film atypique avec un look très swinging London et deux acteurs qui deviendront cultes : Terence Stamp jeune et Samantha Eggar.

***A noter aussi la reprise en salles le 8 juillet de "la Rumeur" (1961) avec Shirley Mc Laine et Audrey Hepburn.

Un jeune homme pauvre, Freddie, employé à la poste, gagne le gros lot à une sorte de Loto... Jusqu'alors la risée de ses collègues, il change de vie. On le retrouve dans une grande maison très isolée à la campagne où il s'adonne à sa passion des collections de papillons. Bien que le titre" français de "The Collector" soit "L'Obsédé", c'est plutôt d'un obsessionnel qu'il s'agit s'agissant de la dimension collectionneur. Complexé et timide, omnubilé par la capture de la femme idéale, qu'il épinglerait chez lui comme les papillons rares, Freddie nourrit le projet d'enlever Miranda, une étudiante en art qu'il poursuit en silence avec l'illusion que, coupée du monde et de ses amis qui le mépriseraient certainement, elle va l'apprécier et l'aimer. Un jour, Freddie passe à l'acte et kidnappe Miranda qu'il chloroforme. Non pas pour abuser d'elle mais pour la dorloter, enfermée au sous-sol... Il ne la touchera pas mais il lui a acheté des robes, il lui prépare ses repas, essayant de se montrer sous son meilleur jour.




Le film est un huis-clos angoissant dans une maison de campagne avec deux personnages : Freddy et Miranda, le goelier et sa prisonnière. Le film est un peu bancal, pendant longtemps, on a l'impression que Miranda a le dessus, même si elle est attachée, négociant de passer seulement quatre semaines captive, se débrouillant pour survivre correctement. Mais quand, au seuil de la liberté, Miranda se comportera en femme et non plus en objet de passion, elle se condamnera. Freddy insistant pour lui proposer un mariage blanc qu'elle ne comprend pas, Miranda lui répond en se donnant à lui, il la repousse en colère, pense alors dans son esprit malade qu'elle n'est qu'une putain comme les autres. La fin est brutale, un peu expédiée, le virage sur la violence soudaine est sec, on a l'impression que le réalisateur ne savait plus comment en finir avec Miranda pour enchaîner... sur une autre femme... que Freddy va essayer d'épingler à sa collection, une femme moins brillante, plus malléable...

Somptueux interprètes en revanche, prix d'interprétation à Cannes en 1965, le jeune Terence Stamp, cheveux noirs et regard bleu de tueur, la mort, Samantha Eggar, longs cheveux roux soyeux, regard vert de chat, la beauté naturelle, la vie. Un film un peu plat faisant l'impasse sur le crescendo de l'intensité dramatique d'où cette fin du film qui tombe un peu comme un couperet auquel le spectateur, pas préparé, n'est pas sensible... Dommage...


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Note : 2.9/5 (8 notes)



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1948
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Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh ! Terence...

J'ai vu ce film j'étais toute petite et pas du tout en âge de voir ce genre de truc mais bon, dans ma campagne très reculée bien loin des terres de France, on était moins regardant à l'entrée des cinémas de quartier... Je me souviens surtout de n'avoir pas compris pourquoi cette cruche de Samantha ne voulait pas qu'il l'aime vu qu'il est beau comme un dieu (oui oui il l'est toujours la vache, à croire qu'il a parié sa tête avec le diable...)... J'avais été très surprise dans la mesure où la semaine d'avant, z'avaient passés Ben Hur... pas le même style et Charlton en jupette, bof !
Pour Samantha, je l'ai revu dernièrement dans The brood de Cronenberg où elle est absolument grandiose... Mais bon, ce n'est pas non plus un film à mettre sous n'importel quels yeux... Comme pour Lars, Cronenberg a fait ce film en guise de thérapie à son premier divorce... Tous frappadingues ces mecs, j'les adore !
A bientôt

FredMJG - 09.06.09 à 13:57 - # - Répondre -

Re: Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh ! Terence...

Et Terence est encore plus beau en brun... Mais je ne crois pas qu'il demande qu'elle l'aime autrement qu'en fantasme d'une femme idéale et d'un amour pur "au delà de la chair"... Car quand Miranda finit par se donner à lui.. il la refoule et lui répond que pour ça il n'a qu'à payer à Londres, qu'elle n'est qu'une pute comme les autres... Encore un taré superbe, bienvenue au club! J'adore ces psychopathes charismatiques inconsolables comme Anthony Perkins... PS. Jamais vu "Ben-Hur"... Et je ne connais pas ce Cronenberg (je note) mais je connais mal ce réal, il me met mal à l'aise...

vierasouto - 09.06.09 à 15:13 - # - Répondre -

Re: Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh ! Terence...

Ben c'est justement ça que j'aimais bien, quoiqu'à l'époque j'avais pas tout compris, mai ce qui était beau était que justement il l'a trouvait aussi belle que ses papillons mais qu'il n'avait pas envie de "l'épingler"... Elle a rien pigé c'te cruche !!!
Pour Cronenberg, c'est mon cinéaste de chevet (surtout quand il filme Viggo tout nu dans les hammams, j'aime bien...) et effectivement, y a des trucs pas très nets chez lui... Mais Samantha dans The brood... à côté Miss Gainsbourg est une aimable plaisanterie...
Ceci étant posé, son chef d'oeuvre reste quand même pour moi Vidéodrome avec ce grand fou de Jimmy Woods et Deborah Harry...

FredMJG - 09.06.09 à 20:03 - # - Répondre -

Le film s'est donné cette semaine. Je ne l'ai pas revu mais je trouve que c'est une adaptation fidèle au roman de John Fowles. Je me rappelle que Terence Stamp avait dit que c'était une histoire sur l'impuissance masculine. Ce qui me paraît juste. Et je trouve la fin réussie contrairement à ce que vous pensez. Bonne soirée.

dasola - 12.06.09 à 22:15 - # - Répondre -

La fin

Bonsoir! Je n'ai pas lu le livre et c'est juste que c'est une affaire d'impuissance masculine agravée cependant d'une pathologie psy. Pour la fin, j'ai eu un problème de proportions, de rythme, ce n'est pas le fin en soi qui m'a choquée. @+

vierasouto - 15.06.09 à 00:55 - # - Répondre -

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